Frankenstein retourné: les noirs américains contre les juifs

Publié le 29/06/2020

  • Frankenstein retourné: les noirs américains contre les juifs

(mis en ligne le 20 mars 2020)

par E. Michael Jones 

[Résumé: Depuis les émeutes raciales aux USA de 1913 jusqu'à nos jours, il y a un antagonisme entre noirs et juifs, que ceux-ci tentent de masquer en invoquant le racisme blanc contre l'antiracisme noir et juif. Les juifs hassidiques (orthodoxes) sont victimes des provocations des juifs laïcs qui font de la spéculation immobilière, et les noirs passent pour des haïsseurs de blancs et de juifs innocents. La question des mœurs inadmissibles chez les patrons juifs américains, et celle des malversations financières des hauts dignitaires de l'Antidefamation League,  sont inséparables de la problématique de "l'amitié judéo-noire" qui est en train de voler en éclats, et qui devrait conduire à la fin du néo-conservatisme, et du libéralisme.]

 

Michael Jones[1] et l'ADL 

Voilà que Michael Brown me tient à nouveau pour responsable des agressions contre les juifs. L'année dernière, c'était Pittsburgh et Poway. Cette fois-ci, c'est Jersey city et Monsey, dans l'Etat de New York. Pour rendre plausibles ces accusations contre moi, on a là un homme qui a introduit virtuellement pour chaque  vidéo postée par lui sur la question juive la règle " “personne n'a le droit de faire du tort aux juifs,[1] . il invoque le prétendu "antisémitisme chrétien" afin de me condamner pour des choses que je n'ai pas dites. “L'antisémitisme chrétien” c'est un oxymore si nous le construisons sur des bases raciales mais une lecture tout à fait juste si nous remplaçons le terme par anti-judaïsme.

La solution de Brown pour le problème, c'est de rejeter le discours de haine tel que l'ADL le définit. Cela implique de dégager des réseaux sociaux et plateformes les gens comme moi. Au lendemain de l'appel de Sasha Baron[2] Cohen appelant à la censure sur internet, l'ADL a fourni une liste de dix personnes [3] qu'il fallait chasser du web immédiatement, et parmi les milliards de gens sur cette planète qui peuvent se servir de plateformes telles que Youtube ou Facebook, je reçois donc une distinction tout à fait hors du commun, en me retrouvant parmi les dix personnes nommément désignées. 

Mais malgré la politique mise à jour en juin 2019, pour éliminer l'extrémisme sur Youtube, cette plateforme continue à héberger plus de 30 chaînes qui offrent un contenu antisémite et qui relèvent du  suprématisme blanc; et Youtube est sommé de respecter ses engagements en matière de rejet de la haine et de l'extrémisme. 

Si l'Anti Defamation League était sympa, ils auraient dû me laisser dans le royaume du "silence dynamique" dans lequel je languissais depuis des années. Mais, comme le dit Jared Taylor, les juifs ne sont pas sympa. Heinrich Graetz, le père de l'historiographie juive, a répandu ce "bobard" ("canard", l'un des termes favoris de l'ADL) qui figure dans le volume V de son Histoire des juifs: il a écrit que la moralité des juifs polonais, qui constituait la majorité des juifs sur terre, avait été corrompue par leurs "études universitaires", parce que les études en question, c'était juste l'étude du Talmud, qui leur avait appris à mentir, à voler et à duper les goyim. "La manie passionnée de chicaner, de tordre, de biaiser et de retourner toute chose en tous sens astucieusement, avec une antipathie prévisible pour tout ce qui ne rentrait pas dans leur champ de vision", écrit Graetz, "était constitutive du caractère des juifs polonais. L'orgueil, dans leur connaissance du Talmud, et un esprit de dogmatisme a marqué jusqu'aux meilleurs rabbins et a contaminé leur sens moral. Les juifs polonais étaient bien sûr extraordinairement pieux mais même leur piété reposait sur le sophisme systématique et la vantardise.”[2]

 

Retour sur le soi-disant racisme blanc 

Malheureusementd, la catégorisation mentale de Brown [selon la piste donnée par Graetz] était chose trop compliquée pour servir d'explication plausible aux médias; les médias ont même ignoré l'idée "d'antisémitisme chrétien" de Brown et ont défendu leur idée personnelle selon laquelle la source du problème se trouve dans la percée du Unite the Right rally in Charlottesville. [4] Selon leur lecture, la cause de l'antisémitisme, c'est le racisme blanc. Les blancs sont le problème, et restreindre leur capacité à discourir et à rassembler est la solution.

