Bilan du colloque "Les violations des droits de l'homme en Libye"

Publié le 14/12/2018

  • Bilan du colloque

La Journée libyenne des droits de l'homme, le 13 décembre 2018

À l'occasion de l'anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui passe chaque anné inaperçue, nous fermons les yeux sur les terribles violations des droits du peuple libyen, pratiquée au nom de la démocratie et de la protection des civils, détruisant un État souverain et après avoir éradiqué complètement son infrastructure en le privant de sa liberté, et sa sécurité.

Le peuple libyen a été victime d’un complot bien organisé par tous les moyens ; des médias aux finances, en passant par des hommes corrompus. Les institutions de la communauté internationale au nom de la légitimité internationale, ont livré la Libye aux institutions spécialisées dans le pillage, le vol et  la destruction.

La Déclaration universelle des droits de l'homme affirme le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le droit des individus de vivre dans la dignité, sans pressions politiques, économiques et sécuritaires.

Le programme de soi-disant protection des civils pratiqué en Libye, décidé par le Conseil de sécurité des NU et appliqué par l’OTAN, la cour pénale international et plusieurs pays, a-t-il abouti à ce que le peuple libyen cherche à réaliser ?

La situation actuelle dans laquelle le peuple libyen vit, qui est marquée par l'insécurité, la détérioration de la situation économique, la violation de la souveraineté, la confiscation et de vol de fonds, des avoirs, et l'intransigeance de la Cour pénale internationale (CPI) pour poursuivre les Libyens, viole la Déclaration universelle des droits de l'homme et des peuples et les autres chartes de droits de l’homme.

Nous appelons les peuples du monde, dans tous ses entourages institutionnels et gouvernementaux, à s’arrêter devant la scène libyenne et nous leur rappelons, par le biais de cette conférence, la situation catastrophique et la violation grave des droits de l’homme en Libye à travers les interventions suivantes :

1- L'intervention de l'OTAN en Libye en 201, une violation grave du droit des peuples à disposer d’ eux-mêmes,( Robert Charvin, professeur de droit, auteur de Mouammar Kadhafi, une tentative pour changer le monde)

2- La Cour pénale internationale et la question libyenne, (Ceccaldi, avocat international)

3- Statut juridique des fonds libyens gelés, (Mazri Haddad)

4- Droits de l'homme et médias mensonge, (Michel Collon, Journaliste et chercheur)

5- Exposé par vidéos de Fergoug Nawel, juriste, sur les tortures commises contre hommes, femmes et enfants libyens, fimées par les tortionnaires eux-mêmes, de 2011 à aujourd’hui.

Texte ci-dessous rédigé par le Magazine Ngambo Na Ngambo sur 30 novembre 2018. Publié dans Nsango-Etats Unis d’Afrique

 

Premières réactions dans la diaspora africaine en Allemagne, en Belgique, en France, en Italie, au Portugal, aux USA et en Grande-Bretagne.

« Hélas, c’est aussi à Paris que la visibilité médiatique pour détruire cet être humain avec son Etat africain et des Noirs africains, a tourné beaucoup plus en boucle. Ainsi ce colloque est très attendu par nous et par des amis des peuples africains car cette guerre des Français Sarkozy et Bernard Henri Levy et de l’Otan a freiné un bon développement de l’Afrique avec leur destruction de la Jamahiriya Libyenne. Voyez des Noirs vendus comme esclaves. Regardez des femmes africaines noires violées et torturées dans des prisons libyennes de Misrata, Syrte…par des “officiels” libyens mis en place par des interventions de l’OTAN… L’État en Libye est détruit et n’existe plus.

Des Sénégalais, Maliens, Mauritaniens, Nigériens exécutés car ils sont des Africains noirs. Les conflits armés dans le Sahel. Des maladies à cause de l’OTAN responsable des bombes à l’uranium appauvri. Des foules des Africains emprisonnés illégalement Misrata, Sabrata, Tripoli… Des pertes des emplois… Il n’y a jamais eu des regrets ou excuses de Sarkozy ni du parlement français comme le cas ici en Grande-Bretagne… ».

Ce sont ces genres de propos que nos journalistes kamite panafricains du MAGAZINE NGAMBO NA NGAMBO ont recueillis auprès des Africaines et Africains de la diaspora. 

