Notre dossier Ilich Ramirez Sanchez "Carlos"

Publié le 20/06/2015

  • Notre dossier Ilich Ramirez Sanchez

Dossier « Carlos » récupéré sur le site www.plumenclume.net , par ordre à peu près chronologique (voir www.archive.org). A noter : en cliquant + Ctrl sur chacun des titres listés tout en bas de cette page, on accède directement à chacun des textes recopiés ici. 

On peut faire parvenir des dons au révolutionnaire "Carlos" en commandant des livres sur plumenclume.org, assorti d'un message précisant que la somme payée doit lui être reversée intégralement. Il remercie toujours personnellement ceux qui lui manifestent leur soutien. La vie est très chère, en prison, et le gouvernement du Venezuela ne l'aide EN RIEN.

 

Portrait de "Carlos", par Maria Poumier

 

Chers amis, je visite régulièrement "Carlos" à la prison de Poissy;

il a une ligne inflexible, pour répondre à toutes les questions qu'on lui pose: ni oui ni non.

S'il a été dans telle ou telle action, terroriste ou révolutionnaire, et avec quel rôle: ni oui ni non?

Mais il se proclame celui qui "a organisé le plus d'attaques contre le pouvoir
sioniste et la défense des palestiniens". 

Toute sa conversation, dont on trouve la version autorisée dans le volume "L'islam révolutionnaire",ed. Rocher[3]

 témoigne d'un angle de vue géo politique et stratégique,assorti d'une très importante culture diplomatique

au sujet de très nombreux pays. Ce n'est absolument pas le profil d'un terroriste, mais celui d'un homme d'Etat. 

Il fait très bien l'equilibre entre les entreprises de type militaire (guerilla), médiatiques, et les argumentaires

pour la médiation diplomatique, et ne vit absolument pas dans le registre de la rancune ou de la vengeance.

Il fera, dès sa sortie de prison, un excellent conseiller et ou négociateur pour des personnalités ayant de hautes responsabilités.

C'est en ce sens que le juge qui l'a recondamné en janvier dernier, en invoquant sa "dangerosité absolue et permanente" a émis quelque chose de sensé.

Ce n'est pas en tant que tueur qu'il est dangereux, c'est en tant que penseur extrêmement agile, ne perdant jamais de vue les moyens à mettre en oeuvre en fonction du but à atteindre.

 

On peut lui faire parvenir des dons en commandant des livres sur plumenclume.org, assorti d'un message précisant que la somme payée doit lui être reversée intégralement. Il remercie toujours personnellement ceux qui lui manifestent son soutine. La vie est très chère, en prison, et le gouvernement du Venezuela ne l'aide EN RIEN.

 

Dernière modification le : 11/11/2013 @ 16:16

 

Articles du commandat Carlos en espagnol, 2000-2001 (1)

Pour l'anniversaire du commandant "Carlos" Ilich Ramirez Sanchez, né le 12 octobre 1949, nous publions une série d'articles de lui, publiés par La Razôn, de Caracas, en 2000-2001.

Bon anniversaire, comandante! Merci de continuer à donner l'exemple de l'endurance, de la clairvoyance, de la responsabilité et de la bonne humeur! Les détenus de la centrale de Poissy, réservée aux condamnés à des peines de très longue durée,commencent la publication d'une revue "Le Poissard"; la spécialiste de l'Amérique latine, toujours solidaire avec Cuba, Maïté Pineiro, y participe, comme "écrivain". Notre ami le commandant Carlos Ilich collabore, bien sûr, avec l'équipe, et contribue à donner de la tenue et du contenu à l'expression des détenus.
Pour commander, écrire à M C de Poissy, SPIP Journal le Poissard, 17 rue de l'Abbaye, 78300 Poissy.

A lire en espagnol: 

1. Le commandant Carlos Ilich s'exprime sur Roger Garaudy

2. Manipulaciôn y censura II: A propos du président Chavez, le 1 07 2001

3. La Fiera, article du 9 juillet 2000, sur le président Assad (père)

4. Septiembre Negro, article publié dans la section "La Bastilla" de La Razôn, Caracas

5. Interview par "Pedro Fernandez", pubvliée dans Punto Final (Santiago du Chili), version intégrale

6. 10 años de guerra

7. Ayatollah Fadl Allah 

8. 27 de junio 1975

 

ant Carlos Ilich Ramirez Sanchez au Venezuela, par le Comité de soutien au commandant Carlos


Comité de soutien au commandant "Carlos" Ilich RamÍrez Sanchez commandantcarlos@yahoo.fr

Objet: Rapatriement du citoyen vénézuélien Ilich RAMIREZ SANCHEZ



Monsieur le Président de la République bolivarienne du Venezuela

Commandant Hugo Chavez Frias

Palais de Miraflores, Caracas, Venezuela. 


Ayant suivi et relayé sur internet le procès Ilich Ramirez SÁnchez, citoyen du Venezuela, qui s'est tenu à Paris en novembre-décembre 2011, nous nous adressons à vous pour vous demander d’intervenir auprès des autorités françaises pour que le commandant Carlos puisse être rapatrié à son pays.

Par ailleurs le commandant Carlos:

- a déjà effectué 17 ans de prison en France

- son procès ayant échoué à prouver qu'il ait commis des attentats en France, il est condamné sur la base d’une appréciation globale de sa "dangerosité constante et absolue".

Le commandant Carlos, par toute sa trajectoire d’anti-impérialiste et de combattant, fait honneur à son pays.

La jeunesse anti-impérialiste française s'est manifestée dans la salle d'audience. Son soutien au commandant Carlos donne la mesure de l'enjeu. La résistance à l'impérialisme occidental a besoin du symbole qu'il représente. Nous avons besoin de lui à vos côtés, dans son pays, dans votre pays outrageusement diffamé par les médias occidentaux. 

Dieudonné Mbala Mbala, président du Comité de soutien au commandant Carlos Ilich Ramirez Sanchez, Paris, 13 janvier 2012.

******

Comité de apoyo al comandante "Carlos" Ilich Ramírez Sánchez

Objeto: Repatriación del ciudadano venezolano Ilich RAMIREZ SANCHEZ 

Señor presidente de la República bolivariana de Venezuela, comandante Hugo Chávez Frías, 

Palacio de Miraflores, Caracas, Veneruela.




Después de seguir y reportar en internet el juicio contra Ilich Ramírez Sánchez que tuvo lugar en París en los últimos meses de noviembre y diciembre 2011, nos dirigimos a Ud. para solicitar su intervención en dirección a las autoridades francesas para que el comandante "Carlos" pueda ser repatriado a su país.

Téngase en cuenta que el comandante "Carlos" 

- ya ha cumplido más de 17 años de prisión en Francia

- además, el juicio no logró demostrar que hubiese cometido atentados en Francia. Al comandante "Carlos" se le condena sobre la base de una apreciación global acerca de su "peligrosidad absoluta y constante"

Por toda su trayectoria de combatiente y antimperialista, el comandante Carlos honra a su patria. 

La juventud antimperialista francesa se manifestó en la sala de audiencia. Su apoyo al comandante "Carlos" da la medida de lo que está en juego a través de su caso. 

La resistencia al imperialismo occidental necesita el símbolo que representa "Carlos". 

Nosotros necesitamos que Ud. lo tenga a su lado, en su propio país, en su patria ominosamente calumniada por los medios masivos occidentales.

Comité de apoyo al comandante "Carlos" Ilich Ramírez Sánchez, París, 13 de enero 2012.