Si nous regardons ce qui est arrivé à New York récemment, nous découvrons que les détails révèlent une histoire complètement différente, d'abord parce que tous les perpétrateurs de violence antisémite étaient noirs. L'émeute de Jersey City qui a fait quatre morts avait été perpétrée par une secte religieuse bizarre connue sous le nom d'Israélites hébreux noirs.[3]  

L'émeute de Monsey pour Hanoukka[5] avait été menée par un noir psychotique brandissant une machette, qui avait arrêté de prendre ses médicaments. Outre ces évènements, il y  avait eu des agressions trop triviales pour faire les gros titres. Une caméra de surveillance a capturé l'image de juifs hassidiques incontestables, un groupe connu localement comme "les barbus" sur lequel une chaise a été lancée par trois noirs tandis qu'ils marchaient dans une rue de Brooklyn. Un incident après l'autre, cela révèle un énorme réservoir d'animosité entre noirs et juifs, mais rien qui ressemble le moins du monde à du racisme blanc.

Percevant l'effondrement d'un paradigme important, les mandarins juifs se sont précipités pour imposer un contrôle des dégâts de façon à reprendre la main sur le discours. Le magazine Commentary, une publication du Comité juif américain, a décrit chaque tentative des locaux pour expliquer ce qui se passait comme une tentative pour faire porter la responsabilité aux victimes, en prétendant que les "sentiments hostiles contre les orthodoxes juifs" dans l'Etat de New York "étaient une affaire bipartisane, dans la mesure où les politiciens -tant démocrates que républicains- accusent les juifs orthodoxes de développement exagéré et de gentrification, et que les commentateurs font même état de la taille croissante des communautés hassidiques, avec un "préjugé" qui favorise l'antisémitisme, bref en  faisant porter la responsabilité de l'antisémitisme sur les juifs eux-mêmes.[4]

 La gentrification des quartiers noirs 

Les explications des locaux semblent pourtant plus plausibles que les allégations de l'ADL qui invoque un antisémitisme dépourvu de toute cause. Le membre du Conseil de la ville de Jersey Joan Terrell Page a évoqué des "brutes trop zélées de la communauté juive" qui étaient tellement agressives en approchant les propriétaires de logements noirs (ces derniers "ont été harcelés, menacés, cible d'intimidations par des juifs leur disant: je veux acheter ta maison") que le Conseil municipal a dû passer un arrêté stipulant :"porte à porte interdit", pour protéger certains propriétaires du harcèlement.[5]  

L'agence Associated Press s'est vue accuser, au moins implicitement, de promouvoir l'antisémitisme, parce qu'elle racontait que "les communautés orthodoxes ont profité des espaces disponibles et des loyers moins chers pour instaurer des versions modernisées des anciens shetls d'Europe, où leurs aïeux avaient vécu pendant des siècles jusqu'à l'Holocauste",  ce qui  avait déclenché des flambées de rhétorique vues par certains comme antisémites". Joan Coaston, l'auteur d'un article dans Vox, trouve difficile à croire que la violence antisémite avec des cailloux et des machettes provienne logiquement de disputes sur le parc locatif, mais l'idée n'est pas tellement tirée par les cheveux. 

Norman Podhoretz et les Schwarzes

L'un des articles les plus célèbres jamais publiés par Commentary était:  “My Negro Problem, and Ours,”[6] ["Mon problème noir, et les nôtres"], par Norman Podhoretz[6], fondateur, directeur et éditorialiste de Commentary, celui qui allait s'avérer l'un des pères fondateurs du néoconservatisme. Rédigé en 1963 à l'époque où l'alliance noirs-juifs à son apogée avait créé le mouvement des droits civiques, l'article de Podhoretz décrivait la violence noire contre les juifs avec des détails graphiques tirés de son expérience personnelle qui avait commencé à l'école primaire:

Je pense qu'il y a eu un jour (au CP, en CE1?) où mon ami Carl m'a tapé sur le chemin de la maison à l'école et a annoncé qu'il ne voulait plus jouer avec moi parce que j'avais tué Jésus. Quand je me suis précipité à la maison en pleurant et en demandant une explication à ma mère, elle m'a dit de ne pas faire attention à ces sornettes, puis elle a maudit en yiddish les goyim  et les Schwarzes, les noirs et les goyim. Carl, de fait, était un schwarze, et rentra donc dans la troisième catégorie mystérieuse qui n'en comptait que deux jusqu'alors [les juifs et les  autres].[7] 

