Documents sur les gros mensonges entourant le sort des juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale

Publié le 19/06/2015

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Dossier Elie Wiesel, empêtré dans ses mensonges, par Carolyn Yeager et d'autres1. Le tatouage d'Elie Wiesel

Le 1er mai, sous le titre "L'affaire du tatouage d'Elie Wiesel reste une affaire 'extrêmement sensible' aux yeux des lecteurs", le révisionniste américain Bradley Smith écrivait:

<START>
Six "croyants" ont été suffisamment perturbés par cet article [sur le tatouage d'Elie Wiesel] pour nous en faire le reproche. C'est ce qui me permet de penser que le fait qu'Elie Wiesel n'ait pas de tatouage alors qu'il affirme en avoir est ce qui trouble le plus les croyants. Ils se
fâchent quand ils sont acculés à reconnaître qu'Elie Wiesel dit des mensonges. Ils ne voient pas comment contourner le problème.
C'est parce que j'ai pris conscience de ce fait que je mets à nouveau en ligne cet article [...]. Il faudrait que cette version de cet article soit diffusée aussi largement que possible auprès des médias et des commentateurs
de la grande presse par ceux d'entre vous qui souhaitent qu'une action soit entreprise à ce sujet.
<END>

...Et c'est la raison pour laquelle, à notre tour, nous reprenons cette affaire de tatouage, à la fois pour pousser nos correspondants à en parler autour d'eux et aussi pour la faire connaître à ceux qui se sont inscrits lus récemment à notre liste. Que ne feraient pas nos adversaires s'ils
possédaient un argument de ce poids contre un révisionniste!!!
Voici donc à nouveau, ci-après, notre message du 22 novembre 2010 intitulé
"Elie Wiesel parjure?"
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Nous avons plusieurs fois parlé de l'étonnante absence de tatouage sur le bras d'Elie Wiesel (voy. nos messages du 22/07/2010 intitulé "Pas de tatouage sur le bras d'Elie Wiesel" et du 27/10/2010 intitulé "Bradley Smith
tourmente les universités américaines)": en face, pas de réaction!
Mais il n'est pas question pour les révisionnistes, qui ont si peu de moyens à leur disposition, d'abandonner la partie sur cette question troublante et e laisser doucement tomber dans l'oubli leurs interrogations, à la grande satisfaction de leurs adversaires.
Le révisionniste américain Bradley Smith, fondateur du CODOH (Comité pour un débat ouvert sur l'Holocauste), ne s'en laisse pas compter. Voici ce qu'on peut lire aujourd'hui, et même depuis le 24 août, sur le site dont il est le responsable (traduction rapide):
http://www.eliewieseltattoo.com/where-is-elies-tattoo

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Où est le tatouage d'Elie Wiesel?
Elie Wiesel a déclaré sous serment qu'il en portait un: le n° A7713

- Lors d'un PROCES:
[En février 2007, un jeune révisionniste américain de 22 ans, Eric Hunt, avait "agressé" (?) Elie Wiesel alors que ce dernier sortait d'un ascenseur de son hôtel à San francisco. - NDT]
Le 8 juillet 2008, lors du procès intenté à Eric Hunt par l'Etat de Californie:

Q. Et ce livre que vous avez écrit, "La Nuit", est-il le récit fidèle de votre expérience lors de la Deuxième Guerre mondiale?
R. C'est un récit fidèle. Chacun des mots est vrai.
(...)
Q. Et quel a été votre... à quelle date êtes-vous né à Sighet, en Roumanie?
R. Le 30 septembre 1928.
(...)
Q. Et qu'est-ce qui a été tatoué sur votre bras gauche?
R. Mon numéro était A7713. Le numéro de mon père était 7712.
SOURCE: Cour suprême de Californie, Comté de San Francisco, en présence de l'Honorable Robert Donder, juge président, Témoignage d'Elie Wiesel, 8 juillet 2008, p. 7 et 13.