Firma : Dieudonné Mbala Mbala, presidente del Comité.

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Dernière modification le : 23/01/2012 @ 07:59

 

 

 

Le commandant CARLOS a dirigé son procès jusqu'au bout

voir aussi: Communiqué du Comité de soutien au commandant CARLOS

Le 16 décembre, conclusions du Comité de Soutien au commandant Carlos:

Carlos, toujours debout, toujours combattant. 16 ans de prisons dont 10 en isolement ne l'ont pas abattu. Nous avons vu un grand homme derrière une vitre donner des leçons à de petits fonctionnaires de la justice et nous montrer son poing levé en signe de solidarité combattante. Nous te remercions Carlos d'être resté ce que tu es.


Sans surprise, la Cour d'assises a condamné le commandant Carlos à la peine maximale. Concrètement, dans la mesure où celui-ci a déjà purgé 16 ans de prison, dont 10 à l'isolement, cela signifie qu'il doit être libéré dans 2 ans. Les révolutionnaires du monde entier s'en réjouissent, dans la mesure même où le président de la cour d'assises a justifié sa sévérité en invoquant "l'extrême dangerosité actuelle, asbolue et constante" de l'accusé. Effectivement, à 62 ans, le commandant Carlos est dans la force de l'âge, son sens politique s'est aiguisé, son expérience du combat s'est décantée, et il est parfaitement à jour dans sa réflexion. Son livre "L'Islam révolutionnaire", publié par les éditions du Rocher, avait déjà étonné par la solide culture, ainsi que par l'équilibre mental et moral qui se dégageait des raisonnements de l'auteur. Lors de sa prise de parole ultime, la défense du colonel Kadhafi par le commandant Carlos l'a couronné comme le dirigeant de la résistance anti-impérialiste de la nouvelle étape qui s'ouvre. Ce n'est pas lui qui tomberait dans les pièges tendus aux dirigeants arabes pour les livrer à Israël, par la corruption ou la vanité. Le Commandant Carlos est-il responsable de la disparition de tous les documents originaux le concernant, dans les archives des services secrets de l'Allemagne, de la Hongrie, de la Roumanie, de la France, et de divers pays africains, qui auraient dû servir à le condamner "dans les règles de l'art"? C'est peut-être le sentiment du magistrat qui a mentionné sa dangerosité "absolue et constante"...

Quant à nous, nous constatons la dangerosité "absolue et constante" du système occidental impérialiste et sioniste. Les avocats de la défense auraient pu retourner le procès et accabler les autorités françaises pour leur complicité dans les actions terroristes les plus impitoyables, à seule fin de piller les populations et de les soumettre aux intérêts américano-sionistes, dans chacun des pays où le commandant Carlos a exercé ses talents de chef d'opérations militaires dans une guerre inégale, où les victimes n'avaient guère le choix des armes. 

Désormais, avec les prouesses de la technologie en matière de contrôle policier de la population, les armes de la résistance ont évolué aussi. L'excès de transparence, autour de l'échappée belle de l'internet, hors du contrôle de ses concepteurs du Pentagone, transparence qui a été enivrante pendant quelques années, remet à l'ordre du jour l'inventivité en matière de camouflage et de clandestinité. Comme les bandits légendaires, le Commandant Carlos a su faire croire qu'il était doué d'ubiquité, et que, champion mondial en matière d'organisation d'attentats, il était abonné à la victoire "absolue et constante". Mais ce sont les peuples bafoués qui présentent une "dangerosité absolue et constante"pour les usurpateurs de la représentation nationale. Avec les peuples épris de justice et de vérité, avec de nouvelles méthodes, avec les conseils des combattants expérimentés, le combat continue.


A la place de Carlos, 
par un adorateur du Droit


Durant les six semaines du procès qui vient de s’achever sur la condamnation à perpétuité d’Ilich Ramirez, alias Carlos, l’on a vu le principal intéressé, Ilich Ramirez en personne, diriger tout le procès, avec pour seul et unique véritable opposant, Maitre Szpiner, l’un des avocats des parties civiles. Dans le fond, ce rôle actif, joué par l’accusé lui-même, s’explique, je pense, par l’ardent désir dont est animé Ilich Ramirez : celui de faire honneur a son père.

Il l'a honoré par sa vie entière, en réalisant l'idéal du Communiste, du Révolutionnaire professionnel, que son père avait placé en lui, comme en ses deux autres fils, les prénoms qu’il leur a choisi en témoignent : Vladimir pour l’aîné, Ilich pour le cadet, Lénine pour le puiné...

Mais Ilich veut honorer son père une seconde fois, en devenant à l'image exacte de ce dernier, un grand, un très grand tenor du Barreau. C'était d’ailleurs très exactement le destin, il faut s'en souvenir, que son père lui avait tracé. Il le destinait en effet à l’étude du Droit, et voulait en faire un avocat. En somme, par sa vie aventureuse, Ilich a désobéi à feu son père. Il obéit aujourd’hui, en se faisant son propre avocat : Ilich Ramirez, avocat de Carlos.

Car il faut bien faire remarquer, tout de même, leur talent propre étant hors de cause, que Coutant et Vuillemin, les deux avocats français commis au procès, ont pour point commun d'avoir tous deux été les collaborateurs de grands tenors. Vergès, excusez du peu, pour l'une, Varaut pour l'autre. L'un comme l'autre, curieuse récurrence, ont été recommandés a Carlos par des clients de leur patron : Kopp, cliente de Vergès, a recommandé Coutant à Ilich ; Papon, client de Varaut, a recommandé Vuillemin à Ilich. Ilich Ramirez, successeur de son père, mais aussi rival de Vergès et de Varaut réunis (avec, notons, dans le cas de Vergès, cette plus-value, de lui avoir volé, avec sa collaboratrice, son client le plus prestigieux...).

Ilich Ramirez, avocat de Carlos : la schize est fondée dans le procès même. Parce que l'on ne peut se défendre soi-même. Et l'on ne peut se défendre soi-même, parce que l'on ne saurait être à soi-même son propre juge. Le commandement suprême de la philosophie n'était pas "ne jugez point", mais "ne vous jugez pas vous-même". Tel est le véritable fondement de toute sagesse. Or, l'avocat est un juge. Il est la conscience du juge. Il est sa voix intérieure, son alter ego. Le procès exigeant d’ailleurs que cet autre soit incarné par deux entités distinctes, tenant des discours contradictoires : l’un qui accuse, l’autre qui défend. Il faut en arriver au principe fondamental de la procédure, au contradictoire, pour comprendre le drame de ce procès.

Quant à l'accusé, dans un procès, il n'a aucun rôle à jouer. Il assiste, de l'extérieur, à une scène qui le concerne, certes, mais dans laquelle il n'a pas de place. C’est ce que prévoit le Code de procédure pénale. Il ne parle que lorsqu’on l’interroge. Il ne peut poser de question que par l’intermédiaire du président. S’il trouble l’ordre à l’audience, il est expulsé. Et son avocat ne partage en aucune façon cette place d’accusé. C’est pourquoi Ilich Ramirez, bien contraint d’être avec son client dans le box, ne voulait pas rester à la place de Carlos.

Ce n'est pas ce que l'on a vu pendant ces six semaines. Ilich Ramirez a dirigé tout le procès, avec pour seul et unique opposant Maitre Szpiner, qu'il érigeait ainsi en juge... Mais c'est encore un autre problème.