Podhoretz écrit comme un libéral souffrant d'un profond conflit intérieur, et se définit lui-même comme blanc :

"Pour les nègres, ma beau blanche suffisait à me définir comme l'ennemi, et dans une guerre seul compte l'uniforme, pas la personne", écrit-il. Mais il se situe aussi comme quelqu'un qui déteste les noirs, et là, il le fait en tant que juif:

La haine que j'éprouve toujours pour les nègres est le plus dur à admettre de tous ces vieux sentiments à regarder en face, et c'est le plus caché et le plus rejeté par les attitudes conscientes que j'ai réussi à choisir pour moi-même. Cela n'a plus aucune cause ou justification, alors qu'à une époque pour moi il en allait autrement, (si ce n'est, peut-être, que je me vois constamment refuser mon droit à une expression honnête sur les choses dont j'ai appris étant petit avoir le droit de les ressentir). Comment se fait-il, alors, que je sache que cette haine n'a jamais entièrement disparu? Je le sais par la rage maladive qui peut monter en moi à la pensée de l'antisémitisme noir.[8] 

En formatant la question de cette façon, Podhoretz diffère de James Baldwin et de Fiorello LaGuardia [maire de New York de 1936 à 1945], qui avaient décrit tous les deux les émeutes de Harlem en 1935 comme un conflit entre noirs et blancs, alors qu'en fait c'était un conflit entre noirs et juifs, conséquence en grande partie du comportement prédateur des spéculateurs juifs. Le message de Baldwin, selon Podhoretz, est le suivant: "la couleur n'est pas une réalité humaine ou personnelle, c'est quelque chose qui relève des réalités politiques." C'est certainement vrai, mais c'est aussi à côté du sujet. Derrière les catégories mentales il y a des catégories bien réelles, comme par exemple les juifs. Attribuer des caractéristiques comportementales à une couleur de peau, c'est du domaine de l'imaginaire, mais attribuer des comportements caractéristiques à des gens qui cherchent dans le Talmud des repères spirituels, ce n'est pas une élucubration projetée sur une page blanche; c'est comme l'a souligné Heinrich Graetz, une description qui correspond à la réalité de ce que sont ces gens et pourquoi ils agissent d'une certaine manière. 

Irving Horowitz, dont le père avait un magasin de quincaillerie qui avait survécu aux émeutes de Harlem en 1937, décrivit dans ses mémoires comment la famille adorait se moquer des schwartzes, particulièrement à l'approche de Noël quant ils apportaient au magasin leurs guirlandes électriques pour les arbres de Noël afin de les tester.

Dans son livre The Crisis of the Negro Intellectual, ["La crise de l'intellectuel noir"], Harold Cruse[7] exposait l'animosité des noirs envers les juifs qui couvait sous la surface de l'unité supposée du parti communiste à Harlem, où les juifs utilisaient les membres noirs du parti pour promouvoir des intérêts juifs. Quand j'ai rencontré feu le révérend Hiram Crawford, pasteur de l'église méthodiste d'Israël dans le Southside de Chicago, je le connaissais comme un défenseur des enfants à naître, et j'espérais lui parler de l'impact de l'avortement dans la communauté noire, mais il voulait parler des juifs et me dire comment ils s'étaient moqués de lui quand il avait acheté la salle de cinéma dont il a fait son église.

Pleinement conscient de cette animosité entre noirs et juifs, Podhoretz finit son essai sur cette note prophétique:

Mais l'amour n'est pas la réponse à la haine, en tout cas pas dans le monde de la politique, et c'est tragique. La couleur, c'est bien une réalité politique, plus qu'humaine ou relevant de la réalité personnelle, et si c'est la politique qui en a fait une réalité humaine et personnelle, alors seule la politique (autrement dit le pouvoir) peut la faire disparaître à nouveau. Mais en politique, les choses avancent lentement et dans l'amertume, et dans la mesure où l'impatience d'un côté rencontre des gens qui montrent les crocs, de l'autre côté, nous nous rapprochons d'une explosion, et le sang pourrait bien couler dans les rues.[9] 

Cinquante-six ans après la parution de "My Negro Problem, and Ours", la prophétie de Norman Podhoretz se voit malheureusement vérifiée, et Commentary fait des commentaires sur le sang juif qui coule à Brooklyn, à Jersey City, à Monsey. Au début des émeutes de Jersey City, les politiciens se sont précipités pour voir qui pourrait dénoncer l'antisémitisme dans les termes les plus vifs. Ce qu'ils oubliaient de nous dire c'est que la cause principale de l'antisémitisme dans la communauté noire, c'était le comportement juif. Les  deux époques deCommentary, d'abord sous l'égide de Norman Podhoretz puis sous celle de son fils John, ont en commun la conviction que l'antisémitisme n'a rien à voir avec le comportement juif. 

