Catégories

Newsletter

Blog catégories

Le retour du refoulé : Une lecture du roman "Jewish Cock"

Publié le 09/11/2021

  • Le retour du refoulé : Une lecture du roman

Par E. Michael Jones

 

Zelda Biller commence sa critique du premier roman de Katharina Volckmer, Jewish cock ou The Appointment*, en affirmant que la chose raconte " une histoire qu'aucune maison d'édition allemande n'a osé publier. "  Cette affirmation est exacte, mais pas dans le sens où elle l'entendait. Aveuglée par le récit délibérément obscène et transgressif de Volckmer, Zelda Billerest arrivée à la conclusion que le problème était d'ordre sexuel. Si tel est le cas, la question s'est résolue d'elle-même lorsqu'une maison d'édition allemande a décidé de publier une traduction allemande de l'édition originale anglaise, comme pour prouver que "tous les éditeurs allemands sexuellement inhibés" qui avaient refusé le manuscrit de Katharina Volckmer n'étaient pas représentatifs de l'industrie allemande de l'édition. Il ne s'agissait donc pas de sexe après tout. Cependant, le livre de Volckmer parle bel et bien de tabous, et elle est assez intelligente pour cacher ces tabous bien réels derrière des tabous sexuels qui avaient disparu bien avant sa naissance. Aucune maison d'édition, qu'elle soit anglaise ou allemande, n'aurait publié ce livre si ses rédacteurs avaient compris ce que Volkmer dit réellement sur les tabous réels mais cachés qui dominent l'Allemagne à l'heure actuelle.

 

Jewish Cock commence par décrire le sexe d'une manière qui est devenue typiquement allemande dans sa crudité délibérément transgressive. La narratrice/protagoniste sans nom est soumies à un examen gynécologique par un chirurgien qui prend la température du terrain en vue d'une opération de changement de sexe. Biller résume la situation en nous disant que :

Au cours de son examen gynécologique, elle lui parle d'elle-même et de ses névroses, de tout ce qui l'enrage dans le monde dans lequel nous vivons, de ce qu'elle considère comme trivial ou injuste. Ses descriptions détaillées des banalités quotidiennes sont toujours critiques et pointues, et souvent drôles (oui, vraiment !), parfois métaphoriques, habituellement poétiques, et parfois pathétiques. Au fur et à mesure que cette jeune femme se dévoile au Dr Seligman, comme son grand amour, comme faire une fellation dans des toilettes publiques, comme les camps de concentration en LEGO, les plugs anals et la mode des  "Jésus machines", deux choses deviennent de plus en plus évidentes. Tout d'abord, cette femme catholique allemande a un complexe à propos de son propre corps, ainsi qu'un complexe d'Hitler. Et deuxièmement, c'est une hypocrite. 

La mise en scène de la nouvelle de Volckmer rappelle immédiatement au lecteur, mutatis mutandis, le roman La complainte de Portnoy (1969) de Philip Roth. Au lieu d'un juif haineux couché sur le divan d'un psychiatre, Volckmer décrit une Allemande tout aussi narcissique et haineuse, les jambes dans les étriers du gynécologue, qui envisage une opération de changement de sexe. Les deux livres abordent les mêmes thèmes : le sexe, la perversion, la culpabilité, la honte, les problèmes corporels. Mais même en admettant leurs similitudes, les deux romans confessionnels ne pourraient pas être plus différents, car si le héros du roman de Roth est un Juif comme les autres, l'héroïne de la novella** de Volckmer est plus allemande qu'elle-même ou l'auteur ne semble le comprendre.

Avec cette déclaration énigmatique, "die Heldin in Volckmers Roman [ist] deutscher, als ihr selbst bewusst zu sein scheint", Zelda Biller entrebâille la boîte de Pandore mais refuse de laisser échapper  le contenu. Ce que Biller voulait dire et ce que Volckmer a effectivement dit, c'est que l'identité allemande est désormais liée à la perversité sexuelle juive. La femme allemande s'identifie désormais à un fantasme sexuel juif. Volckmer s'est transformée en une shiksa masochiste tout droit sortie d'un roman de Philip Roth.

En mentionnant Philip Roth, cependant, Biller envoie le lecteur sur une fausse piste qui le détourne finalement de la véritable source du livre de Volckmer. Comme l'indique le nom du chirurgien plastique, le Dr Seligman, le chirurgien juif de The Appointment est basé sur le Dr Seligman, le psychiatre juif du film porno Nymphomaniac de Lars von Trier. Tant la nouvelle de Volckmer que le film de von Trier impliquent une "conversation entre le judaïsme et le christianisme", comme l'a dit Leil Leibovitz. Tant "Volckmer" que Joe, la nymphomane éponyme du film de von Trier, ont des problèmes sexuels qui ne peuvent être résolus qu'en s'adressant à un psychiatre juif car, selon Leibovitz :   

L'alternative au Christ, c'est Seligman. Parfaite incarnation de l'eschatologie juive, il croit, comme les sages d'autrefois, qu'il n'y a pas de différences fondamentales entre notre époque et celle du Messie à venir et que toutes les tentatives de rédemption doivent se concentrer non pas sur un élan désespéré vers le ciel, mais sur une série de petites étapes terrestres progressives. Si vous croyez cela - si vous croyez que tout ce que vous faites est un pas important vers le salut - l'interprétation devient votre épée la plus solide. Si vous êtes votre propre sauveur, et si chacun de vos actes facilite le salut, vous êtes susceptible de lire beaucoup dans tout. C'est ainsi que nous avons obtenu le Talmud, le livre ultime pour ordonner le monde, et c'est ainsi que nous avons obtenu un Seligman souriant, seul dans son appartement avec ses livres, essayant de faire la même chose.