15 décembre 2011, journée du verdict

Peine maximale, mais Carlos fait appel:


http://www.francetv.fr/info/avant-le-verdict-de-son-proces-les-dernieres-provocations-de-carlos_39577.html

Avant de se retirer, la cour a écouté le Vénézuélien se livrer durant cinq heures à une revue critique de son procès "bâclé" selon lui.
La cour d'assises spéciale de Paris qui juge Ilich Ramirez Sanchez alias Carlos pour quatre attentats commis en France il y a trente ans s'est retirée pour délibérer jeudi soir après un procès de six semaines et devrait rendre son verdict dans la soirée.
Le parquet général a requis contre le Vénézuélien de 62 ans, qui purge déjà une peine de prison à vie, une nouvelle condamnation à la réclusion à perpétuité assortie de 18 ans de sûreté pour ces quatre attentats qui ont fait 11 morts et près de 150 blessés en 1982 et 1983.

C'était la peine maximale qui pouvait être requise par le ministère public qui a souligné "l'extrême dangerosité actuelle, asbolue et constante" de l'accusé.

Jugé pour la première fois pour des actions terroristes présumées, il est accusé de les avoir organisés pour obtenir la libération de sa compagne allemande Magdalena Kopp et du Suisse Bruno Breguet, tous deux membres de son groupe, arrêtés à Paris en février 1982 avec des armes et des explosifs.

Le 29 mars 1982, une bombe explosait dans un train Paris-Toulouse; le 22 avril 1982, c'était au tour d'une voiture piégée devant le siège du magazine Al Watan Al Arabi, rue Marbeuf à Paris. Les deux autres attentats ont été perpétrés le 31 décembre 1983 en gare Saint-Charles de Marseille (sud-est) et contre un TGV Marseille-Paris.

Carlos, qui dès le premier jour des débats s'est érigé en "révolutionnaire de profession" avant de se qualifier de combattant au "sang-froid irréprochable", n'a jamais voulu se déclarer ni coupable ni innocent des faits qui lui sont reprochés.

Avant de se retirer, la cour a écouté le Vénézuélien se livrer durant cinq heures à une revue critique de son procès "bâclé" selon lui.

"Vive la révolution!", "Allah Akbar!", a-t-il lancé à la fin poing levé imité par une quinzaine de ses soutiens qui ont revendiqué leur appartenance au "New black panther party". Il avait auparavant conclu son soliloque en sanglotant sur la lecture d'un document présenté comme "le testament de Mouammar Kadhafi", un "homme qui a fait plus que tous les révolutionnaires comme nous dans le monde".

http://www.lalibre.be/actu/international/article/706821/proces-carlos-la-cour-delibere.html

La plaidoirie de Me Vuillemin: "Osez acquitter Carlos": 

"Vous avez une occasion unique, spectaculaire de frapper très, très fort en fracassant ce dossier virtuel au nom d'une certaine idée de la justice", a lancé Me Vuillemin à la cour.

"Parce que vous le pouvez, vous le devez. Osez acquitter Carlos!", a exhorté l'avocat au terme de plus de quatre heures de plaidoirie.

Le Vénézuélien, étrillé ces derniers jours par les parties civiles et le réquisitoire du parquet général, a pu se requinquer à l'écoute, mercredi, de la défense qui a célébré ses mérites révolutionnaires en démontant le dossier d'accusation.

C'est à la "flamme irrationnelle" de son client "héritée d'une longue lignée de révolutionnaires sud-américains exaltés" que Me Francis Vuillemin a commencé par rendre hommage, évoquant son "honneur et sa fierté" de le défendre.

"Dieu sait pourtant que vous n'êtes pas un personnage facile", a-t-il admis, évoquant "la violence verbale", "les colères spectaculaires" de Carlos. Mais, "on vous a insulté, traité de lâche à tant de reprises", s'est offusqué l'avocat.

Mardi, les deux avocats généraux avaient prononcé un réquisitoire accablant contre Ilich Ramirez Sanchez dépeint en accusé qui "n'assume pas" la responsabilité des quatre attentats commis en France en 1982 et 1983 et pour lesquels il est jugé.

Ils ont réclamé le maximum possible pour ces crimes: la réclusion criminelle à perpétuité assortie de 18 ans de sûreté contre un homme à "l'extrême dangerosité actuelle".

Me Vuillemin, préfère voir en Carlos un "frère d'armes pour l'histoire", tandis que son confrère Bernard Ripert célèbre "un glorieux militant aux actions héroïques".

Pour Me Ripert, qui défend l'Allemande Christa Fröhlich jugée en son absence pour sa responsabilité présumée dans l'un des attentats, "une condamnation serait un acte terroriste (...), un attentat qui justifierait à lui seul toutes les luttes de Carlos".

Une condamnation d'autant plus injustifiée, pour la défense, que le dossier "sans aucun témoin ni preuve scientifique" est "un château de cartes qui peut s'écrouler" devant l'analyse de "magistrats impartiaux".

Au premier rang des critiques: "l'absence radicale de fiabilité" des archives des services secrets des ex-pays d'Europe de l'Est qui surveillaient autant qu'ils protégeaient Carlos et son groupe.

Pour Me Ripert, ces retranscriptions d'écoutes ou de notes manuscrites --à charge, car elles évoquent la commission des attentats en France-- sont un "tissu d'âneries issues de l'espionnite illégale d'ignobles barbouzes sans crédibilité".

Selon l'accusation, le mobile de la campagne d'attentats en France (11 morts, quelque 150 blessés) était pour Carlos d'obtenir le libération de sa compagne allemande Magdalena Kopp et du Suisse Bruno Breguet, membres de son groupe et arrêtés à Paris en février 1982 avec des armes et des explosifs.

Rien de permet de l'affirmer, souligne Me Vuillemin. "Ces quatre attentats n'arrivaient pas comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu mais s'inscrivaient dans une longue lignée d'attentats au début des années 1980".

Et la lettre d'avertissement envoyée aux autorités françaises un mois avant le premier attentat et attribuée à Carlos: "Où est la lettre !", s'indigne Me Vuillemin à propos de ce courrier dont l'orignal n'a jamais été retrouvé.

La seconde avocate de Carlos, Me Isabelle Coutant-Peyre, plaidera jeudi matin.

La cour envisage de donner la parole à Carlos en début d'après-midi avant de délibérer dans la foulée.

13 décembre 2011, journée du réquisitoire du parquet:

PROCES “CARLOS”: qui faut-il condamner, Jésus ou Barrabas? 
(une réflexion attentive, par une personne ayant assisté aux audiences)


[Carlos peut-il être comparé à Jésus? Tout révolutionnaire conséquent accepte un destin christique, par le choix de donner sa vie à un projet de rupture pour augmenter la justice et la vérité dans le monde. Si nous filons la métaphore, quel est le Barrabas, l'authentique voleur criminel qu'on nous cache derrière le procès-spectacle du commandant Carlos Ilich Ramirez Sanchez? C'est un Barrabas collectif, le ramassis d'ennemis à qui Carlos Ilich a porté des coups bien réels, par son courage, son intelligence et son audace. Pour sa part, il considère que c'est la CIA qui veut sa peau, et que Sarkozy, organisateur du show, ne fait qu'obéir à des ordres. Nul doute que le Mossad soit enchanté de constater que les journalistes, à la botte de ceux qui les payent, font là et comme on leur dit de faire, en refusant de souligner le caractère politique, et donc hautement illégal, de ce procès. Mais si cela ne tenait qu'au Mossad, on se doute qu'il raccourcirait les délais et formalités, il ne tient pas aux procès ruineux, pourquoi ne pas décapiter vite et sans bavures, chaque fois que c'est possible. Bon, ce n'est pas toujours possible.... Heureusement, se dit-on au Mossad, le monde entier sait maintenant que le gouvernement vénézuélien, qui devrait protéger son ressortissant et digne représentant de l'esprit bolivarien et de l'anti-impérialisme, se laisse serrer le quiqui, fermement tenu dans l'étau sioniste http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20111209.FAP8865/l-avocate-historique-de-carlos-se-retire-du-proces.html: tout va bien, si l'on peut dire... Ostrovki, l'agent repenti du Mossad, consacre plusieurs pages au récit des menées jadis entreprises par le Mossad pour se débarrasser de "Carlos", confirmant l'attention extrême qu'ils lui ont portée. De son côté, Sarkozy fait probablement monter les enchères, dans le projet d'installer juteusement Total au Venezuela, en brandissant le ressortissant latin-américain "terroriste" embastillé. 