Le point de vue catholique 

Le témoignage d'un journaliste catholique expérimenté qui a vécu toute sa vie à New York conteste cette croyance. A son avis, les racines de la vague actuelle d'"antisémitisme", c'est le comportement juif dans les communautés mixtes du point de vue racial comme Brooklyn, où les barbus se comportent comme  s'ils devaient incarner et faire la loi. "Nous pouvons faire tout ce que nous voulons", voilà ce que dit leur attitude, et ils ont modelé de  grandes enclaves qui autrement auraient coûté au gouvernement des millions en impôts pour garantir lele bien être aux noirs.

Les juifs croient qu'il y a une loi pour eux et une autre pour tous les autres. Ils traitent les noirs comme des animaux, comme des êtres inférieurs. Une manifestation de ceci, c'est le fait qu'ils conduisent comme des dingues, comme  s'ils étaient au milieu d'un désert. Résultat, un juif avait heurté et tué un [enfant] jamaïcain noir du nom de Gavin Cato, dans un accident de voiture. Quand le juif eut été autorisé à quitter la scène du crime, il s'ensuivit quatre jours d'émeutes, du 19 au 23 août.[8] Un juif fut tué pendant ces jours-là, ainsi qu'un Italien, qui avait été traîné hors de sa voiture par une bande qui l'avait pris pour un juif. Le juif [à l'origine du carnage] n'a jamais été inculpé parce qu'il s'est sauvé en Israël, ce qui ne fait pas honneur aux traités d'extradition. [9]

Notre correspondant catholique se fait plus précis lorsqu'il s'intéresse aux troubles récents dans la zone de New York:

La cause des émeutes les plus récentes, c'est l'ADL, qui n'aime pas les barbus. Pendant les émeutes de 1991 l'ADL a dit à la ville de retirer toute protection policière aux barbus, une façon claire de leur envoyer un message. Comme les flics se trouvaient en dehors de la zone, un trouble qui aurait pu se régler en quelques heures a provoque une fièvre de cinq jours. Les attaques actuelles contre les juifs de Brooklyn ont été orchestrées par l'ADL parce que les juifs sont en train de perdre le contrôle de l'opinion publique et la sympathie dont les juifs ont bénéficié traditionnellement de la part de la population ethniquement catholique de New York.  Même avant l'incident de Jersey City, l'ADL orchestrait des incidents de rue en provoquant les gens avec des histoires de malades mentaux attaquant les gens dans les rues, des gens identifiables comme juifs, de fait les barbus [qui s'appellent eux-mêmes les juifs orthodoxes]. Attaquer les juifs devint alors un sport de rue qui connut une mode avec sa dynamique propre, sans la moindre orchestration extérieure. Alors l'ADL utilisa les agressions comme prétexte pour exiger une loi contre la haine, quelque chose à quoi ils s'emploient depuis au moins une quarantaine d'années.

Les agressions prirent donc un cours autonome, qui ne dépendait d'aucune impulsion extérieure. En effet, le ressentiment contre le comportement juif augmentait: les propriétaires qui multiplient par quatre les loyers afin de chasser les noirs de leurs appartements, les magasins qui vendent des produits alimentaires douteux. Les noirs savent à qui ils ont affaire tous les jours, et ce ne sont pas des Norvégiens.

Ceci correspond à l'ascension des yuppies dans les quartiers noirs, qui vivent d'argent emprunté et qui peuvent dépenser bien plus que les noirs quand vient le moment de payer des loyers. Les yuppies n'ont pas peur de vivre dans des mauvais quartiers. Ils font leur jogging en petits shorts moulants dans le quartier des célèbres logements Farragut[10]. Les yuppies gentrifient le quartier et chassent les noirs du voisinage en faisant de la surenchère auprès des résidents de longue date, mais chacun sait que ce sont les juifs qui possèdent les immeubles, perçoivent les loyers, et veulent voir les noirs remplacés par des locataires plus solvables.

