Les Quatre Aveugles

Publié le 14/08/2018

  • Les Quatre Aveugles

 par Israël Adam Shamir

[Original anglais ici: ZGram - 1/27/2003 - "Shamir: Four Blind Men" - Zundelsite ]

Le règne des victimes, une critique de la prééminence juive en Amérique

Notre compréhension du monde commence par la juxtaposition d’observations toutes simples. Quatre aveugles décrivent un animal qu’ils ont rencontré: “On dirait une colonne…” “Non, c’est plutôt un serpent…” “Non, dit un troisième, c’est un tonneau!…” “Absolument pas”, rectifie le quatrième: “c’est une dent, et elle est énorme!” Leurs impressions personnelles ne valent pas grand-chose tant qu’un homme voyant et clairvoyant ne les aura pas intégrées et n’en aura pas tiré l’image d’un éléphant. Les diverses manifestations de l’esprit juif ont produit une cascade d’impressions diverses et variées défiant toute tentative de les intégrer. Les juifs sionistes ont créé en Palestine une société de castes rigides, une espèce de pièce montée, dans laquelle les indigènes sont exclus, les travailleurs “hôtes” importés n’ont aucun droit, l’armée et l’appareil sécuritaire contrôlent absolument tout et un simple appel à l’égalité disqualifie celui qui le lance et lui interdit tout accès à un poste dans la fonction publique. Les financiers mondialistes émules de George Soros, partisans de la Société Ouverte de Karl Popper, ont proposé et créé d’autres systèmes encore.

On peut percevoir enfin certains points communs entre les activités de magnats des médias juifs, de producteurs de Hollywood, de directeurs de musées, de marchands d’oeuvres d’art, d’activistes des droits de l’homme, de banquiers de New York et d’idéologues néoconservateurs de Washington. Ces observations sont valides et importantes; mais il faut maintenant les rassembler et les systématiser afin de préparer le terrain à un homme clairvoyant qui sache dessiner l’éléphant. Ce n’est pas là tâche aisée, car s’il est un article de foi, dans notre monde contemporain, c’est bien le suivant: “Un éléphant jamais tu ne dessineras”. C’est la féroce opposition juive à une telle entreprise qui fait que ce commandement est unanimement respecté.

Cette tâche interdite et éléphantesque a pourtant été entreprise par l’anonyme (et vraisemblablement collectif) auteur de Lorsque règnent les victimes: une critique de la prééminence juive en Amérique [ouvrage que nous désignerons par l’Auteur dans la suite de ce texte]. Il s’agit d’une recension de différentes activités juives, sur plus de deux mille pages. Ce travail, en cours de réalisation, est consultable sur le site www.jewishtribalreview.com, site sur lequel il restera vraisemblablement encore un certain temps, car sa taille est sans doute l’une des raisons, parmi d’autres, qui font que cet ouvrage ne sera sans doute pas publiées sur papier avant bien longtemps. Présentant le défi qui l’a incité à l’écrire, ’auteur écrit: “Dans les ‘sociétés libres’,quiconque veut écrire des oeuvres attaquant le christianisme et les publier peut le faire. Il  en va de même pour des oeuvres attaquant le ‘révisionnisme historique’ de l’afrocentrisme; déconstruisant les mythes de l’hindouisme; diffamant le pape; moquant les républicains, les démocrates, les communistes, ou n’importe quelle idéologie;

présentant l’islam dans son ensemble comme un terreau pour l’irrationalité et le terrorisme; on peut écrire des volumes entiers au sujet de la ‘conspiration’ économique japonaise, envoyant ses tentacules dans le monde entier;vilipender l’ensemble de l’entité nébuleuse connue comme l’ ‘establishment blanc’ ainsi que quiconque est censé en faire partie en raison de la couleur de sa peau. Mais, curieusement, dans la vaste multiplication des moteurs de déconstruction de tout et n’importe quoi, on ne saurait critiquer le domaine sacro-saint de l’histoire, de la politique et de l’identité juives, à moins que le critique tienne absolument à se voir marginaliser et tenir à l’écart de tous les emplois, ou encore soit prêt à se voir traîné dans la boue et présenté comme un ‘antisémite’ plein de haine et méprisable, disposé à risquer de perdre son boulot et à être catégoriquement jeté dans la poubelle morale et intellectuelle de la société, poubelle réservée aux émules des nazis et du Ku Klux Klan.