Lars von Trier est le mentor idéal de Volckmer à cet égard, car c'est un catholique qui s'est cru juif en grandissant. Il s'avère que le mari juif de sa mère n'était pas son père, ce que Lars n'a appris que plus tard dans sa vie. Il s'avère également que sa mère était, comme il le dit, "une salope", qui a eu des relations sexuelles avec un musicien et compositeur parce qu'elle voulait que Lars soit un grand artiste.  Comme Dieu est toujours un père exalté, Lars a une attitude nettement ambivalente à l'égard de la foi catholique :

"Je ne sais pas si je suis vraiment catholique. Je ne le suis probablement pas. Le Danemark est un pays très protestant. Peut-être que je ne suis devenu catholique que pour énerver quelques-uns de mes compatriotes. Voici mon message : Je crois qu'il est très difficile de mourir comme le dernier pape. En sachant qu'il a été responsable de la mort de tant de personnes. Je sais que les gens disent que le Pape a une bon contact avec Dieu. Mais je dis au pape : ce n'est pas la volonté de Dieu que des millions de personnes dans le monde meurent du sida à cause d'un pape stupide. "

En mai 2011, von Trier a aggravé sa crise d'identité lorsqu'il a annoncé au festival de Cannes, après la première de son film Melancholia, "Je suis un nazi", ce qui s'avère être l'image miroir d'être juif :

"La seule chose que je peux vous dire, c'est que je croyais depuis longtemps que j'étais juif et j'étais très heureux d'être juif, puis plus tard est arrivée [la réalisatrice danoise et juive] Susanne Bier, et soudain, je n'étais plus aussi heureux d'être juif. C'était une blague. Je suis désolé. Mais il s'est avéré que je n'étais pas juif. Si j'avais été juif, j'aurais été un juif de la deuxième vague, une sorte de juif de la nouvelle vague, mais quoi qu'il en soit, je voulais vraiment être juif et j'ai découvert que j'étais en réalité un nazi. Parce que ma famille était allemande... ce qui m'a aussi  fait plaisir. Donc je suis une espèce de... Qu'est-ce que je peux dire ? Je comprends Hitler. Certes je pense qu'il a fait de mauvaises choses, oui absolument, mais je peux le voir assis dans son bunker. Viendra un moment, à la fin de tout ça... Je dis juste que je pense que je comprends l'homme. Ce n'est pas ce qu'on pourrait appeler un type bien, mais oui, je comprends beaucoup de choses sur lui et je ympathise un peu avec lui. Mais allez, je ne suis pas pour la seconde guerre mondiale, et je ne suis pas contre les juifs... Je suis bien sûr, tout à fait pour les Juifs. Non, pas trop quand même, parce qu'Israël est une plaie. Mais bref, comment me dépêtrer de cette phrase ? Non, ce que je veux juste dire, c'est à propos de l'art, je suis beaucoup pour Speer. Albert Speer, je l'aimais bien. Il était aussi peut-être un des meilleurs enfants de Dieu. Il avait un certain talent qu'il a eu la possibilité d'utiliser... bon d'accord, je suis un nazi."

Le dialogue entre Joe et Seligman dans Nymphomaniac est un signe que Lars von Trier n'arrive pas à décider s'il est catholique ou juif. La question de l'identité dans Jewish Cock est plus nuancée. L'héroïne sans nom qui est l'alter ego de Frau Volckmer est une catholique qui vit dans un monde où seuls les juifs vont au paradis. "Croyez-vous à l'enfer, Dr. Seligman ?" se demande Frau Volckmer. "Ou bien les juifs vont-ils exclusivement au paradis ? Je ne crois ni à l'un ni à l'autre, mais cela m'effraie quand même parfois, et celui qui a eu l'idée de la souffrance éternelle devait vraiment avoir un esprit malade."

L'hégémonie juive sur la culture allemande a neutralisé la foi catholique par le biais d'opérations psychologiques juives telles que le "dialogue entre catholiques et juifs" et, par conséquent, le catholicisme a été réduit à "la machine à petit Jésus", qui vous "donnera une bénédiction" si vous "mettez dix pfennigs dans la fente".  Le Dr Seligman est en réalité le prêtre d'une nouvelle religion qui remplace le catholicisme de Volckmer. Les ancêtres catholiques de Volckmer pouvaient confesser leurs péchés à un prêtre et recevoir l'absolution. Mais cela ne suffit pas dans un pays conquis comme l'Allemagne, que les Juifs dirigent maintenant avec une badine de fer. Puisque la confession sacramentelle n'a manifestement pas expié la culpabilité allemande, il faut  quelque chose de plus radical. Il ne faut rien de moins qu'une opération de changement de sexe, car acquérir une "belle" bite juive, circoncise et tout", c'est "comme un baptême", et le Dr Seligman est "comme le prêtre qui m'accueille dans mon royaume perdu depuis longtemps". 

 

L'arrivée du "machin avec le petit Jésus" signifie que la confession sacramentelle a perdu son pouvoir d'expiation de la culpabilité. Bien entendu, ce n'est pas le cas. L'Église a toujours le pouvoir de pardonner les péchés, mais les Allemands qui ont quitté l'Église catholique en masse au cours des quatre dernières décennies ne se prévalent plus de la confession sacramentelle, et la raison principale en est la corruption sexuelle qui leur a été imposée par des psychiatres juifs comme David Mardechai Levy et le "Doktor Sommer", autrement connu sous le nom de Martin Goldstein, qui a appris aux filles qui lisaient le magazine allemand pour adolescents Bravo comment se masturber, comme je l'ai souligné en détail dans le chapitre sur Werner Heisenberg et la science juive de mon livre Logos Rising. La nouvelle de Volckmer montre que les jeunes filles allemandes sont encore estropiées par la pornographie, qui a toujours été une opération juive.