Outre qu'ils préfèrent les yuppies comme locataires, les juifs ont promu une politique migratoire consistant à ouvrir grand la porte aux immigrants qui font baisser les salaires et éjectent les noirs de leurs appartements. Ils sont alors remplacés par une seconde vague de yuppies et d'homosexuels qui vivent à crédit et qui se définissent justement par la largeur de leurs crédits. Ces gens sont un rêve pour les banquiers, et ils obtiennent un traitement préférentiel, ce qui augmente le ressentiment noir. Cela produit un mélange détonant. Le ressentiment noir vient de ce qu'ils se voient chassés, assorti du châtiment quotidien d'avoir constamment affaire à des juifs. Et brusquement il y a un gars qui pète les plombs.

 

L'effondrement de la stratégie juive 

Comme les dirigeants dans la communauté noire sont intronisés par les banques, il n'y a en fait pas de leadership noir, et comme il n'y en a pas, les noirs se font justice eux-mêmes. La manifestation la plus claire de ce manque de  représentation, c'est la tentative prévisible de décrire le conflit entre juifs et noirs comme un conflit racial entre noirs et "blancs". 

Dans ce domaine, Al Sharpton[11] a suivi l'exemple de James Balwin, sans le talent littéraire de Baldwin. Al Sharpton s'est rendu célèbre en disant que David Dinkins [ancien maire de New York] "portait trop la kippa", mais maintenant il en porte lui aussi. Peu après l'émeute de Monsey, Sharpton a regroupé certains pasteurs noirs qui ont produit une déclaration où ils disaient être "terriblement choqués par les agressions perpétrées par des gens de la communauté afro-américaine", sans mentionner que la communauté noire représentée par ces pasteurs avait des griefs légitimes.

Selon notre source catholique, c'est l'ADL qui a provoqué cette menace calamiteuse pour elle-même. La promotion par les juifs d'une immigration indiscriminée, qui avait commencée par l'arrêté de Javits[12] en 1965, avait érodé la vaste classe moyenne largement catholique des années 1950 qui avait compati aux malheurs juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale. Le  cardinal Spellman était main dans la main avec les sionistes. C'est son départ précipité en avion, à minuit vers l'Amérique du Sud, qui permit d'obtenir le vote de la plupart des pays latino-américains aux Nations unies en faveur de la création de l'Etat d'Israël.[13] Les relations chaleureuses que les catholiques avaient nouées avec les juifs avaient été remplacées par l'indifférence des travailleurs  précaires d'Amérique centrale, qui n'avaient jamais entendu parler d'Holocauste, et qui avaient d'autres chats à fouetter, comme de joindre les deux bouts dans la ville de New York, aux loyers si hauts et aux salaires si bas. 

Quand on entend crier à l'antisémitisme, c'est un signe certain que les juifs veulent détourner notre attention du comportement juif qui en est la cause principale. Depuis la fondation de l'ADL, ils ont rattaché l'antisémitisme au racisme. A commencer par la campagne contre les lynchages[14] dans le sud, qui fit suite au meurtre de Leo Franck[15], l'ADL s'est servie des noirs comme de combattants par procuration pour avancer ses pions. L'alliance judéo-noire a atteint des sommets avec Martin Luther King et le mouvement des droits civiques, mais elle s'est effondrée presque immédiatement après, un an avant la mort de Martin Luther King, à la parution du livre de Harold Cruse, en 1967.

Liddell Hart[16] aurait pu prédire ce qui allait se passer après cela parce que la guerre asymétrique finit toujours par échapper à tout contrôle, et que chaque révolution triomphante débouche sur une guerre civile. La tentative juive pour faire des noirs des révolutionnaires avait réussi[17]. Ensemble ils avaient conquis le Sud au nom de la dé-ségrégation, mais ce faisant ils avaient aussi créé, comme l'avait prédit Tom Watson, leur propre version du monstre de Frankenstein, qui se retourne désormais contre son créateur. Les trotskistes créent la révolution, mais les Bronstein sont ceux qui paient pour cela. Les juifs dans les coulisses font la révolution, mais les juifs qui sont le plus visibles à cause de leurs costumes d'orthodoxes barbus sont ceux qui écopent dans les rues de Brooklyn.

Comme on l'a vu avec les plaidoieries de Roberta Kaplan[18] après le rassemblement de Charlottesville, les juifs n'ont jamais renoncé à utiliser la race pour détruire leurs ennemis. Un point central de ce plan consistait à faire que les naïfs goyim et admirateurs secrets des juifs s'identifient à leur tour à la catégorie des blancs. C'était là un élément crucial pour le piège tendu aux jeunes blancs à Charlottesville et dans le cadre des procès qui s'en suivirent parce qu'il suffisait que quelqu'un  admette qu'il était blanc pour que ce soit un raciste, de l'aveu général; et donc il devenait facile de lui refuser les droits que lui garantit la constitution.