Pour les anti-impérialistes et antisionistes, ce qui est regrettable, c'est que le commandant Carlos Ilich Ramirez Sanchez ne soit pas vigoureusement soutenu, par tous ceux pour lesquels il s'est battu: communistes, Palestiniens, et organes de soutien aux Palestiniens. Ceux qui ne ramassent pas les corps de leurs frères tombés au combat ne seront jamais honorés à leur tour.]




Je ne m’étendrai pas inutilement sur le détail des déclarations entendues au cours des audiences auxquelles j’ai pu assister les 23,24, 25 Novmbre et le 09 Decembre. Il me manque trop d’éléments pour tenter d’en tirer conclusion. Le détail des arguments à charge consiste en documents obtenus en coopération avec certains pays de l’Est Europe il y a maintenant trente annees et plus.
Au cours des trois premières audiences, ont été entendus le juge Bruguière qui a instruit le dossier à Paris, le procureur du tribunal de Berlin et un autre haut fonctionnaire de police français, ces deux derniers ayant travaillé en coopération avec Mr.Bruguiere. Ces trois homes sont maintenant retraités.

Leur documentation est, pour le moins qu’on puisse dire, douteuse, obscure et ne consiste qu’en copies de copies de photographies de documents qui n’ont jamais été présentés en originaux, n’ayant probablement jamais existé ou, s’ils existent, ne seront jamais transmis, trop compromettants pour certains individus encore actifs en politique ou au sein des gouvernements dans les pays de l’Est. D’après le juge Bruguière, il aurait fallu plus de trois années pour obtenir la traduction de certains de ces documents…..(?). Il n’est pas exagéré de dire que l’ensemble constitue un authentique ramassis d’éléments de truquages et de falsifications qui n’aurait jamais dû être admis en instance, ni maintenant, ni lors du premier jugement de Mr. Ramirez il y a 17 ans.

Une certaine Mme Kopp, membre du groupe Carlos, a invoqué une excuse pour ne pas se présenter en témoin. Certains éléments du dossier font état d’aveux ou de déclarations de cette personne, et obtenus au cours d’une serie d’interrogatoires dans une enquête qui a duré trois ans. La manière dont ces aveux ont été obtenus est gardée sous silence. Il s’en suit ici tout un marasme d’explications au sujet d’un périple entre Berlin Est et Rome en passant par la Yougoslavie et d’une voiture louée qui aurait transporté une vingtaine de Kg d’explosifs ainsi que d’un autre véhicule ayant chargé dans une cache une quantité d’armes légères, de véhicules piégés utilises dans divers attentats etc….. et d’attentats dans des gares et sur des trains. 

Le détail ainsi que lieux et dates importent peu ici, il apparaît tout simplement qu’aucun de ces faits et attentats ne semble être lié à Carlos lui-même, ou tout au moins les preuves "tangibles et accablantes" semblent inexistantes. Tout ici pourrait aisément ressembler à un montage volontairement truqué avec conclusions hâtives et convenant pour bourrer un dossier des plus diabolisants, pour justifier un mandat d’arrestation ou obtenir une sentence par contumace. Si tel est le cas et que la condamnation de Mr.Sanchez a été prononcée sur le seul contenu de ce dossier…, alors rien n’a été honnêtement établi, il devait simplement être séquestré sous n’importe quel motif. Tout comme pour les armes de destruction massive de Saddam et les assassinats de Kadhafi, un tel dossier devenait de la confiture médiatique pour diaboliser Carlos et manipuler l’opinion publique.

Pour ce qui concerne la partie civile, avec tout le respect et la sympathie que nous lui devons, c’est vers Carlos qu’elle se retourne. Mais sur quel fondement… ? Sur la seule base de ce dossier qui aurait bien pu être établi à seule fin de manipuler l’opinion.. ? Peut-etre les victimes ont-elles des preuves qui n’ont pas été présentées et demeurent ignorées… ? C’est possible, mais très peu probable aussi. Une des victimes, tout en invoquant (sans réclamer) la peine de mort, prétend même que Carlos devrait être traité en coupable, et que c'est à lui d'apporter la preuve de son innocence….. Elle est donc bien convaincue que Carlos est coupable. Une autre victime déclare être le fils d’un héros décoré de la Résistance, maintenant âgé de 92 ans, et fait transmettre un message de reproches et de honte envers Carlos. Si cet homme était résistant, et personne n’en doute, il doit savoir qu’il n’existe pas de combats sans victimes et que bien souvent les résistants eux-mêmes ont dû endosser les crimes de voyous profiteurs de situation(s).
Ce qui est intéressant à observer au niveau des victimes: on a l’impression que le niveau de reproches et de rancune est proportionnel au degré des blessures et souffrances subies, le plus atteint invoquant la peine de mort, tandis que les moins touchés évoquent des circonstances atténuantes, jusqu’au dernier qui n’a subi que des blessures légères, et qui exprime une certaine sympathie pour l’accusé!!!. Il quitte la salle en saluant Carlos. Ceci n’est pas incompréhensible mais ne ressemble pas à une organisation de solidarite parlant au nom de toutes les victimes. Ici encore, il serait sans doute injuste d’invoquer la manipulation des témoins mais il en transpire [/b]une étrange impression. Il ne serait pas osé de dire que les temoins l’accusent parce que la presse l’a accusé.

Tant au niveau de la partie civile qu’a celui du dossier de M. Bruguière, rien n’a été entendu qui puisse lier Mr. Ramirez aux attentats qui lui sont reprochés et dont il serait l’auteur présumé. Personne ne l’a vu ni entendu, persoone ne semble être capable de faire un lien solide entre Carlos et les attentats en question.

Ici encore, les media s’acharnent pour démontrer "l’indifférence de l’accuse, son arrogance, ses éclats de colère, son âge avancé (62 ans, exactement...), son embonpoint, son mariage sans valeur légale". Aucun d’entre eux ne fait état d’un procès qui est tout simplement illégal. 

« Qui faut-il délivrer…Jésus ou Barabas… ?? »

Il n’est pas ici question de blanchir M. Ramirez, il a déjà déclaré ne pas être un ange et personne n’est parfait ici-bas, il est ici question de rendre justice à un homme qui a déjà purgé 17 ans en prison, de rendre justice sur des faits légalement établis, sur des preuves concrètes, avec respect de la loi et de la personne humaine. Ne pas juger sur des doutes et avec des sécrétions d’estomac.