Les catholiques n'éprouvent pas de culpabilité à cause des péchés commis par leurs arrière-grands-parents. Pour les soumettre à la culpabilité qui paralyse aujourd'hui le peuple allemand, les Juifs ont dû les séparer de leur foi catholique, et le moyen le plus simple d'y parvenir, comme l'a expliqué le psychiatre juif Wilhelm Reich, était de les amener à adopter un comportement sexuel pécheur.

À cet égard, les Juifs ont été à la fois pyromanes et pompiers. Après avoir corrompu les mœurs sexuelles d'innombrables femmes allemandes, les éloignant de l'Église qui aurait pu pardonner leurs péchés, les ingénieurs sociaux juifs, travaillant main dans la main avec les Américains qui ont conquis l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, ont transformé la culpabilité réelle du péché sexuel en une forme de contrôle fondée sur la prétendue culpabilité de leurs arrière-grands-parents, condamnant les Allemands à un état de culpabilité éternelle.

 

Parce que les Allemands ont été condamnés à un état de culpabilité éternelle, Frau Volckmer vit dans un "pays fantomatique dans lequel il y avait plus de morts que de vivants, où nous vivions dans des villes qui avaient été construites autour des vestiges de ce que nos villes avaient été, et chaque jour, nous avions l'impression de marcher sur quelque chose qui n'était pas censé être là".  Comme Shakespeare le soulignait dans Macbeth, les fantômes sont une manifestation de culpabilité refoulée. Mais les fantômes sont aussi la manifestation de crimes non reconnus.

Un an après la sortie de l'édition anglaise du livre de Volckmer, l'Allemagne a subi des inondations catastrophiques. La vallée de l'Ahr, dans l'Eifel, a été particulièrement touchée. L'Ahr se jette dans le Rhin à mi-chemin entre Remagen et Sinzig, au milieu de ce que l'on appelait les Rheinwiesenlager, les camps situés dans la plaine inondable du Rhin où le commandant suprême des forces alliées, Dwight D. Eisenhower, avait fait délibérément mourir de faim les soldats allemands capturés.

 

Les inondations de juillet 2021 ont mis à nu le passé refoulé d'une manière aussi littérale que le livre de Volckmer en avait été la manifestation figurative un an plus tôt. À la suite de l'inondation, un observateur local a déclaré avoir vu des "créatures démoniaques" dans sa cave.  On a demandé aux premiers intervenants de signer des accords de non-divulgation de ce qu'ils avaient trouvé avant de pouvoir enterrer "toutes sortes de cadavres". Les efforts de sauvetage dans la zone en aval ont été entravés parce que les prairies qui constituaient le Rheinwiesenlager avaient été déclarées interdites. 

Fin juillet, une femme de la vallée de l'Ahr qui s'est présentée sous le nom d'"Emi" a signalé que les inondations avaient mis à nu les ossements de soldats allemands morts, rendant la catastrophe de Hochwasser "pire que ce que nous avions imaginé."  Emi a passé beaucoup de temps à faire des recherches sur le Rheinwiesenlager. "À ce jour, personne n'est autorisé à accéder à cette zone car des choses horribles s'y sont déroulées après la Seconde Guerre mondiale. Par exemple, des hommes ont été enterrés vivants par un bulldozer. La rivière Ahr traverse Bad Ahrweiler et se jette dans le Rhin, en aval de Remagen, et c'est là que se trouvaient les camps de la prairie du Rhin. Les autorités s'inquiètent à la veille d'un énorme scandale, à savoir que l'inondation va enfin révéler ce qui s'est passé ici."

"Je suis sous le choc.  Aucune des équipes de première intervention d'urgence n'a été autorisée à entrer dans la zone située entre Remagen et Sinzig après les inondations catastrophiques, au mois d'août. Maintenant que cette histoire est enfin mise au grand jour, j'ai une rage puante [eine stinkende Wut] face à ce qui s'est passé. Lorsque cette histoire sera enfin révélée, que va-t-il se passer?"

Ce n'est que 50 ans après la guerre que des chercheurs indépendants ont commencé à découvrir ce qui est réellement arrivé aux Allemands après la Seconde Guerre mondiale. Le Dr Alfred de Zayas, dans The German Expellees and Nemesis at Potsdam, décrit l'expulsion de quinze millions d'Allemands vers les zones occupées entre 1945 et 1950.  Dans Other Losses, le journaliste canadien James Bacque a décrit ce qu'il est advenu des 1,4 million de prisonniers allemands qui ont tout simplement disparu, et dans Crimes and Mercies, il décrit, à l'aide d'une documentation détaillée, comment le gouvernement allié a délibérément tué des millions de civils allemands. Parmi ces morts, on compte deux à six millions d'expulsés entre 1945 et 1950, 1,5 à deux millions de prisonniers entre 1941 et 1950, et 5,7 millions de résidents entre 1946 et 1950.

Dans Crimes and Mercies, Bacque corrobore également l'histoire du bulldozer racontée par Emi. Selon le récit d'un témoin oculaire, l'un des prisonniers du camp de Remagen, "les Américains avaient passé au bulldozer des hommes vivants sous la terre dans leurs'trous de renard'".  Ce même témoin oculaire a raconté qu'une nuit d'avril 1945, il avait été réveillé par : 

"des cris perçants et de forts gémissements. Je me suis levé d'un bond et j'ai vu au loin (à environ 30-50 mètres) le projecteur d'un bulldozer. Puis j'ai vu ce bulldozer avancer à travers la foule de prisonniers qui se trouvaient là. À l'avant, il avait une lame qui ouvrait un chemin. Je ne sais pas combien de prisonniers ont été enterrés vivants dans leurs trous de terre. Il n'était plus possible de le savoir. J'ai entendu clairement des cris de 'vous êtes un meurtrier'".