Ce que nous voyons maintenant c'est l'effondrement de cette stratégie parce que les principaux auteurs de violence contre les juifs à New York, qui est la capitale juive de l'Amérique, sont noirs sans exception. Nous avons à faire avec une guerre civile entre deux des groupes les plus privilégiés à l'horizon de la politique communautaire. Le conflit entre juifs et noirs est tout à fait réel, mais n'a aucune valeur symbolique ou morale, donc il doit être ignoré par les mandarins qui vivent de la fomentation d'échauffourées pour faire édifier un mur de protection pour l'oligarchie.

Les hommes politiques comme Bill de Blasio, dont la femme est noire[19], sont dans une impasse parce que les groupes juifs comme l'ADL, qui veut que celui-ci déclare l'état d'urgence à New York, demandent ce qui lui vaudrait un suicide politique: l'identification des auteurs véritables de la violence.

La guerre civile entre noirs et juifs signifie la fin du libéralisme. La gauche ne peut tout simplement pas condamner les noirs pour antisémitisme parce que cela en finirait avec leur programme de politique communautaire. De même, les politiciens démocrates sont parfaitement incapables d'en finir avec la violence qui fait partie désormais de la routine, dans les mœurs américaines. C'est pour cette raison qu'ils soutiennent le contrôle des armes . C'est la raison pour laquelle ils soutiennent aussi les lois contre les discours haineux. Cela bâillonne leurs critiques les plus véhéments, et ils s'en servent pour ne résoudre en rien le problème, qui est encore une fois, le comportement juif dont les noirs se plaignent quand leurs loyers se voient multipliés par quatre par les propriétaires juifs.

 

Une question théologique 

Cependant, la guerre civile entre juifs et noirs signifie aussi la fin du conservatisme parce qu'elle met en évidence la présence juive dans son financement. Le groupe de Charlie Kirk Turning Point USA [virage pour les US] a un budget annuel de 24 millions de dollars pour promouvoir les intérêts oligarchiques (autrement dit juifs) du frère Koch. 

First Things s'est engagé dans une version plus sophistiquée de la même chose, en propulsant les intérêts de ce que ce magazine a choisi d'appeler mintenant le sionisme catholique.[11]

L'éditorialiste de First Things, le théologien Rusty Reno[20] est marié à une avocate juive, très investie dans le projet d'un syncrétisme judéo-catholique. Reno a accepté d'avoir "des enfants juifs, mais il fallait qu'ils soient élevés dans un judaïsme qui était plus qu'occasionnel, et pleinement assumé, pas à moitié."[12] La décision de Reno d'élever ses enfants en tant que juifs avait précédé sa conversion au catholicisme. Dans la mesure où l'église catholique proclame comme l'un de ses dogmes que le baptême est indispensable pour le salut, la décision de Reno ouvrit la voie à une crise spirituelle dramatique, de sa part et de la part de sa fille, qui éclata en sanglots lors de sa Bar Mitzvah, " parce que son père, en tant que gentil, ne pouvait pas se tenir à ses côtés quand elle lisait la Torah". Ou bien était-ce parce qu'elle ne saurait se tenir aux côtés des baptisés au jour du Jugement dernier? "Elle était en colère", écrit Reno, mais "ni le rabbin, ni sa mère, ni moi  ne pouvions lui donner ce qu'elle voulait. En fait je ne voulais pas lui donner ce qu'elle demandait, parce que son désir était que l'obéissance à Dieu n'exige pas la souffrance de l'apostasie, ne requière pas de marques visibles sur nos corps...." Et comme son père avait été marqué par la coupure du pénis elle est marquée par les larmes amères de la séparation d'avec son père. Aussi, sur les bancs de l'église, "je sens couler les larmes sur mes joues, et le feu liquide de sa voix [quand elle psalmodie la Torah] bouleverse mon cœur impur. Oh, la profondeur de la richesse, de la sagesse et de la connaissance de Dieu!"

La réalité du baptême comme sacrement indispensable pour le salut est même parvenue jusqu'au conseil de rédction de America.