Le discours biaisé si pertinemment décrit par l’Auteur induit une énorme anxiété chez les Américains d’origine juive, les sépare de leurs compatriotes gentils et, ce qui est encore plus regrettable, contribue aux pertes de vies en Palestine. C’est pourquoi une belle et bonne nouvelle

déconstruction de l’histoire juive, de la politique, de l’identité, de la religion et de la tradition juives, est sans doute nécessaire, particulièrement après que les œuvres critiques des années 1920 et 1930 soient tombées en obsolescence.

L’Auteur a donc mis ses pas dans la voie tracée par les professeurs Albert Lindemann (de l’université de Californie), Kevin Mac Donald (de l’Université d’État de Californie), Israël Shahak (de l’Université hébraïque de Jérusalem), Elliott Horowitz, ainsi que d’autres chercheurs.

L’Auteur a rassemblé une quantité énorme de données, de faits et d’opinion, parfois triviaux, parfois pertinents. La bibliographie de l’ouvrage est colossale, comme s’il avait été produit par le département d’études juives de quelque université américaine richement dotée. Il ne déparerait pas, sur un rayonnage, à côté de l’Encyclopaedia Judaica.

Sévèrement abrégé, il serait plus lisible, tout en restant impressionnant. Dans sa forme exhaustive, on pourra s’y reporter avec profit à chaque fois que surgit un débat sur l’influence juive dans la politique ou les médias américains.

Ainsi, le récent débat entre Neumann et Blankfort pourrait facilement être enrichi par les multiples illustrations que l’on peut y trouver. Toutefois, cet ouvrage certes intéressant manque de vision, ce qui est tout à fait regrettable. Tout en relevant et en faisant la critique de la “prééminence juive”, il ne donne pas de réponse aux questions primordiales suivantes: Que signifie cette prééminence? Comment s’est elle imposée? Pourquoi? En l’absence de toute tentative d’apporter une réponse à ces questions fondamentales, l’ouvrage demeure une simple base de données, quand bien même elle est incontournable et imposante.

L’Auteur redoute de s’exposer à l’opprobre pour “antisémitisme”, mais ma principale objection est carrément à l’opposé. En substance, l’Auteur est beaucoup trop “juif” dans son aspect général, et pas seulement parce que certaines pages ont tout l’air de véhiculer une auto-publicité juive, en déclinant les biographies de juifs très importants qui ont triomphé. Il est vrai qu’on y trouve, aussi, des listes de juifs opérant dans les secteurs peu orthodoxes de l’escroquerie et du crime, mais il n’y a là rien qui soit véritablement extraordinaire. Isaac Babel a décrit avec bonheur les gangsters juifs d’Odessa, et les aventures des gangsters juifs américains ont été publiées maintes et maintes fois et

sont parmi les polars favoris du lectorat juif. Probablement le mot “tribal” est-il central dans la “judéité” de l’ouvrage et dans son relatif décalage. La conception tribale des juifs est une vision très juive, aujourd’hui promue par un Adin Steinzaltz, autorité talmudique incontestée en Israël. Il

qualifie les juifs de “famille”. Mais cette vision ne nous fournit pas une explication convaincante de l’Ascension des Juifs et de ses conséquences. Si les juifs sont “une tribu”,

une sorte de famille étendue, quel est alors le secret de l’attraction quasi magique qu’ils exercent et de leurs réussites étonnantes? Il existe nombre de “familles”, depuis la mafia sicilienne jusqu’aux Triades de Hong Kong, mais peuvent-elles se mesurer à l’influence juive? Que dis-je: à la place

centrale tenue par les juifs dans le monde occidental? En adhérant à cette vision “clanique” du monde juif, l’Auteur passe à côté de l’idéologie qui anime les juifs. Ainsi, il cite:

“Raphael Patai, un universitaire juif, affirme qu’en dépit de la complexité entourant le problème de nos jours, il n’est pas de meilleure définition du fait d’être juif que celle consistant à dire qu’il n’y a là rien de plus qu’un ‘état d’esprit’.”

