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Éclairages sur la notion de « patrie juive » en Palestine

Publié le 23/05/2021

  • Éclairages sur la notion de « patrie juive » en Palestine

Sébastien Renault  [1]

Un lecteur nous écrit :

 

« On attend avec impatience que de grandes voix catholiques s’expriment sur le fond de la revendication juive selon laquelle ce peuple aurait “droit” à une patrie en Terre Sainte. Y a-t-il des textes canoniques qui reconnaissent ce concept, sur lequel repose la coutume israélienne de faire régulièrement des massacres de Palestiniens, pour leur “donner une leçon” ? »

En fait, le paradigme « biblique » des racines ancestrales de la patrie « juive » en Palestine se trouve être une fraude complète (historiquement autant que génétiquement). Et ce mensonge est à la base de toutes nos guerres, des manipulations financières qui empoisonnent irrémédiablement l’économie mondiale, de la tromperie des médias, de la pornographie endémique, de l’avortement institutionnel en Occident « chrétien », et de la désorientation diabolique en général. Car, quelle que soit leur position, les Palestiniens ont de vraies racines sémitiques, ce qui oblige à repenser le concept politiquement si chargé d’ « antisémitisme », ne serait-ce que par honnêteté intellectuelle.

La plupart des « juifs » aujourd’hui ne sont pas issus de la lignée des douze tribus bibliques et sont de constitution génétique identique à celle des habitants de leurs vraies régions d’origine, que sont l’Europe de l’Est – la Khazarie et certaines parties de la Turquie. Les liens khazars (qui font la lumière sur les lignées d’ascendance non-juive de nombreuses communautés « juives » aujourd’hui) se retrouvent également parmi les tribus berbères polythéistes et arabo-musulmanes d’Afrique du Nord et d’autres populations dispersées aux quatre coins du royaume himyarite (ancien Yémen) dans la péninsule arabique actuelle.

Ainsi, de nombreuses populations juives contemporaines (principalement d’Europe) ne sont pas complètement non-sémites, mais n’ont aucun lien direct, ethnologiquement parlant (il faudrait ici dire « tribalement » parlant), avec les juifs d’origine – c’est-à-dire les judéens (יהודים) de l’histoire sainte biblique, membres d’une famille tribale issue d’une lignée ancestrale, celle de Juda (יהודה, chef d’une des douze tribus d’Israël) et qui donnent leur nom à la terre qui leur a été attribuée dans l’ordre de l’économie prophétique de l’histoire sacrée de l’Israël mosaïco-davidique, à savoir la Judée (יהודה).

L’entité politisée des « juifs » contemporains concourt à perpétuer le mensonge qui relie frauduleusement l’Israël davidique prophétique (d’origine effectivement divine) à l’État sioniste hégémonique athée de l’ « Israël » contemporain. La persuasion d’un tel lien trompeur ne pourrait en effet se maintenir sans de telles assises historico-génétiques (ethniques) et culturelles, qui font pourtant défaut au sionisme (en tant que mouvement athée et pluri-génétique, notamment khazar). L’invention du peuple « juif » actuel et de sa patrie nationale en Palestine dans la perspective d’une lecture messianique (biblique) de cette identité peuple-terre en milieux judéo-sionistes et judéo-protestants (américains) sert donc d’outil au nationalisme hégémonique de l’entité sioniste pour revendiquer le faux droit qu’elle s’est elle-même fabriquée à partir d’une histoire en partie contrefaite et d’une lignée frauduleuse (parce qu’en partie non-juive).

Les sémites sont littéralement les shemites, c’est-à-dire les descendants de Shem (= שֵׁם, lit. « nom », faisant référence au Nom divin, YHWH, également révéré par le moyen du vocable « Le Nom », השֵׁם).

Gn 10, 22 :

« Les fils de Sem/Shem : Élam, Assur, Arpachshad, Lud et Aram. »

Ceux-ci se sont ramifiés pour inclure notamment les ancêtres de diverses populations persanes (arabes pré-iraniens et pré-islamiques), chaldéennes et hébraïques.

Au sujet du passage de l’Évangile en Jean 4, 22, nous donnons la traduction correcte comme suit, en combinant d’abord les textes grec et araméen pour bien souligner la cruciale corrélation identitaire entre le salut, Jésus (Dieu le Verbe fait chair) et (selon la traduction exclusivement tirée de l’araméen) « Celui qui est le Vivant » :

« Car le salut [gr. σωτηρία, lit. Jésus/Iéshûa/יֵשׁוּעַ] vient [מן] des juifs [יהודיא]. »

C’est-à-dire, pour traduire de manière explicative littérale à partir de l’araméen du texte original de la Peshitta :

« Car Celui qui est le Vivant [דחיא, cf. Jn 1, 4] est issu [selon la chair] des judéens [יהודיא, c’est-à-dire des membres de la tribu de Juda]. »

 

[1]  Cet article est le quatrième d'une série de réflexions composées et regroupées par Sébastien Renault sous l'intitulé ÉLÉMENTS POUR UN VRAI DIALOGUE, série destinée à constituer la première partie d'un ouvrage monumental intitulé À TEMPS ET À CONTRETEMPS, dont le site Entre la Plume et l'Enclume a déjà publié une série de chapitres constituant la deuxième partie.

L'auteur s'explique : 

Les extraits choisis et compris dans cette première partie sont tirés de notre correspondance avec différents interlocuteurs et auteurs, français pour la plupart. Ils constituent comme une mosaïque d’essais miniatures et d’éléments pour un dialogue. Nous les publions donc ici un peu comme on jetterait une bouteille à la mer, d’abord pour la voir flotter joyeusement, puis débouchée, voire même, peut-être, « déchiffrée » avec curiosité...

Comme le verra le lecteur intéressé, nous présentons une panoplie thématique visant à situer, dans la pluralité disciplinaire qui nous occupe le plus souvent, l’unité d’une réflexion qui se construit au jour le jour, selon la dialectique de l’ « à temps » et du « contretemps », dialectique que nous empruntons au grand saint Paul.

Puisse son intelligence évangélisatrice et sa charité nous servir de guide.

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