 

La classe dirigeante en Allemagne est composée de Juifs et d'Allemands qui utilisent l'Holocauste comme un moyen d'imposer un régime oligarchique à la population de ce qui est devenu un État vassal de l'empire américain. Lorsque les autorités locales ont reconnu que l'existence du Rheinwiesenlager représentait une menace pour le récit qui permettait leur hégémonie sur le peuple allemand, elles se sont lancées dans une révision de l'histoire locale pour tenter d'expurger la connaissance des crimes de guerre américains de la conscience publique.

 

En 2012, les fonctionnaires du comté d'Ahrweiler ont produit un court-métrage intitulé "Die Kriegsgefangenenlager Remagen-Sinzig 1945." (Les camps pour prisonniers de guerre]. Jetant aux orties l'objectivité historique, les producteurs du documentaire considéraient le film comme "une contribution importante au dossier historique dans la lutte contre les groupes de droite qui détournent les lieux de mémoire historiques à leurs propres fins."  Ils ne se sont pas contentés de cela, nos solons d'Ahrweiler, et ils déplorent ensuite "les déformations absurdes et les exagérations pathétiques des extrémistes de droite" qui détournent ce qui s'est passé "sans aucun respect des circonstances historiques" en transformant "les conditions de vie dans les camps en propagande basée sur des statistiques horribles."  Les mêmes responsables civiques tentent ensuite d'expliquer les" statistiques horribles" que Bacque documente dans son livre en prétendant que les soldats alliés ont été dépassés par la soudaineté avec laquelle des millions de soldats allemands se sont retrouvés en captivité. Étant donné les pénuries de logements, de nourriture et de médicaments qui existaient dans le reste de l'Allemagne, la vie des "prisonniers de guerre" était caractérisée par "la faim, la maladie et des conditions d'hygiène tout à fait déplorables". En outre, "la plupart des camps qui avaient été construits dans la période suivant avril 1945 avaient été démantelés à l'été et à l'automne 1945."

 

Un an plus tard, les mêmes autorités font la promotion d'un livre de Wolfgang Gückelhorn et Kurt Kleemann intitulé Die Rheinwiesenlager 1945 in Remagen und Sinzig, qui vise précisément à réfuter le livre déjà cité de Bacque, selon lequel un million de soldats allemands seraient morts de négligence dans le Rheinwiesenlager. Gückelhorn et Kleemann affirment qu'il n'y a pas eu de morts en masse ("kein Massensterben") parmi les 300 000 soldats allemands dans les camps malgré "les conditions inhumaines et le manque initialement catastrophique de nourriture et de soins médicaux."

 

Le livre de Bacque, cependant, n'est pas si facile à rejeter. L'affirmation selon laquelle les pertes se sont produites parce que les Alliés ont été soudainement submergés par un grand nombre de troupes allemandes ne tient pas compte des intentions des Américains qui étaient chargés de mener une campagne de famine délibérée, depuis le général Eisenhower jusqu'à la base.

 

Cette campagne relevait, selon les termes de Bacque, d'un plan de "vengeance camouflée", nommée d'après son concepteur, le secrétaire américain au Trésor juif, Henry C. Morgenthau, lorsque le président Roosevelt permit à son "ami" Morgenthau de "présenter un plan pour le traitement des Allemands après la guerre, un sujet extrêmement compliqué pour lequel Morgenthau n'avait aucune formation."  Anthony Eden, le ministre britannique des Affaires étrangères, et Cordell Hull, le secrétaire d'État américain, sont tous deux "horrifiés" par ce plan, tout comme l'ex-président Herbert Hoover et le peuple américain lorsqu'ils l'apprennent. Hull et le secrétaire américain à la Guerre Henry L. Stimson savaient tous deux que "le plan Morgenthau entraînerait la mort de quelque vingt millions d'Allemands par la famine et le dénuement".  Un responsable de la Croix-Rouge allemande avait prédit "un taux de mortalité infantile de 80 à 90 % pour l'hiver 1945-46, au milieu de scènes de désolation difficiles à croire en ces temps modernes. Les Allemands vont mourir comme des mouches cet hiver .... Il va y avoir une élimination définitive de la population allemande par groupe d'âge".

 

Eisenhower soutint le plan génocidaire Morgenthau dès sa création en août 1944, même s'il "provoquait des querelles parmi les Alliés occidentaux parce qu'ils craignaient que les communistes "exploitent" la misère que le plan Morgenthau créerait en Allemagne."  Fred Smith, l'un des assistants de Morgenthau qui se trouvait dans la tente lors de l'exposé du plan dans le sud de l'Angleterre le 7 août 1944, a rapporté qu'Eisenhower était au moins aussi désireux de mettre en œuvre le plan génocidaire de Morgenthau que Morgenthau lui-même. Eisenhower, comme Morgenthau, estimait que le peuple allemand, et pas seulement les nazis, "était coupable d'avoir soutenu le régime, ce qui le rendait partie prenante de l'ensemble du projet allemand, et il souhaitait personnellement "que les choses deviennent vraiment sérieuses et bien difficiles pour eux pendant un certain temps". Il souligna que les discussions visant à laisser l'Allemagne s'en tirer à bon compte une fois réglé le sort de ses dirigeants provenaient de ceux qui craignaient la Russie et voulaient renforcer l'Allemagne en tant que rempart potentiel contre les désirs que la Russie pourrait avoir un jour...".

 

À la suite du plan Morgenthau :

"Plus de 60 millions de personnes ont été délibérément acculées àla mort par la famine. À Hambourg en 1946, dans la zone d'occupation britannique, un écrivain britannique itinérant déclarait qu'environ 100 000 personnes se trouvaient au dernier stade de la famine avec un œdème de la faim. À Düsseldorf et dans de nombreuses autres villes, les gens vivaient comme des rats dans quelques mètres carrés de sous-sol humide sous un amas de décombres. 