Un croyant plus orthodoxe dirait que "tandis qu'il peut y avoir deux chemins pour rencontrer Dieu, à la fin il ne saurait y en avoir qu'un seul". Les Reno, par exemple, savent qu'ils vont devoir tenir le plus grand compte de leurs différents théologiques, sinon dans cette vie, du moins dans l'autre. Cela veut dire qu'à la fin de la vie, l'époux ira au paradis tandis que l'épouse  ira en enfer, ou que tous les deux iront en enfer avec leurs enfants. Le baptême est-il indispensable pour le salut? Si c'est le cas, vous aurez contribué à la damnation de vos enfants. On comprend que la fille de Reno soit en colère. A la Bar Mitzvah de sa fille, Reno nous dit qu'il était dévoré par "le doute, le chagrin que lui causait l'invisibilité de sa foi personnelle." Les juifs étaient marqués de par leur foi, mais qu'en était-il de Reno? "Où le commandement divin m'avait-il séparé et marqué comme fils  du Christ? Est-ce que nous, ou plutôt moi, avons fait des commandements de Dieu un engagement éphémère, spirituel et rituel que les courants actuels de la culture ont érodé et oblitéré, dès le moment où je suis sorti de l'église?"

La réponse à la question est courte, c'est oui. First Things en est la preuve. First Things était issu d'un vol. Richard John Neuhaus s'était mis d'accord avec Midge Decter et Norman Podhoretz pour voler une caution réservée de 250 000 dollars de la Fondation Bradley pour l'institut Rockford paléo-conservateur. Maintenant First Things obtient de l'argent de capitalistes vautours comme Paul Singer. L'argent circule depuis la Fondation Paul E. Singer vers le Projet Philos et atterrit au Center for Jewish-Christian Understanding and Cooperation (CJCUC), qui reçoit aussi des fonds de la  Hertog foundation, qui contribue directement à First Things.[13] Le CJCUC mentionne “le Dr. Russell Ronald Reno” parmi les membres d'une "équipe de contributeurs" qui a produit des "travaux universitaires" comme Covenant and Hope: Jewish and Christian ReflectionsPlowshares into Swords: Reflections on Violence and Religion et Returning to Zion: Christian and Jewish Perspectives.[14] First Things utilise alors cet argent pour faire avancer la cause du sionisme catholique (“Catholic Zionism[15]) en convoquant des boucliers humains tels John Waters et Patrick Deneen pour écrire des articles sur d'autres sujets.

Le syncrétisme religieux connu sous le nom de conservatisme a été rendu obsolète par le zeitgeist [l'esprit du temps]. Le porte parole de Turning Point USA Glenn Beck a récemment défendu la pornographie, probablement à la demande des oligarques qui le financent, inconscient du fait que le groupe qu'il est payé pour contrôler a compris désormais le mécanisme par lequel on prétend le contrôler, comme le souligne ce courriel que j'ai reçu récemment:

Cela fait plus d'un an que je suis libéré du porno grâce aux encouragements de gens comme E. Michael Jones. En un semaine ou deux j'ai arrêté de mentir complètement et dans les deux premiers mois j'ai rencontré une femme vraiment gentille et vertueuse dont je vais bientôt faire mon épouse. La combinaison de ces choses n'est pas une coïncidence. Le porno et les mensonges vous rendent aveugle à Dieu et je suis tellement reconnaissant envers des gens comme vous, Dr Jones, de m'avoir aidé à recouvrer la vue. 

Voici que le logos se lève à l'horizon! 



[2] Sacha Noam Baron Cohen est un humoriste anglais, voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Sacha_Baron_Cohen

[3] On trouve dans cette liste Gilad Atzmon et Israël Shamir, ainsi que  Louis Farrakhan, David Duke, Richard Spender, Kevin MacDonald, Alison Chabloz, Kevin Barrett, Texe Marrs et Gordon Duff.

[4] Le 12 avril 2017, des émeutes ensanglantent la petite ville; voir https://www.rtl.fr/actu/international/etats-unis-que-s-est-passe-a-charlottesville-7789701861

[5] Le 10 décembre 2019, quatre personnes étaient abattues lors d'une émeute. Voir le détail, concordant tout-à-fait avec le raisonnement de Michael Jones: http://www.slate.fr/story/186443/etats-unis-antisemitisme-vague-violences-attaques-communaute-juive-afro-americaine-tensions-theorie-complot

[6]   L'article de Podhoretz a été brillamment contextualisé par Benoît Hopkin en 2006: voir https://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2006/04/21/juifs-noirs-l-incomprehension-et-la-concurrence-des-memoires_764022_3208.html

[8] Voir les détails sur les protagonistes sur https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89meutes_de_Crown_Heights