2 décembre 2011

Après la déposition d'un repenti, les journalistes ont enfin compris la ligne d'attaque choisie par le Commandant CARLOS
:

"Visiblement hors de lui après cette déposition, Carlos a menacé le témoin et, emporté dans son élan, a fait un quasi-aveu à la cour. Comme le président faisait remarquer au témoin que l'accusé niait les faits jugés, Ilich Ramirez s'est levé dans son box en faisant signe que non. "Non, je n'ai jamais contesté", a-t-il dit. Se tournant vers Hans-Joachim Klein, il a dit : "Nous exécutons les traîtres, les indics, les informateurs de police." Comme le président lui demandait de préciser sa position sur les attentats, il a expliqué : "Il y a trois possibilités : je suis innocent, je suis coupable, je vous emmerde", précisant qu'il retenait la dernière".
La comparution de ce témoin a fait ressurgir la légende noire du commandant CARLOS. Mais c'est lui qui, jusqu'au bout, aura le dernier mot, et écrira sa légende sur le mode héroïque. 

http://www.lepoint.fr/societe/le-terroriste-carlos-decrit-en-tueur-froid-par-un-ex-compagnon-d-armes-02-12-2011-1403104_23.php 



28 novembre 2011

http://www.lepoint.fr/societe/carlos-porte-plainte-contre-le-juge-bruguiere-28-11-2011-1401471_23.php

Carlos porte plainte contre le juge Bruguière

Le Point.fr - Publié le 28/11/2011 à 17:27
Le terroriste accuse le magistrat de "subornation de témoin". Sa femme, Magdalena Kopp, aurait subi des pressions.


Ilich Ramirez Sanchez, alias Carlos, a déposé une plainte lundi contre l'ancien juge d'instruction Jean-Louis Bruguière, venu témoigner mercredi et vendredi devant la cour d'assises spéciale de Paris, selon un récépissé de plainte du parquet de Paris consulté par l'Agence France-Presse. Le ressortissant vénézuélien, qui comparaît depuis le 7 novembre pour répondre de sa responsabilité présumée dans quatre attentats commis en France en 1982 et 1983, reproche à Jean-Louis Bruguière d'avoir "suborné" son épouse allemande, Magdalena Kopp, ainsi que d'avoir "soustrait des pièces de procédure pour faire obstacle à la manifestation de la vérité".

Aujourd'hui à la retraite, le juge Bruguière est celui qui a enquêté sur les faits reprochés à Carlos. Lors de son audition, mercredi, il s'était prévalu d'avoir mené une instruction "hors norme". Dans la plainte qu'elle a déposée lundi, Me Isabelle Coutant-Peyre dit avoir découvert jeudi l'existence de "diverses correspondances adressées par M. Jean-Louis Bruguière à M. Detlev Mehlis, procureur général à Berlin", au cours de l'enquête. Or ces courriers, qui "révèlent des pressions et menaces à l'encontre" de Magdalena Kopp "afin de l'obliger à témoigner", "ne figurent pas dans le dossier d'instruction en France", s'étonne l'avocate. D'après elle, c'est à la suite de ces pressions que Magdalena Kopp avait finalement été entendue en mai 1997 par les deux magistrats et qu'elle avait répondu à "toutes les questions qui lui étaient posées" au sujet de son époux.

Citée au procès de Carlos, Magdalena Kopp a fait savoir dans un courrier adressé à la cour qu'elle refusait de témoigner au vu de ses liens familiaux avec l'accusé, son époux et père de sa fille. La plainte déposée lundi vise également le procureur Detlev Mehlis pour "subornation de témoin". Jean-Louis Bruguière est déjà la cible d'une enquête préliminaire dans l'affaire Karachi. Les familles des victimes de l'attentat de Karachi accusent Jean-Louis Bruguière, chargé de l'enquête de 2002 à 2007, de faux témoignage et d'entrave à la justice, en raison de l'absence d'un rapport d'autopsie au dossier.

Le face à face Carlos / Bruguière ne tient pas ses promesses
LE DIMANCHE 27 NOVEMBRE 2011 À 07:16 mis à jour le Vendredi 25 Novembre 2011 à 18:38http://www.franceinfo.fr/justice-proces/le-face-a-face-carlos-bruguiere-ne-tient-pas-ses-promesses-456001-2011-11-25

Le face à face était attendu, il a fait "pschitt". Celui entre l'ancien juge d'instruction Jean-Louis Bruguière et le terroriste Carlos dont le procès se déroule actuellement à Paris. Illich Ramirez Sanchez dit Carlos doit répondre de 4 attentats en France en 1982 et 1983.

Le face à face entre Carlos et le juge Bruguière fait pschitt. Compte rendu d'audience avec Laurent Doulsan. 

D'un côté, Carlos le terroriste, auteur présumé de 4 attentats en France au début des années 80. De l'autre côté, Jean-Louis Bruguière, juge antiterroriste qui a instruit pendant 17 ans, entre 1990 et 2007, l'enquête sur ces attentats. Cela devait être la confrontation du procès. Cela s'est terminé par un court échange assez banal entre les deux hommes.

Un échange banal pour une journée qui n'a toutefois pas été de tout repos pour l'accusation. Car on peut être ancien juge d'instruction, présent à un procès pour témoigner à charge contre l'accusé et se retrouver malmené durant l'audience par les avocats de la défense. 

Cette dernière a notamment marqué des points en soulignant les failles du dossier d'accusation. C'est ainsi qu'il est apparu que l'un des témoins clefs avancés par le juge pour prouver l'implication de Carlos n'avait pas signé sa déposition et surtout que le juge n'avait jamais pu le rencontrer. L' interrogatoire ayant été fait à distance par la police jordanienne.

Autre grief avancé par les avocats de Carlos, l'exploitation par le juge de documents, issus des archives de la Stasi, les anciens services d'espionnage de l'Allemagne de l'Est. Des documents sujets à caution selon la défense.

Alors, certes, le juge antiterroriste s'est justifié. Pour l'affaire du témoin jordanien, il a expliqué que ce genre de pratique est "courante" dans les pays arabes. Pour les fiches de la Stasi, il a rappelé que son but était de recouper des informations. Cela dit, dans l'ensemble, c'est un Jean-Louis Bruguière sur la défensive qui a du batailler ferme pour défendre son travail et sa très longue enquête.

Le face à face Bruguière-Carlos vire à la discussion mondaine
Publié le 25-11-11 à 18:30 Modifié à 18:50 

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20111125.FAP8378/le-face-a-face-bruguiere-carlos-vire-a-la-discussion-mondaine.html

PARIS (AP) — L'ancien juge d'instruction Jean-Louis Bruguière, pressé de questions par la défense de Carlos, a défendu vendredi son enquête, menée durant 17 ans, avant d'entamer une conversation, presque mondaine, avec l'accusé, ravi de retrouver son juge et de lui serrer la main à la fin de l'audition.

En plus de huit heures d'audition devant la cour d'assises, sur deux journées d'audience, Jean-Louis Bruguière, surnommé "l'Amiral", est revenu sur cette procédure "hors norme", en justifiant l'apport, dans la procédure française, de documents des services des ex-pays de l'Est.

Ilich Ramirez Sanchez, alias Carlos, 62 ans, est jugé depuis trois semaines par la cour d'assises spéciale de Paris pour quatre attentats perpétrés en France en 1982 et 1983 qui ont fait 11 morts et près de 150 blessés.

Blazer bleu marine, se dandinant à la barre, ponctuant ses phrases de "point barre" ou "bon", l'ancien juge, héraut de la lutte antiterroriste française, a tenu tête aux avocats de Carlos et de Margot Frohlich, jugée en son absence et représentée par son avocat, Me Bernard Ripert.