 

Lors d'une visite en Allemagne en 1946, le philanthrope et éditeur anglais Victor Gollancz fut témoin des conditions de vie des Allemands :

 

"La mère est revenue pendant que nous étions là : il était 10h30 et elle faisait la queue pour du pain depuis tôt le matin; mais elle était revenue les mains vides - "pas de pain nulle part". L'un des enfants était encore au lit ; aucun n'avait encore mangé quoi que ce soit, car le dernier pain était parti la veille. Le père était prisonnier de guerre en Russie. Deux des enfants avaient la tuberculose. Il y avait un petit poêle, mais pas de charbon ni de gaz, seulement un peu de bois, qu'ils allaient "dénicher". Pour les excréments, ils utilisaient un seau qu'ils vidaient chaque matin dans un trou qu'ils avaient creusé dans la cour au-dessus. Ils avaient été bombardés deux fois. Sur un mur, il y avait une petite photo délavée de la mère et du père à leur mariage et sur un autre, un prince ou un roi avec la légende 'Lerne leiden ohne zu klagen' : apprenez à souffrir sans vous plaindre."

 

Gollancz visita d'autres résidences de ce genre, dont certaines étaient décorées de crucifix et, dans

"certaines, il trouvait des gens qui étaient néanmoins joyeux. Ils étaient tous reconnaissants, terriblement reconnaissants, quand on leur donnait quelque chose. Le nombre de décès d'enfants atteints de tuberculose était déjà près de trois fois supérieur au taux d'avant-guerre à Düsseldorf ; environ un tiers des enfants d'Iserlohn étaient atteints de tuberculose... ". 

 

La preuve que le traitement impitoyable des soldats allemands par Eisenhower était, en fait, sa mise en œuvre du plan Morgenthau peut être déduite du fait qu'il " commença à le mettre en œuvre de sa propre initiative en 1944", un an avant la capitulation des Allemands :

 

"Les premiers à souffrir furent les prisonniers allemands. Les camps américains de prisonniers sous le commandement d'Eisenhower en France étaient maintenus bien en dessous des normes fixées par la Convention de Genève. Ces camps ont été décrits par le lieutenant-colonel Henry W. Allard, qui était responsable des camps américains en France en 1945 : "Les conditions de vie dans les camps de PG [prisonniers de guerre] de la ComZ [la zone arrière de l'armée américaine] en Europe ne sont que légèrement supérieures, voire égales, aux conditions de vie des camps de PG japonais dont nos hommes nous parlent, et pires que celles des Allemands." Maintenir de tels camps était un crime de guerre punissable de mort, selon les Américains après la guerre. Ils ont fusillé le général japonais Masaharu Homma en 1946 pour avoir maintenu des camps dans des conditions proches de celles décrites par Allard."

 

Peu après la capitulation de l'Allemagne, le 8 mai 1945, Eisenhower "envoya un 'courrier urgent' dans toute l'immense zone qu'il commandait, faisant de l'approvisionnement des prisonniers un crime punissable de mort pour les civils allemands. Le fait de rassembler de la nourriture en un seul endroit pour l'apporter aux prisonniers constituait même un crime passible de la peine de mort."  L'ordre d'Eisenhower spécifiait que :

 

"en aucun cas, des provisions de nourriture ne peuvent être rassemblées parmi les habitants locaux afin de les livrer aux prisonniers de guerre. Ceux qui violent cet ordre et tentent néanmoins de contourner ce blocus pour permettre de faire parvenir quelque chose aux prisonniers s'exposent au risque d'être fusillés."

 

Martin Brech, qui avait servi comme gardien au camp d'Andernach en 1945, a témoigné qu'un officier lui avait dit que "notre politique est que ces hommes ne soient pas nourris".  Cela signifie que les 50 000 à 60 000 hommes détenus à Andernach "mouraient de faim, vivaient sans abri dans des trous dans le sol, essayant de se nourrir d'herbe".  Brech  confirmait également que "la politique de terreur d'Eisenhower était sévèrement appliquée jusqu'au plus bas niveau des gardes du camp." Au moment où Brech reçut l'ordre de cesser de nourrir les prisonniers sous peine d'être lui-même abattu, il ne lui semblait guère crédible que l'armée ait voulu que ces prisonniers meurent. Aujourd'hui, après avoir vu les nouvelles preuves en 1995, Brech a déclaré : "Il est clair qu'en fait la politique était d'abattre tout civil qui essayait de nourrir les prisonniers." 

 

Le prisonnier allemand Hanns Scharf avait vu une femme et ses deux enfants tenter d'apporter du vin dans le camp de Bad Kreuznach. Elle avait demandé au garde américain "de donner la bouteille à son mari, qui se trouvait juste à l'intérieur des barbelés. Le garde s'est versé la bouteille dans le gosier, et une fois vide, il l'a jetée par terre et il a tué le prisonnier de cinq balles." 

 

La plupart des civils allemands sont morts par manque de nourriture alors que la production mondiale de nourriture atteignait 97 % des niveaux d'avant-guerre, et que la nourriture des civils allemands était brûlée à l'extérieur des camps. Pour éviter l'indignation populaire, on a dit aux Allemands que la famine était mondiale, mais "ils sont morts de dix-sept mois à cinq ans après la capitulation allemande", alors qu'en même temps on les empêchait "de recevoir de l'aide charitable et de gagner leur propre pain. Ils continuaient à mourir alors que la production alimentaire mondiale augmentait sans cesse. La grande majorité des Allemands morts étaient des femmes, des enfants et des hommes très âgés."  