Ce à quoi l’Auteur ajoute, avec suffisance: “Mais ce genre d’état (d’esprit), ‘ne suffira pas à vous conférer la citoyenneté dans l’État d’Israël, aujourd’hui, ni même à vous faire accepter dans une quelconque communauté juive, où que ce soit’.” Est-ce vrai? Pas vraiment. L’état d’esprit en question est partagé par Conrad Black, un Gentil qui est devenu un magnat des médias juifs sans avoir dû se livrer à la lame du circonciseur. Aujourd’hui, il est un membre admis et respecté de la communauté juive, et un citoyen d’Israël en puissance. Techniquement, cela est dû à son mariage avec une femme juive, mais en réalité, cela tient encore beaucoup plus à sa mentalité. Beaucoup d’Américains non-juifs partagent cette mentalité. Par ailleurs, un ouvrier ou un paysan né de parents juifs, techniquement éligible à une place dans la communauté juive et au passeport israélien,

mais dépourvu de cette mentalité, serait totalement déplacé dans la communauté juive. En Israël, on trouve de nombreux immigrants d’origine juive qui avaient été totalement déjudaïsés, mais qui ont décidé de venir en Israël. Ils ne trouvent pas leur place dans la société juive, et ils en forment

la marge extérieure, exclue et rejetée.

Tout en rejetant la remarque de Patai, en dépit de sa pertinence, l’Auteur accepte pour argent comptant certaines affirmations juives destinées à tromper l’opinion. Ainsi, il écrit: “Il faut dire que la profonde animosité des juifs à l’égard du christianisme découle de l’accusation selon laquelle

la chrétienté instituée a joué un rôle fondamental dans l’antisémitisme au Moyen Âge”. Il s’agit là du point de vue traditionnel juif, profondément non historique et anachronique. Dans la même veine, l’Auteur aurait pu écrire: “Néanmoins, la profonde animosité de la Juiverie à l’égard des Palestiniens découle de l’accusation selon laquelle les Palestiniens ont joué un rôle essentiel dans

l’antisémitisme.” Dans les deux cas, la Juiverie était à l’offensive, et non pas sur la défensive. Les Juifs ont attaqué les Chrétiens dès l’époque des premiers Apôtres, tout à fait de la même manière qu’ils ont attaqué les Palestiniens en les privant de leurs sources de revenu dès le tout début de l’immigration sioniste. L’Auteur a probablement remarqué son erreur, et il a essayé de la corriger sans rechercher la concordance avec son affirmation précédente: “Le judaïsme nourrissait, bien entendu, une profonde aversion pour le christianisme dès ses prémisses.” Ainsi, le lecteur a le choix entre deux affirmations contradictoires: a) l’animosité juive est une réaction à l’antisémitisme chrétien; b) il s’agit d’une attitude première chez les juifs. L’Auteur continue ainsi, en s’enfonçant de plus en plus dans les marécages des contradictions anachroniques: “Le christianisme est une évolution née du judaïsme; il a été fondé et propagé par des juifs mécontents de la manière dont la foi initiale était gérée par leurs dirigeants. “La haine populaire des prêtres du Temple et des riches”, écrit Lenni Brenner, “fournit la base du christianisme, et le Nouveau Testament doit être considéré

comme la dernière en date des productions majeures de l’expression religieuse juive.” Une fois encore, il s’agit là d’un point de vue juif traditionnel, déboulonné par le professeur Israel Yuval.

Aucune étude ni aucune déconstruction de la judéité ne fera sens tant que l’on ne comprendra pas que la Juiverie est née à seule fin de combattre le Christ et le christianisme.