[9] Les émeutes de Crawford donnent maintenant lieu à un "festival inter-communautaire"; voir https://fr.timesofisrael.com/le-festival-des-emeutes-de-crown-heights-irrite-la-famille-de-letudiant-juif-assassine/

[10] Les maisons Farragut sont un ensemble locatif situé à Brooklyn, en bordure de la friche industrielle de Brooklyn Navy Yard , hébergeant 3272 personnes, dans dix immeubles de 13 ou 14 étages. Voir https://en.wikipedia.org/wiki/Farragut_Houses

[12] Jacob Koppel Javits, représentant de l'Etat de New York successivement au Congrès et au Sénat,  avait soutenu le mouvement pour les droits civiques. 

[14] Leo Franck fut le premier et le dernier juif à être lynché. L'ADL, créée en 1913 pour protéger Leo Franck de la fureur populaire, tant noire que blanche, se battit pour le faire réhabiliter, sans succès.

[15] Leo Franck, patron juif d'une usine d'Atlanta, fut accusé d'avoir violé puis tué une employée, Mary Phagan, adolescente noire de 13 ans. Il tenta de faire accuser un ascensoriste (noir), puis un balayeur (noir) mais fut condamné à mort, peine commuée à la dernière minute en emprisonnement à vie.  Incarcéré, Il fut tiré de sa cellule par un commando de "25 hommes armés, dont un ancien gouverneur de Géorgie, et d'anciens ou futurs maires, des shérifs, fermiers, avocats, banquiers, puis lynché à Marietta, à la grande satisfaction de la population blanche d'Atlanta,, le 17 août 1915. Ses partisans obtinrent  enfin qu'il soit  gracié post mortem, en 1986. Comme dans d'autres cas célèbres, "des rumeurs qui font du patron de l'usine un « maquereau » et un pervers sexuel, des vices qui auraient été plus marqués depuis la grossesse de sa femme. Il harcèlerait notamment les jeunes ouvrières comme Mary Phagan : une vingtaine d'entre elles témoignent au tribunal avoir été victimes de ses assauts (mais qu'elles ont toutes repoussés). Il courait également une rumeur affirmant qu'étaient souvent organisées pendant la nuit des parties fines dans l'usine même". Voir plus de détails ici: https://fr.wikipedia.org/wiki/Leo_Frank

[17] On pourrait ajouter un autre facteur de la colère noire, et pas seulement aux US: l'assimilation des injustices dont iles noirs sont l'objet à celles des Palestiniens, une confusion que les soldats israéliens eux-mêmes pratiquent volontiers. Voir l'excellent article de Sylvie Laurent, de 2019 https://www.monde-diplomatique.fr/2019/02/LAURENT/59558

[18] Roberta Kaplan est l'une des avocates acharnées contre le trafiquant d'adolescentes Jeffrey Epstein, après avoir été l'avocate de Harvey Weinstein pendant de longues années. Elle s'est battue contre le mariage gay, quoique son épouse Rachel Lavine et elle même constituent un couple extraordinaire, selon leur rabbine Jan Uhrbach . Voir https://www.ouest-france.fr/monde/etats-unis/affaire-epstein-deux-avocates-vont-engager-des-poursuites-contre-la-societe-du-financier-6480102. Avocate des habitants de Charlottesville, elle fut véhémente contre les "néonazis" blancs antisémites.

[19] Bill de Blasio est le (quatre-vingt-dix-neuvième) maire de New York depuis 2014; "en 1994, il se marie avec la poétesse afro-américaine Chirlane McCray, qu'il avait rencontrée en 1989 lorsqu'il était en poste au service des affaires communautaires de la Ville de New York. Elle travaillait alors au service de presse et écrivait des discours pour le maire de l'époque, David Dinkins3). Elle, qui se présentait auparavant comme lesbienne, parle de sa rencontre avec Bill de Blasio comme de celle de « l'amour de [sa] vie »4,6. Ils se marient devant un couple de prêtres homosexuels3 et n'hésitent pas à se rendre à Cuba pour leur lune de miel à une époque où le pays est interdit aux citoyens américains." Voir  https://fr.wikipedia.org/wiki/Bill_de_Blasio

[20] voir https://fr.qwe.wiki/wiki/R._R._Reno

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Source:  https://www.unz.com/ejones/black-frankenstein-turns-on-its-jewish-creators/

Pour joindre l'auteur (qui parle et écrit parfaitement le français): jones@culturewars.com

Traduction, inter-titres et notes en français: Maria Poumier