 

Les Alliés ont continué à priver les femmes et les enfants allemands de la nourriture qui était facilement disponible :

 

"Les organismes de secours étrangers sont empêchés d'envoyer de la nourriture de l'étranger ; les trains de nourriture de la Croix-Rouge sont renvoyés en Suisse ; tous les gouvernements étrangers se voient refuser la permission d'envoyer de la nourriture aux civils allemands ; la production d'engrais est fortement réduite ; et la nourriture est confisquée pendant la première année, surtout dans la zone française. La flotte de pêche est maintenue au port pendant que les gens meurent de faim. Les soldats britanniques ont même fait exploser un bateau de pêche sous les yeux d'Allemands stupéfaits."

 

La famine délibérée du peuple allemand a indigné des Américains comme le sénateur américain Kenneth Wherry qui s'est exclamé auprès de l'administration Truman que la nourriture n'était pas rare, "car il y en avait en abondance dans les magasins civils et militaires ....". La vérité est qu'il y a des milliers et des milliers de tonnes de rations militaires dans nos stocks excédentaires qui se sont gâtées au beau milieu de populations affamées.'"   À un autre moment, Wherry a déclaré : " Le peuple américain devrait savoir... qu'on le rend complice malgré lui du crime de famine massive... ". L'Allemagne est la seule nation où l'UNRRA n'est pas autorisée à nourrir ses ressortissants. L'Allemagne est la seule nation soumise à une politique de famine délibérée de 1 500 calories par jour."

 

En même temps que les Américains privaient le peuple allemand de nourriture, ils se livraient à une opération de pillage massif, saisissant "entre 4,8 et 12 milliards de dollars rien qu'en propriété intellectuelle, sans compter la saisie d'actifs étrangers et d'expéditions, ainsi que des machines, de la nourriture, du bois et du charbon qui transitaient d'est en ouest". 

 

Pendant 50 ans, les preuves des atrocités commises par les Alliés contre le peuple allemand ont été enterrées, au sens figuré dans les archives et au sens propre dans les prairies qui abritaient les camps. D'anciens prisonniers du Rheinwiesenlager s'emploient aujourd'hui activement à "essayer de découvrir la vérité derrière les faux historiques qui ont été acceptés comme vrais jusqu'à présent".  Parfois, les découvertes sont plus littérales, comme lorsque des fouilles pour une nouvelle centrale électrique à Lambach, en Autriche, au début de 1996, ont révélé un charnier sur un site de 80 mètres carrés près de la rivière Traun.  De telles révélations exigent une répression accrue, comme ce fut le cas lorsque "le fermier ouest-allemand Otto Tullius a été empêché par la police de creuser son propre terrain pour trouver des preuves de la présence de prisonniers sur le site d'un ancien camp franco-américain".

 Que l'inondation de juillet 2021 ait effectivement mis au jour les ossements des soldats qu'Eisenhower a fait mourir de faim n'a rien à voir avec la menace psychique que représente toute exhumation du passé pour ceux dont l'emprise sur le pouvoir politique repose sur la répression de la vérité sur ce qui est réellement arrivé au peuple allemand après la Seconde Guerre mondiale.

 

La novella de Volckmer aborde cette vérité de la seule façon dont les femmes allemandes de sa génération pouvaient le faire. En demandant au docteur Seligman d'attacher un pénis juif à ses organes génitaux féminins, Volckmer espère expier chirurgicalement les péchés commis par ses ancêtres pendant ce que l'on a appelé l'Holocauste. Cette opération est nécessaire parce que rien d'autre de ce que les Allemands ont fait pendant les presque 80 ans qui ont suivi la fin de la Seconde Guerre mondiale, y compris le remboursement aux États-Unis de "presque chaque dollar qu'ils avaient reçu en aide", n'a réussi à expurger la culpabilité qu'ils ont encourue par leur façon de traiter  les Juifs.

 

Le comportement exhibitionniste de Frau Volckmer est lié à la culpabilité, mais la culpabilité de qui ? Le fait qu'elle ait déménagé en Angleterre pour échapper à cette culpabilité n'a fait qu'intensifier son pouvoir sur elle : 

"Je sais qu'en tant qu'Allemands, nous ne pourrons jamais nous débarrasser de notre passé et commencer à faire pousser de joyeuses fleurs dans notre jardin - notre horizon sera toujours quelque chose qui a été ratissé à mort et qui ressemble à du béton. C'est comme ça, mais la question de Jason m'a fait réaliser que les gens d'ici pensent non seulement qu'ils peuvent agir sur leur passé, mais aussi qu'ils sont libérés des problèmes de culpabilité. Que parce qu'ils ont gagné une guerre, ils peuvent toujours prétendre penser qu'ils étaient bons. Et ils ont même une reine, les Anglais, et ils donnent toujours l'impression qu'ils n'ont besoin de construire des monuments commémoratifs que pour eux-mêmes et non pour les crimes qu'ils ont commis ailleurs".

 

À ce stade, le récit prend une direction qui n'a pas été anticipée ou comprise par la critique de Die Zeit. Les Anglais sont exempts de culpabilité, non pas parce qu'ils n'ont jamais commis de péchés ou, plus précisément, de crimes de guerre, mais "parce qu'ils ont gagné une guerre". Les vainqueurs n'écrivent pas seulement l'histoire, ils ont aussi l'hégémonie sur la conscience de ceux qu'ils ont vaincus et, de ce fait, "ils peuvent toujours prétendre penser qu'ils étaient dans le bien." Au moment où nous arrivons à la fin de ce qui a commencé comme un exercice typique de la haine de soi allemande, l'auteur renverse la table sur les personnes qui ont manipulé la culpabilité allemande pendant près de 80 ans en disant que la reine Elizabeth et les monuments aux morts qu'ils ont construits pour célébrer leur victoire ne sont rien de plus qu'une diversion pour des "crimes qu'ils ont commis ailleurs."