L'avocat français Ceccaldi Marcel. Archives
avocat.

L’avocat français Ceccaldi Marcel. Archives avocat.

Guide Mouammar Kadhafi avec le Livre Vert: héros
africain toujours populaire dans des pays africains et
la diaspora. Il disait "l'Afrique, c'est mon
pays".

Guide Mouammar Kadhafi avec le Livre Vert: héros africain toujours populaire dans des pays africains et la diaspora. Il disait “l’Afrique, c’est mon pays”.

Lors du colloque, outre les auteurs invités, on a aussi écouté: son Altesse Sixte de Bourbon Parme, qui incarne la France de toujours, de justice et d'honneur, celle que continuent à vénérer les étrangers, ainsi que plusieurs représentants de la lutte pour les droits de l'homme et journalistes des deux Congo, Ginette Skandrani, Olivier Pierre Combelles, et plusieurs autres spécialistes. tous ont insisté sur les droits économiques et sociaux bafoués en Libye, outre les droits individuels à la liberté, à la sécurité et à la dignité.La famille Kadhafi avait transmis le communiqué suivant:

Communiqué de presse 

La famille du leader martyr Mouammar Kadhafi se demande aujourd’hui où est la parole de la communauté internationale face à la situation en Libye : car elle est blessée, comme tant d’honorables familles libyennes, parmi lesquelles ont été sacrifiés tant de martyrs, de prisonniers et de personnes déplacées. Les évènements en Libye sont dominés par l’aggravation du rôle des milices et de groupes terroristes, le déplacement systématique et forcé de la population, l’effondrement complet du système étatique, la propagation d’une corruption sans précédent et la détérioration des conditions de vie, la prolifération des armes, des prisons secrètes et autres, dans lesquelles sont commis des crimes contraires aux valeurs et à la morale humaine ; tout cela semble invisible et inaudible à la communauté internationale qui est pourtant intervenue en 2011 en Libye sous le prétexte de la protection des civils. 

Déclaration:

Premièrement : la famille du leader martyr Mouammar Kadhafi demande à la communauté internationale et à ses institutions compétentes d’ouvrir immédiatement une enquête sur l'assassinat de Mouammar Kadhafi et de ses compagnons, comme avait été créé un tribunal international spécial pour enquêter sur l'assassinat du président libanais Rafic Hariri ; elle demande que soient prises les mesures nécessaires pour récupérer leurs dépouilles. Nous demandons aussi l’ouverture d’une enquête sur les crimes commis par l’Otan contre des civils désarmés et non protégés et d’enquêter sur la nature des opérations militaires entreprises en regard des résolutions 1973 et 1970 du Conseil de sécurité de l’ONU.

Deuxièmement : la famille du leader martyr Mouammar Kadhafi appelle les Nations Unies, sa Mission spéciale en Libye, ainsi que son Groupe de travail contre les arrestations arbitraires et son Conseil des droits de l’homme à Genève, à intervenir pour libérer Alssaidi Mouammar Kadhafi de la détention arbitraire dont il fait l’objet. Celui-ci a été acquitté par la justice libyenne depuis plusieurs mois, mais cette décision n'a pas été appliquée jusqu’à  maintenant. Le Groupe de travail des Nations Unies a appelé expressément à sa libération en avril 2016. Nous demandons à ce que toutes les parties concernées assument leur responsabilité légale et morale dans cette situation. Nous leur demandons également de prendre toutes les mesures nécessaires pour libérer tous les prisonniers et détenus incarcérés depuis plus de sept ans dans des prisons, sans procès ni même inculpation, et la prise en charge du dossier des disparus et des déplacés par la force dans le pays et à l’étranger, ainsi que la réparation des dommages matériels et moraux subis par les victimes.

Troisièmement : la famille du martyr Mouammar Kadhafi rejette absolument le maintien des membres de la famille sous le régime de sanctions internationales infondées, inutiles, et qui pénalisent des femmes et des membres de la famille sur leur simple nom de famille, et sur des allégations vagues, alors qu’il y a des gens qui constituent des risques bien réels pour la paix et la sécurité en Libye, des terroristes, des milices illégales qui continuent à commettre des crimes impunément, et des individus corrompus qui continuent à piller les ressources de la Libye.