Sur les documents provenant des archives des anciens pays de l'Est où le groupe Carlos avait trouvé refuge au début des années 80, le juge Bruguière a assuré les avoir utilisés après les avoir recoupés et validés par sa propre enquête.

Ces documents sont des rapports, des transcriptions de conversations enregistrées à l'insu des membres du groupe émanant des services secrets hongrois, est-allemands ou roumains. "Ces archives ont joué un rôle incontestable, mais n'ont pas joué un rôle unique", a-t-il affirmé.

Interrogé sur d'éventuelles manipulations de ces pièces, le juge a balayé l'hypothèse: "On ne voit pas pour quelles raisons ces pays auraient ourdi un complot contre un groupe dangereux. Il y avait d'autres méthodes", a-t-il dit.

La justice allemande, qui a jugé un ancien complice de Carlos pour plusieurs attentats, dont deux jugés par la cour d'assises de Paris, a écarté les documents provenant de ces pays.

L'ancien juge a estimé que l'attentat contre le train Le Capitole, le 29 mars 1982, était une réponse à l'arrestation de Bruno Bréguet et Magdalena Kopp par la police française.

Le face à face entre le juge et l'accusé, que d'aucun pensait être électrique, s'est résumé à un échange mondain où ne manquait plus que le thé et les petits gâteaux. Durant les trois premières semaines de procès, Carlos n'avait pourtant pas manqué une occasion de s'en prendre au magistrat, le qualifiant "de petit indic du FBI" ou de "drogué".

Carlos, qui depuis mercredi a récupéré son blazer fétiche, a posé ses questions au "Shérif", l'autre surnom de Jean-Louis Bruguière, chacun des deux faisant assaut d'amabilités.

A plusieurs reprises, l'imperturbable président de la cour d'assises, Olivier Leurent, a recadré Carlos, lui demandant quelle question il entendait poser au témoin.

L'accusé s'est égaré dans d'aussi longues digressions que celles, quelques heures plus tôt, du juge Bruguière. Ce qui lui avait valu cette remarque de Me Ripert: "Je ne vous savais pas spécialiste pour noyer le poisson".

Une fois cette audition terminée, le juge s'est approché du box et a serré la main de l'accusé avant de s'entretenir quelques instants. L'audience se poursuivait dans la soirée. Carlos encourt la réclusion criminelle à perpétuité. AP

pas/mw

Procès Carlos: les retrouvailles du "chacal" et de "l'Amiral"


http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20111125.OBS5392/proces-carlos-les-retrouvailles-du-chacal-et-de-l-amiral.html

Le juge Bruguière, l’ancien chef de la galerie antiterroriste a déjà déposé pendant sept heures à la barre des témoins du procès Carlos. Il s’est longuement expliqué sur son enquête, a été câliné par les parties civiles et caressé dans le sens du poil par l’avocat général Jean-François Ricard, son ancien adjoint lors qu’il régissait la Galerie Saint-Eloi. Jamais, Jean-Louis Bruguière dit "l’Amiral", n’a coulé sous les coups d’épée dans l’eau des avocats de Carlos, pauvrement inspirés et peu combatifs après trois semaines de procès.

L’heure est maintenant de livrer l’ancienne star des juges anti-terroristes à l’épouvantail Ilitch Ramirez Sanchez dit Carlos. Le "Chacal" contre "l’Amiral", une affiche de match de catch. Un face-à-face qui s’annonce musclé. Depuis trois semaines, Carlos n’a pas perdu une occasion d’insulter son adversaire le traitant d’"agent ennemi" ou de "cocaïnomane". On s’attend au pire.

Hors-sujet, comme d'habitude

Dans son box, Carlos se lève. Calme. Heureux de pouvoir inverser les rôles. Aujourd’hui, le terroriste vénézuélien pose les questions et le magistrat est censé lui répondre.

- Carlos : Vous dites que la Stasi avait un dossier sur moi baptisé "Separat". Ca veut dire quoi ?

- Euh, je ne sais pas, avoue Bruguière, sans voir où l’accusé veut le faire venir.

- Carlos : C’est curieux. Bon. Et "la guerre privée contre la France" dans laquelle je me serais lancé avec les attentats qu’on me reproche à tort. D’où vient cette expression ridicule ?

- Bruguière : Elle ressort des écrits d’un de vos complices.

- Carlos : Bien. Continuons.

Et l’ancien ennemi public numéro 1 de se lancer dans des longues anecdotes, à mille lieux des faits pour lesquels il est jugé. D’abord une histoire de trafic de cigarettes par un ancien responsable des services secrets syriens. Puis d’un rendez-vous secret entre Georges Bush Senior et François Mitterrand. Hors sujet. Comme d’habitude. Depuis le début du procès, Carlos fait mine de confondre Cour d’Assises et cours magistral sur les mouvements arabes à l’Université Patrice-Lumumba. Il ne se défend pas. Il professe.

Le juge Bruguière se détend.

Je suis plus sérieux que les services français

- Carlos : saviez-vous qu’un agent de renseignement syrien jouait au Cercle de l’Aviation quelques jours avant l’attentat de la rue Marboeuf ?

- Bruguière : J’ai vérifié à l’époque et n’ai rien trouvé là-dessus. On a déjà passé des heures là-dessus dans mon cabinet.

- Le président : je préfèrerais que l’on ne passe pas des heures là-dessus justement.

- Carlos : si, c’est important. J’ai gratté là-dessus. Et dans mes enquêtes, je suis plus sérieux que les services français. Mais bon… Continuons.

Le vieux terroriste se lance maintenant dans une digression sur la nature des explosifs utilisés dans les attentats. Puis sur une ex-complice, "ma petite amie à l’époque, elle était très chaude". L’ambiance se détend tout à fait. Carlos en profite pour narrer d’autres faits d’armes extraordinaires. Au sens littéral du terme. Une arrivée à Berlin en provenance de Moscou avec 600 kilos d’armes issues des pays de l’Otan, par exemple.

Bla-bla historico-comique

- Le président , qui voudrait avancer : Bon on a fait le tour, là ?

- Carlos : Non, c’est très important.

- Le président : je ne conteste pas, mais…

Nouvelles digressions de l’accusé. Le juge Bruguière écoute, parfois amusé, toujours stoïque.

- Le président, agacé : La dernière question.

- Carlos : Ah non, on n'a pas encore parlé de la Jordanie. C’est très important.

- Le président, résigné : Bien, allez-y.

Le bla-bla historico-comique reprend, un temps, avant que les débats soient enfin interrompus.

C’est le moment qu’attendait "l’Amiral", aujourd’hui à la retraite et si content de se souvenir du bon vieux temps de la galerie anti-terroriste. Jean-Louis Bruguière s’approche du box, serre la main de son ancien client et les deux hommes commencent à deviser, tout heureux de se retrouver. Comme deux vieux amis. Finalement "le Chacal" est un agneau de lait. "Un sud-américain chaleureux que je n’avais pas vu depuis 1996, confie Bruguière en sortant de la salle d’audience. Carlos était visiblement content de me revoir". Cet après-midi, les Assises ressemblaient à la salle des fêtes de n’importe quelle maison de retraite.

La fin des réjouissances, le verdict, est prévu le 16 décembre prochain.