 

Loin de présenter le masochisme sexuel auquel on nous a dit de nous préparer, Jewish Cock de Volckmer s'avère être une autre expression du comportement passif-agressif allemand que nous avons remarqué lorsque le pape Benoît XVI avait fait une arme de la messe en latin***. La novella de Volckmer ne traite pas tant de sexe que de culpabilité et de la raison pour laquelle la répression de la culpabilité échoue toujours. Comme aucun Allemand ne peut le dire ouvertement, Volckmer doit faire semblant de parler de sexe, en utilisant le personnage de la salope allemande que les Juifs ont créé pour elle, afin de dire la vérité, non pas sur la culpabilité allemande, mais sur la souffrance allemande. Comme tout auteur allemand qui traite honnêtement de ce sujet finira en prison, Volckmer doit l'aborder indirectement dans ce qui constitue une brillante satire du récit conventionnel de l'Holocauste.

Gilad Atzmon a décrit quelque chose de similaire dans sa critique du film Inglourious Basterds de Quentin Tarantino il y a quelques années. Ce qui avait commencé comme un film hollywoodien typique de vengeance pour l'Holocauste a fini par faire passer les Juifs pour des monstres sadiques et les Nazis pour des victimes héroïques. 

 

Jewish Cock subvertit les attentes du lecteur d'une manière étonnamment similaire en poussant la Vergangenheitsbewaeltigung (la maîtrise du passé) des Allemands jusqu'à sa reductio ad absurdam. Seligman n'a pas besoin de la bénédiction de dix pfennig du catholicisme, parce que, comme le dit Volckmer, "en tant que Juif, tu iras au ciel de toute façon, donc tu n'as pas à t'inquiéter", parce qu'en tant que Juif, Seligman peut "me regarder du haut de son Auschwitz duveteux, ou de ce qu'il en reste, le fondement de tout ce que nous sommes aujourd'hui" (c'est moi qui souligne, E M Jones). 

 

Je ne suis pas juriste, mais si vous me demandiez mon avis, je dirais qu'en écrivant ce passage, Frau Volckmer vient d'enfreindre la loi en Allemagne, car le paragraphe 130 du code pénal allemand ou Strafgesetzbuch considère comme un délit pénal le fait de ridiculiser les Juifs, ce qu'elle a précisément fait dans ce passage, outre son "négationnisme". Elle est là, la véritable raison pour laquelle son livre devait paraître en anglais. La description d'Auschwitz par Volckmer m'a rappelé une blague que j'ai entendue de la part d'un néo-nazi honnête, qui disait : "Erzaehl mir einen kleinen Witz". Pause. "Auschwitz." ("Raconte-moi une petite blague. Pause: Auschwitz." Witz est le mot allemand pour blague).

Loin d'être "le fondement de tout ce que nous sommes aujourd'hui", Auschwitz, "ou ce qu'il en reste", est devenu une blague permanente pour une génération d'Allemands qui savent qu'ils iront en prison s'ils ne prennent pas l'allusion au sérieux. D'où la satire, qui est la manière passive-agressive de Frau Volckmer de défendre le peuple allemand et d'honorer son arrière-grand-père "qui était un homme pieux, un catholique", qui "n'a pas travaillé à Auschwitz" mais a été diabolisé comme criminel de guerre parce qu'"il n'était que chef de gare dans la dernière gare avant Auschwitz".  

 

Personne d'autre qu'une salope allemande ne pourrait s'en tirer en disant une chose pareille. En adoptant le personnage de la shiksa catholique qui aime le sexe anonyme dans les toilettes pour hommes, Frau Volckmer expose simultanément l'objectif de l'ingénierie sociale juive qui a été imposée aux femmes allemandes après la guerre et le subvertit en le révélant en tant que fantasme juif.  Toutes ces cochonneries sont simplement la manière passive-agressive de Frau Volckmer de briser le tabou juif en Allemagne, un pays où l'on va en prison si un Juif n'aime pas ce que l'on dit.

 

Manifestant le même état d'esprit passif-agressif que celui qu'elle partage avec le pape Benoît XVI, Mme Volckmer décrit le Dr Seligman comme un "médecin juif respectable", qui se masturbe devant "des petites images de notre défunt Führer".  Le portrait que Volckmer fait du Juif en tant que dégénéré sexuel rappelle celui de Magnus Hirschfeld et aurait pu sortir tout droit des pages de Der Stürmer; mais dans le monde à l'envers de la Bundesrepublik dans lequel Volckmer a grandi, la déviance sexuelle est devenue la norme, ce qui en fait un "déguisement" bien plus efficace, permettant à Volckmer de se fondre dans la foule déviante après avoir dit au Dr Seligman que "Rien ne me rendrait plus heureuse. ... que si vous aviez une photo différente d'un nazi différent pour chaque jour de la semaine, réclamant ce qui vous revient si légitimement, éjaculant sur leurs petits visages impassibles."

 

Et qu'est-ce qui "lui revient si légitimement i" ? Est-ce la culpabilité collective pour ce que les Juifs ont fait aux Allemands ? Comme le soulignait Bacque, "Personne, nulle part, n'a fait remarquer que cinq à six millions de personnes supplémentaires ont entièrement disparu de la population allemande sans note, ni explication. Aucun historien, qu'il soit britannique, français, russe, américain, canadien ou allemand - pas même un historien allemand - n'a fait de remarque à ce sujet. Des millions de personnes disparaissent sous la domination des Alliés, et personne ne le remarque." 