Quatrièmement, la famille du leader martyr Mouammar Kadhafi exprime son souhait que la Cour pénale internationale s’engage à respecter la décision de l’autorité judiciaire nationale libyenne et reconnaisse l’amnistie et la libération de Dr Saif al-Islam. Celui-ci a été jugé en Libye conformément aux procédures judiciaires reconnues par les lois et tribunaux libyens, et à la loi d'amnistie générale n° 6 de 2015 promulguée par le Parlement Libyen le 28 juillet 2015 applicable actuellement par les tribunaux

La famille du martyr rappelle le rôle joué par Saïf al-Islam, l’homme pacifiste et instigateur des programmes de défense des droits de l'homme en Libye. Il a contribué au lancement du processus de réconciliation nationale et au dialogue et à la libération des prisonniers dans leur pays ainsi qu'à la libération de nombreux otages enlevés en Libye, de différentes nationalités, dans différents pays. C’est un civil, et n’a jamais été un chef militaire comme le prétendent indument certains journalistes malhonnêtes. Le procureur de la CPI devrait ouvrir une enquête  sur les crimes qu’il a dénoncés dans son rapport sur la Libye. Il devrait cesser de persécuter Saïf, et reconnaître le verdict des autorités judiciaires libyennes.

 Cinquièmement : la famille du leader martyr Mouammar Kadhafi exprime ses regrets devant le silence de la communauté internationale, de la Ligue arabe, de l’Organisation de la conférence islamique et des organisations de défense des droits de l’homme dans l’affaire de l’otage du sectarisme Hannibal Kadhafi, qui a été kidnappé en République arabe syrienne le 11/12/2015 et transféré au Liban où il a subi la torture ; sa détention s’est prolongée jusqu’à maintenant  sous prétexte de l'affaire de M. Musa al-Sadr, alors qu’Hannibal n'avait pas trois ans à l’époque des faits, sur lesquels nous réclamons  aussi des éclaircissements.

Sixièmement : la famille du leader martyr Mouammar Kadhafi appelle tout le peuple libyen, dans toutes ses composantes dans le pays et à l'étranger sans exception, à remplir leur devoir national, et à tenir une conférence nationale sur le sol libyen. Nous ne nous considérons pas les gardiens du peuple libyen, et n’aspirons pas au pouvoir. Mais nous voulons que le la Libye tourne la page, et que le peuple libyen travaille ensemble dans le plein respect de ses droits égaux, en retenant les leçons des erreurs et des réussites grandioses du passé. Nous croyons que le chemin vers la réconciliation, la sécurité et le salut dépend à la fois de la volonté du peuple libyen et des tribus, et de leurs droits de poursuivre des objectifs communs sans interférence. Souveraineté, progrès et développement iront de pair. Seuls les Libyens sont autorisés à choisir leur destin et leur avenir. Si la mission de l’ONU en Libye est sérieuse, elle doit écouter la  représentation des tribus et les représentants des organes sociaux. Ceux-ci, ainsi que les tribus, sont conscients des problèmes et sont capables de trouver des solutions à la crise libyenne. Mais cela n’est pas possible tant que les gens au pouvoir ne poursuivent que leur propre intérêt ou la soumission à des objectifs étrangers.

Enfin, comme nous l’avons signalé, la famille du martyr Mouammar Kadhafi appelle la communauté internationale par toutes ses organisations à assumer sa responsabilité juridique, morale et humanitaire, et elle exhorte les médiats en particulier ceux qui sont sincères à traiter sérieusement de ces problèmes.

 

Fait à Paris, le 13/12/2018

 

 

 


 

Michel Collon, célèbre journaliste belge : présent
au colloque du 13 décembre 2018. Archives Michel
Collon.

Michel Collon, célèbre journaliste belge : présent au colloque du 13 décembre 2018. Archives Michel Collon.

Lilo Miango/Rédaction de Paris.
Illustrations: archives Jamahirya Libyenne.
Photos: archives.

(1) C’est écrit en langue internationale Lingala car le MAGAZINE NGAMBO NA NGAMBO apporte une contribution à la promotion des langues africaines.