Olivier Toscer - Le Nouvel Observateur

Le face à face carlos-bruguière sur fond d'enquete suisse
23.11.2011


C'était annoncé comme l'un des moments forts du procès d'Illitch Ramirez-Sanchez, dit Carlos. Le face à face entre le terroriste qui comparaît pour quatre attentats ayant fait 11 morts en France en 1982 et 1983, et le juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière, dont l'instruction aux quatre coins du monde aura duré pas moins de 13 ans, entre 1994 et 2007, ce qui explique que le procès ait lieu près de 30 ans après les faits. Carlos qui a fait distribuer à la presse des documents dans lesquels il fustige les moeurs du juge maintenant retraité et son addiction supposée à des substances interdites devra attendre vendredi pour se confronter directement à lui, dans son inimitable style fait d'arrogance, de fausse colère et de clins d'yeux à la presse, la suite de l'audience ayant été reportée. Dans sa longue déposition préliminaire, Bruguière a pu raconter par le détail les différentes commissions rogatoires en Hongrie, en Jordanie, en Allemagne et aussi en Suisse qui lui ont permis dans une instruction contestable selon la défense parce que basée essentiellement sur des documents d'anciens pays du bloc soviétique, de reserrer le filet autour de Carlos qui nie les faits. A Berne, en 1994, Bruguière raconte qu'il a rencontré Carla del Ponte qui lui a transmis la partie suisse de l'enquête, concernant le groupe Bellini, de Marcellus, Berta-Khoner, en lien avec les Brigades rouges. Marina Berta-Khoner que Carlos a lui aussi citée, parlant d'une ancienne employée de la télévision suisse, et qui selon l'instruction aurait fait des repérages pour l'attentat de la rue Marboeuf avec Bruno Bréguet, le lieutenant tessinois de Carlos, disparu mytérieusement quant à lui en 1995 en Grèce. Ces témoins suisses - Marina Berta-Khoner, Giogio Bellini, Olivier de Marcellus et son épouse Berta Wiget - étaient convoqués par la cour d'assises spéciale, mais ils ont refusé de s'y rendre. La cour a décidé lundi de passer outre à cette audition. Dommage... On aurait peut-être appris des choses sur un attentat qui ne figure pas au dossier (il n'y a pas eu de victimes), le tir à la roquette contre la centrale de Creys-Malville, en 1981, effectué par l'ex élu vert genevois Chaim Nissim. En 1994, un document des services secrets hongrois indique que l'attentat a été commandité par le groupe de Carlos. Quelques temps plus tard, Carla del Ponte arrêtait de Marcellus et ses amis... Mais il y aura un autre moment fort dans ce procès, vendredi, si le calendrier est respecté. L'audition de Magdalena Kopp, qui est toujours l'épouse officielle de Carlos et la mère de sa fille. Celle qui avait été arrêtée avec Bruno Bréguet avant l'attentat de la rue Marboeuf et qui avait ensuite vécu une vie aventureuse en fuite avec Carlos en Syrie, Libye et Irak viendra dire ce qu'elle a écrit dans sa biographie: je n'arrive pas à me pardonner d'avoir vécu avec Carlos.

Jean-Philippe Schaller, à Paris

21 novembre 2011 "Carlos Bruguière, la confrontation attendue"
http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/21/1220766-carlos-bruguiere-la-confrontation-attendue.html

Le procès Carlos pourrait connaître un rebondissement cette semaine avec l'audition très attendue de l'ancien juge d'instruction, Jean-Louis Bruguière. Ennemi personnel de l'accusé, l'ancien magistrat doit être entendu mercredi à 14 heures. Une confrontation que Carlos, jugé à Paris pour quatre attentats datant des années 1980, prépare depuis une semaine avec ses avocats. Ces derniers se sont employés à démonter l'accusation et discréditer l'enquête menée par le magistrat arguant qu'aucun original ne figure au dossier, constitué seulement de photocopies.

Une situation due au fait que de nombreux documents ont été collectés par les services secrets hongrois, roumains ou encore est-allemands avant la chute de l'URSS en 1991. C'est l'ouverture des archives des services de renseignements de ces ex-régimes communistes qui a permis à l'accusation de récupérer quantité d'informations sur Carlos et les membres de son groupe.

Ni innocent, ni coupable
Des documents sans valeur provenant de services « barbouzards » selon Carlos qui accuse l'État français de cacher les vrais commanditaires pour des raisons politiques. « J'aimerai bien savoir pourquoi le gouvernement français a couvert ces crimes » a lancé Carlos à plusieurs reprises depuis le début de son procès il y a deux semaines. Refusant de se dire « innocent ou coupable » il attend de la justice française qu'elle démontre la solidité de ses accusations et offre à la cour d'assises un coupable pour chaque attentat. La justice a encore quatre semaines devant elle : le verdict est attendu pour le 16 décembre.

Paris 22 novembre 2011

Encore une journée d'audience à propos de témoins souvent fantômes, souvent fantoches, au Procès "Carlos".


Le témoin auditionné le 22 novembre était M. Guérin, chef de la DST qui a suivi le dossier "Carlos" jusqu'en 1994. Cette année-là, dès qu'il a été localisé à(à Khartoum), le dossier lui a été retiré, il ne sait pas si c'est une structure française ou étrangère qui a pris la suite. La prestation de M. Guérin confirme une fois de plus que l'accusation ne dispose que de documents, qui sont des copies, en provenance de la STASI, de la Hongrie, de la Roumanie.

Notes prises au cours de l'après-midi (dans de mauvaises conditions acoustiques):

Au sujet de la participation à l'attentat de la rue Marbeuf de Mme Frolich, qui serait confirmée par la location d'une voiture, sous une fausse identité, l'avocat M. Ripert et le commandant CARLOS répètent : Mme Frolich a fait 5 ans de prison, et finalement l'Allemagne a prononcé un non lieu, elle était donc innocente, et il n'y a pas à revenir là-dessus. Dans la voiture, tous les témoins ont affirmé jadis qu'il n'y avait qu'une seule personne, qui n'était pas Mme Frolich. Le commandant CARLOS intervient : "la confrontation de photos établit immédiatement que ce n'est pas elle qui se cachait sous différentes identités, par l'aspect des mains, très différentes, impossibles à confondre".

Au sujet des rapports du commandant CARLOS avec la Hongrie, celui-ci a déclaré qu'il avait des rapports au plus haut niveau, avec Janos Kadar lui-même. Plusieurs résidences étaient mises à la disposition des révolutionnaires en Hongrie, ainsi que des armes. Des armes étaient vendues par les révolutionnaires à certains gouvernements, dont la France, mais toujours données, entre révolutionnaires. Cela vaut pour l'ETA, l'IRA, l'ELA. Avec un passeport diplomatique, Ilich Ramirez Sanchez en a acheminé lui-même de Moscou à Belgrade. Le principal fournisseur était Kadhafi, paix à son âme.

Au sujet des écoutes par les services d'Europe de l'Est, produisant des "documents irréfutables", selon M Guérin, le commandant CARLOS déclare: "cela n'a aucune valeur, parce que les révolutionnaires manient beaucoup de langues et de dialectes que les autres ne peuvent pas comprendre. Exemple d'incompétence de ces services, ils parlent d'une "organisation révolutionnaire mondiale" dont Ilich aurait été le "commandant absolu, unique" ; jamais une telle organisation n'a existé, et tout se décidait entre 5 ou 6 personnes, qui avaient eux-mêmes leurs propres services d'écoutes. Autre exemple, on parle de rapports de CARLOS avec l'UNITA, ce qui est absurde (il ré-explique la guerre d'Angola, l'intervention de l'Afrique du Sud pratiquant l'apartheid avec Savimbi etc), et avec les moudjahidine afghans, une absurdité aussi. 