 

Après des années de répression, la vérité éclate au grand jour, rendant la conclusion de la novella de Volckmer aussi inéluctable qu'inexprimable : l'Holocauste est un fantasme sexuel créé par des Juifs culpabilisés pour dissimuler leur tentative d'extermination du peuple allemand dans la période suivant immédiatement la Seconde Guerre mondiale. Ce récit a également été concocté pour dissimuler les crimes de guerre des Alliés, mais cette dissimulation est en train de se déliter. Les ossements de ceux qui sont morts dans des fosses communes non répertoriées remontent aujourd'hui à la surface de la conscience allemande, car comme l'a dit un jour Sigmund Freud, le psychiatre juif par excellence, le refoulé revient toujours. ****

* "La Bite juive", titre de la traduction française du roman The Appointment (2020) parue en septembre 2021 chez Grasset. Voir https://www.grasset.fr/livres/jewish-cock-9782246823179  et https://www.rfi.fr/fr/culture/20210905-l-allemande-katharina-volckmer-secoue-la-rentr%C3%A9e-litt%C3%A9raire

** La Novella relate plusieurs événements en rapport avec l’intrigue principale, tout en apportant du relief avec des personnages plus nombreux que dans la Nouvelle. Bien que le développement de l’univers et des protagonistes soit moins approfondi qu’un Roman, la Novella offre, par son récit plus concis, un rythme plus intense dans la narration. On peut citer quelques œuvres majeures : « La ferme des animaux » (Georges Orwell),« L’étranger » (Albert Camus) , « Je suis une légende » (Richard Matheson), ou encore « La guerre des mondes » (H. G. Wells). https://chlodiongossart.fr/2020/10/11/la-novella-un-genre-litteraire-atypique/

*** "Joseph Ratzinger était un adolescent qui avait été enrôlé dans la Wehrmacht à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Après sa défaite, le peuple allemand a été soumis à rien de moins qu'un génocide aux mains des Juifs qui cherchaient à l'affamer jusqu'à la mort sous le couvert du plan Morgenthau, du nom du secrétaire juif au Trésor de Franklin Delano Roosevelt, Henry Morgenthau. Joseph Ratzinger vécut l'hiver 1946-47, connu sous le nom de Hungerjahr [l'époque de la famine] lorsque le cardinal Frings de Cologne avait déclaré au peuple allemand qu'il avait le droit de s'approprier la nourriture des entrepôts alliés et le charbon des trains alliés pour se défendre de l'agression [juive]. Il ne mentionnait pas les Juifs, mais chaque Allemand vivant à cette époque savait que Morgenthau était un Juif, et chaque Allemand savait que ce qu'il voulait pour le peuple allemand n'était rien de moins que son extinction. Germania delenda est ! Theodor N. Kaufman avait écrit avant la guerre un livre intitulé Germany Must Perish, qui appelait à la destruction biologique du peuple allemand, et la tentative de Morgenthau de faire mourir les Allemands de faim était la première étape de sa mise en œuvre. 

Joseph Ratzinger avait 20 ans en avril 1947, juste au moment où le Hungerjahr se terminait et à peu près au même moment où l'élite WASP, qui était encore en charge de la politique étrangère américaine à l'époque, abandonna le plan Morgenthau et le remplaça par le plan Marshall, reconnaissant ainsi tardivement que l'Amérique avait besoin des Allemands comme rempart contre le communisme dans la nouvelle guerre froide. L'ingénierie sociale qui suivit le plan Morgenthau abandonné était encore plus impitoyable car elle était basée sur la subversion systématique de la morale allemande par l'introduction de la pornographie, comme je l'ai documenté dans le chapitre "Werner Heisenberg et la science juive" de mon livre Logos Rising. Des Juifs comme le psychiatre new-yorkais David Mardechai Levy étaient également chargés de cette nouvelle forme plus "bénigne" d'ingénierie sociale. L'ingénierie sociale américaine a conduit à la campagne contre le Volkswartbund, qui était la version allemande de la Légion de la décence, et l'effondrement de cette organisation a été suivi d'une vague de pornographie qui a gravement porté atteinte à la morale allemande.

Ratzinger savait tout cela et il était en même temps profondément ambivalent. Ressentant à la fois la culpabilité qui lui était imposée par l'ingénierie sociale menée par les juifs et le ressentiment des Allemands face à la corruption des mœurs allemandes que certains avaient également provoquée en instrumentalisant cette culpabilité, Ratzinger s'est engagé dans un comportement passif agressif du type de celui qui caractérisait Summorum Pontificum, ressuscitant la liturgie latine mais ne faisant pas traduire ses passages les plus controversés [particulièrement ceux du rite  du Vendredi saint, invitant les juifs à la conversion] dans les langues vernaculaires." ("Quis custodiet traditionis custodes?", par E. M Jones, in Culture Wars septembre 2021, p. 28. Voir également L'esprit révolutionnaire juif, par E. M. Jones, p. 1063-1067 Éditions Saint-Rémi, 2019.

*** * Sources des citations :

https://www.welt.de/kultur/literarischewelt/article232878913/Katharina-Volckmers-Debuetroman-Der-Termin.html  Les traductions de l'allemand vers l' anglais sont de l'auteur, E M Jones.

http://www.tabletmag.com/jewish-arts-and-culture/167406/lars-von-trier-nymphomaniac

http://www.signandsight.com/features/465.html.

https://www.huffpost.com/entry/lars-von-trier-im-a-nazi-_n_863512

https://dieunbestechlichen.com/2021/07/die-flut-und-die-rheinwiesenlager-ein-zusammenhang/

https://mail.google.com/mail/u/2/#inbox/FMfcgzGkZszPvgBwskBXkQQmpWDsQTMT?projector=1

James Bacque, Crimes and Mercies, 1997.

https://kreis-ahrweiler.de/nachpruefbare-fakten-zu-rheinwiesenlagern-genannt/

https://www.blick-aktuell.de/Linz/Kein-Massensterben-imRheinwiesenlager-1945-30254.html

 

Original: Culture Wars Magazine, octobre 2021

Traduction: MP