Elle trouva aussi d’autres usages: faire de l’argent et partager une influence. De la même manière, une armée peut être utilisée à des fins multiples, comme par exemple récolter des patates ou éteindre des incendies. Mais cela n’empêche nullement qu’elle ait été créée à la seule fin de faire la

guerre… L’Auteur a collecté énormément de preuves de l’hostilité juive envers la chrétienté, mais il n’a pas compris le rôle fondamental que cette hostilité a joué dans les attitudes des juifs. Et s’il ne l’a pas compris, c’est parce qu’il a adopté la vision “destinée à l’exportation”, fondamentalement

matérialiste, de l’histoire, du monde et d’eux-mêmes qu’ont les juifs. Il cite: “Comme l’a remarqué Mark Twain ui-même, ‘Pour la plupart des gens, par nécessité, le pain et la viande viennent en priorité, et la religion ne vient qu’après. Je suis convaincu que la persécution des juifs n’est pas due au préjugé religieux, tout du moins pas de manière significative’.” Il s’agit là de l’observation erronée d’un Yankee affecté d’une forte myopie. Au cours de l’histoire, beaucoup de gens ont renoncé à leur ration de pain et de viande, à leurs femmes et à leurs enfants, mourant et tuant

autrui pour leur foi. Tandis que la persécution subie par les juifs n’était en rien due à un commandement religieux, l’assaut incessant des juifs contre la chrétienté ne peut être

compris en dehors de ce cadre.

Les juifs promeuvent une vision tribale, car celle-ci semble tout à fait bénigne et de nature à dissuader les transfuges éventuels: pourquoi en effet quelqu’un voudrait il fuir sa propre tribu à laquelle il appartient en vertu de sa naissance? Encore une fois, s’il s’agissait simplement d’une

tribu, la position qu’y occupent ses différents membres n’aurait aucune espèce d’importance. La vision de la Tribu permet aux juifs de revendiquer comme leurs aussi bien les Apôtres que Karl Marx, ainsi que beaucoup d’autres personnages remarquables d’origine juive. Cette vision

proclame: lorsqu’on est juif, c’est définitif. Toutefois, la réalité est bien différente: il y a deux mille ans, il y avait six millions de juifs, tandis que vers le huitième siècle, ils avaient presque complètement disparu. L’Espagne a réussi à faire disparaître ses juifs. Si les descendants des juifs

étaient juifs, les juifs se compteraient aujourd’hui par centaines de millions. La nature non-tribale des juifs est illustrée par le sort des juifs de Chine. Cette communauté a été assimilée avec succès, et tous les efforts des juifs israéliens et américains pour les ramener à la “conscience juive” ont

été voués à l’échec, car être juif en dehors de l’oekouméné du Christ, cela n’a aucun sens.

En réalité, qu’est-ce qu’un juif? Chacun d’entre nous a en lui-même une petite partie de sa personnalité qui empêche sa liberté d’embrasser (= être avec, ou être semblable au) Christ. Cela peut être l’attachement excessif à ses biens, l’anti-collectivisme, l’athéisme et la rivalité avec Dieu

en tant que Christ, la malhonnêteté, l’élitisme, certaines formes de créativité, le manque de respect pour autrui.

Cela, c’est la petite partie juive qui est en nous. La flamboyante catharsis de l’incarnation, de la mission, de la passion et de la résurrection du Christ a expulsé cette scorie du corps de l’Église. La présence d’une scorie est là pour que nous nous souvenions de la catharsis, et afin de nous aider à contempler Dieu. Etant donné qu’il n’y a d’autre Dieu que Dieu, les rebelles contre Dieu prennent parti pour le Prince de l’Univers, et celui-ci prend leur parti. C’est pourquoi de grands théologiens, depuis Saint Jean jusqu’à Martin Luther,

depuis Mahomet jusqu’à Serge Boulgakov, s’abîmaient dans la contemplation des juifs. Pour eux, les juifs étaient la preuve visible de l’attention que Dieu porte aux Hommes, ils étaient la mémoire vivante de l’Incarnation et un exemple négatif de ce qui peut mal tourner. Dès lors qu’un juif le comprenait et agissait en conséquence, il cessait immédiatement d’être juif. Un gentil qui accepte le comportement des juifs devient un juif. La “prééminence des juifs en Amérique” est une autre façon de reformuler les propos de Marx: “L’Amérique a été judaïsée, et elle a fait siennes les valeurs juives.”