Au sujet de sa femme Martha, considérée aussi comme un cadre dirigeant, Ilich affirme que c'est juste une brave fille, certainement pas un chef de quoi que ce soit. Il insiste sur le côté légendaire et imaginaire de la Bande à Bader, qui n'a jamais existé, seul Badetr personnellemenr a joué un rôle, mais très brièvement. Il fait mention aussi de l'Armée rouge du Japon. Il souligne qu'il n'y a pas eu de poursuites contre des gens qu'on dit ses associés, tel le Belge Roven, qui était dirigeant de l'ETA. Les Hongrois avaient peur de lui et son groupe.

Pour ce qui est des attentats qui eurent lieu contre opposants roumains, ils étaient organises par les Roumains, tout cela a été éclairci par Ceaucescu devant Mitterrand. Le commandant CARLOS n'est pas intervenu là-dedans.

Le commandant CARLOS a surpris l'auditoire en affirmant qu'il avait acheminé lui-même des lance-roquettes pour l'attentat de Creys Malville. Ce faisant, dit-il, il a sauvé la France et la Suisse, et mériterait la Légion d'Honneur. (le président n'en croyait pas ses oreilles, l'a fait répéter).

Autres précisions offertes par le commandant CARLOS: En 1991, il quitte la Syrie pour l'Irak parce qu'il étgait invité par Saddam Hussein.

Sur l'attentat contre la Maison de France à Berlin: il s'agissait de faire libérer une camarade accusée dans attentat OPEP.

Il raconte l'histoire de Eduardo Rosza Flores, Bolivien et juif hongrois à la fois, qui a aidé le Che, puis Allende: c'est lui qu'il aurait fallu appeler comme témoin, il avait déclaré que Ilich était son modèle. Assassiné par ceux qui ont vendu Klaus Barbie à Israel, le MAS [note: son fils aruait été tué en 2009 lors d'une opération armée menée contre le gouvernement du président Evo Morales, en Bolivie].

Vers 17H, intarissable, Ilich s'est plaint d'être à jeun, parce qu'on lui avait servi un déjeuner à peine décongelé, qu'il n'a pas mangé. Mais il était tellement en forme que le président a répondu, "si vous êtes à jeun, on va peut-être vous laisser à jeun!

Isabelle Coutant Peyre conclut qu'il faut annuler le procès, parce qu'au bout de 2 semaines, il s'avère que sur les 85 témoins convoqués, presque tous sont morts ou irrécupérables (30 ans après les faits, c'est normal), que tout se fait donc sur la base de "documents", ce qui est une violation de l'oralité, condition expresse de la justice, selon les lois françaises.




Paris, 20 novembre 2011


Après 2 semaines d'audience, tout indique que l'accusation ne dispose d'aucune preuve de la participation directe ou indirecte du commandant CARLOS dans les 4 attentats qui avaient eu lieu en France en 1982-83, dont l'un (celui du Capitole) aurait pu viser Jacques Chirac. Rappelons que des journalistes habitués à traquer l'information sur les magnicides (attentats contre des chefs d'Etat)étaient arrivés à cette même conclusion depuis longtemps. Ainsi en a conclu Frederick Forsyth, auteur du best-seller "Le Jour du Chacal" (auquel le commandant Carlos doit son surnom) en 1994 dans le Washington Post; de même Deavid Yollop, dans "Vers la fin du monde" affirme que la riche mythologie qui entoure Ilich Ramirez Sanchez "Carlos" est un produit fabriqué par les services de renseignement US, français et britanniques.

Bilan de la première semaine d'audience

[Dans la meilleure tradition révolutionnaire, le commandant CARLOS a entrepris de faire le procès de ses juges à la Cour d'Assises de Paris, et de bien d'autres, qui participent au maintien de l'ordre injuste et impérialiste que l'Occident prétend faire régner sur toute la planète. Nous rendrons compte ici, au fil de l'actualité du procès, des coups qu'il leur portera. 

- Dans la journée d'ouverture, le 7 novembre 2011, le commandant CARLOS a d'abord réussi à chasser du prétoire une asssociation fantoche prétendant au statut de parites civiles, et DEFENDUES PAR LE PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE.

- Le même jour, il a publiquement souligné qu'il ne comptait plus sur le soutien du président Chavez. Ce faisant, il invite la résistance mondiale à se situer au-delà de toutes les autorités provisoires qui pourraient prétendre représenter celle-ci.

- Il a signalé l'implication du MOSSAD, à travers le TAGAR, dans le "camp des victimes". Ce faisant, il a désigné l'ETat d'Israël comme l'ennemi à combattre et à vaincre, dans le projet révolutionnaire de subversion de l'ordre actuel.

- le lendemain 8 novembre, il a récusé l'usage de l'ordinateur au tribunal. Face à cette attaque inattendue, le président n'a pas trouvé de riposte. Symboliquement, c'est une façon de rattacher les luttes actuelles aux luttes immémoriales, des temps où la technologie n'obscurcissait pas les enjeux sous ses prouesses hallucinatoires, qui font appel à la soumission par la magie.

Au bout de deux jours d'audience, le président de la Cour d'Assises s'est donc trouvé de fait en position de reculade confirmée, car pris simplement au piège du cadre pseudo-légal où il espérait incarner "le droit". Quelles que soient les convictions intimes de ce président, pour les medias, il va de soi que son rôle est de "représenter l'opinion publique unanime pour condamner le terroriste qui a osé attaquer la France". Il n'est pas censé envisager à aucun moment que le commandant CARLOS puisse représenter les combattants pour une cause juste, et universelle, c'est à dire qu'il soit une image vivante de l'innocence des peuples en résistance contre l'ordre occidental. Le premier jour, le procureur a perdu une première manche, et le président de la cour d'Assises a perdu l'initiative: le commandant CARLOS sait parfaitement utiliser les armes de l'adversaire. 

- Il a ensuite ému l'auditoire et les magistrats en rappelant sa trajectoire révolutionnaire, depuis son engagement communiste à l'âge de 15 ans, et il a rendu hommage à ses camarades morts ports pour la cause palestinienne. Chaque fois qu'il prend la parole, le commandant CARLOS répond à la chasse à l'homme en montrant qu'il continue en toute circonstance à interpeler ses adversaires en les traitant "d'homme à homme", en leur proposant des raisonnements et/ou des négociations qui respectent leur dignité. 

L'audition des témoins au sujet des attentats du Capitole et de la rue Marbeuf fait apparaître que la justice ne dispose que de COPIES de documents, très probablement élaborés en Roumanie, où les services secrets israéliens avaient noyauté les services secrets roumains, ou encore en Allemagne de l'est, siège de nombreuses falsifications avérées, à la STASI. Les documents ou témoignages présentés ne prouvent rien, n'ont souvent qu'un rapport lointain avec la question de la responsabilité éventuelle de l'accusé dans les attentats. 

- Le commandant CARLOS revendique ses relations avec le KGB et le secrétaire général du PCURSS Andropov, alors qu'il prenait soin de ne pas en avoir avec la Roumanie ni avec la Hongrie.Il ressort de ces journées d'audition que la justice française n'a aucune preuve de l'implication du commandant CARLOS dans les attentats du train "Le Capitole", et de la rue Marbeuf à Paris. 

Chaque fois qu'il prend la parole, c'est en tant que dirigeant révolutionnaire, qui explique la logique des révolutionnaires, et il est convaincant.



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