L’Auteur n’a pas compris cette signification spirituelle des juifs et de l’influence juive. L’essence du problème ne relève pas de la tribu, mais bien de l’idéologie. La prééminence de l’idéologie juive et des valeurs juives en Amérique est le véritable problème auquel l’Amérique – et avec elle, le monde entier – sont confrontés. L’Auteur cite les propos d’un exégète juif, Robert Kamenetz: “J’ai commencé à suspecter que l’identité juive, telle qu’elle s’est développée de nos jours en Occident, pourrait bien représenter une barrière réelle qui nous empêche de rencontrer les profondeurs du judaïsme. En d’autres termes, ‘être juif’ pourrait bien vous empêcher d’ ‘être un juif’”. Plus loin, il s’exclame:

“Grands dieux, que peut-on bien faire de cette observation?” Kamenetz (à l’instar de beaucoup de juifs honnêtes et spirituels) a eu l’intuition du fait que l’immersion dans les profondeurs du judaïsme (= le christianisme) conduit au rejet de l’identité juive. Il faudrait soutenir ces gens et les aider à quitter le bercail juif. Les dirigeants juifs ont conscience du danger, c’est pourquoi ils combattent l’Église et font avorter ses efforts visant à sauver les juifs de l’inclination juive. Pour moi, le plus grand accomplissement juif aux États-Unis aura été la proclamation faite à Boston par les Evêques de l’Église catholique selon laquelle les juifs n’ont pas besoin de salut, ce qui réduisait effectivement le christianisme au niveau de “croyance pour goys”. La mentalité juive représente un danger réel pour l’oekouméné tripartite Occident – Russie – Monde musulman. Mais l’approche biologique proposée par l’Auteur ne nous est d’aucun secours. Un des idéologues contemporains du traditionalisme européen, Horst Mahler, grand pourfendeur de la suprématie juive, a mis l’accent sur l’élément spirituel dans ce combat: “Hitler a échoué parce qu’il s’est focalisé sur l’aspect biologique (racial, tribal) des juifs, alors que c’était leur aspect spirituel qu’il aurait fallu combattre. Ce n’est qu’en avril 1945 qu’il reconnut que les juifs représentent une certaine mentalité qui ne saurait être défaite autrement que par l’esprit. La conviction que Dieu n’existe pas, que l’Homme est autosuffisant (l’humanisme) et que le Monde est réalisable sans recours au concept d’Esprit absolu (Dieu), telle est la victoire du judaïsme sur les autres peuples.

C’est la base qui permet de livrer les peuples à la mondialisation et qui les condamne à la destruction. Sans arrière-fond spirituel, l’approche exclusivement tribale de l’Auteur n’offre aucune solution, mise à part celle consistant à singer la stratégie juive.

L’ouvrage Lorsque règnent les victimes sera certainement utilisé, car il représente une riche base de données, après qu’une édition partielle en aura été publiée. Mais l’envergure encyclopédie de l’ouvrage rend certaines erreurs pratiquement inévitables (ainsi, l’Auteur écrit longuement au sujet de la pertinence de Maïmonide, savant et sage juif du Moyen Âge, puis, à la page suivante, il fait allusion à un vieux – mais néanmoins toujours influent – expert ès Talmud, “Rambam””. Il ne se rend pas compte que Rambam et Maïmonide sont une seule et même personne: le rabbin Moshé ben Maïmon. L’Auteur ne maîtrise pas l’onomastique russe, et il confond constamment les noms de famille (familiya) et les patronymes (otjetchestvo). Ainsi, par exemple, il fait référence à “Moisei Solomonovich, chef de la police secrète à Pétrograd”, bien que son nom de famille ait été en réalité Uritsky). Mais la lacune la plus grave, dans ce livre, reste le manque de compréhension de ce qu’il faudrait impérativement changer.