- Dans des INTERVIEWS:
Le 25 mars 2010, à l'Université de Dayton, un étudiant demande à Wiesel s'il porte toujours son numéro de camp de concentraion et si ce dernier lui sert de rappel de ces terribles expériences: "Je n'ai pas besoin de ça pour me
les rappeler, c'est tous les jours que je pense à mon passé", a-t-il répondu. "Mais je l'ai toujours sur le bras: A7713. A cette époque-là nous n'étions que des numéros. Pas de noms, pas d'identité".
SOURCE: "Dayton Daily News" du 26 mars 2010, sous le titre: "Elie Wiesel:
'La réponse, c'est l'éducation... et c'est la mémoire'/ Survivant de l'Holocauste, le Prix Nobel de la Paix s'exprime devant les lycéens et les étudiants de la région", article signé Meredith Moss.

- Dans des CONFERENCES:
Discours prononcé par Elie Wiesel en 1995 lors d'une cérémonie en Pologne en l'honneur du 50e anniversaire de la libération d'Auschwitz:
"Je vous parle comme un homme qui, il y a 50 ans et neuf jours, n'avait ni nom, ni espoir, ni avenir, et n'était connu que par son numéro A7713."
SOURCE: KLRN, San Antonio, "Elie Wiesel, First Person Singular", Une production PBS.

MAIS: Dans le film documentaire de longue durée de 1996 "Elie Wiesel Goes
Home", on voit son bras nu mais où est le tatouage?
<END>

Ce qui amène B. Smith à écrire ailleurs (trad. rapide):
[url]http://www.eliewieseltattoo.com/is-elie-wiesel-a-perjurer?
[/url]
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Donc Elie Wiesel, au procès d'Eric Hunt en juillet 2008, affirme avoir ce numéro tatoué sur le bras. La défense aurait dû lui demander de montrer ce tatouage à l'époque mais il ne l'a pas fait. Dommage. Mais il est évident
qu'à l'époque Mr Hunt, l'accusé, ne se posait pas la question de savoir si Wiesel avait été détenu à Auschwitz-Birkenau.
Depuis, Mr Hunt et d'autres ont dévoilé une vidéo montrant le bras gauche nu de Wiesel photographié sous tous les angles, qui ne laisse aucun doute sur l'absence de tout tatouage. Ce qui est conforté par le fait qu'il est bien connu que Wiesel a toujours refusé de montrer son tatouage quand il en a été prié. Pour ceux qui rétorqueraient que Wiesel s'est fait enlever ce tatouage, rappelons qu'encore à la date du 25 mars 2010 il affirmait porter ce numéro A7713 [voy. ci-dessus].
A partir de là, l'homme de la rue serait probablement d'accord pour dire qu'Elie Wiesel a commis un parjure (ce qui est un délit) s'il ne porte réellement pas ce numéro sur le bras. La loi américaine prononce: [ici, définition du parjure]. (...)
Si Elie Wiesel ne peut pas être juridiquement reconnu coupable de parjure, pour une question de "matérialité" [dans le procès contre le jeune Eric Hunt qui avait bousculé Wiesel], il sera en tout cas considéré comme parjure aux yeux du public aussi longtemps qu'il ne produira pas le fameux tatouage A7713 sur son bras, et le plus tôt sera le mieux. Nous attendons, Mr Wiesel.
<END

***

2. Elie Wiesel empêtré dans ses mensonges?


Carolyn Yeager, la révisionniste américaine qui assiste notre ami Bradley Smith, fondateur du CODOH, poursuit ses recherches sur Elie Wiesel et ses mensonges, et elle ne désarme pas; les anglophones pourront suivre en détail
ses progrès sur le site "Where's the tattoo?" (Où est le tatouage?):
http://www.eliewieseltattoo.com/when-did-elie-wiesel-arrive-at-auschwitz-and-receive-the-number-a-7713/

Carolyn Yeager se pose à présent la question suivante:

- En admettant qu'Elie Wiesel se soit réellement trouvé à Auschwitz,
- En admettant qu'il porte réellement au bras le n° A-7713,
Est-il possible qu'un tel numéro lui ait été attribué?

D'après la première prétendue autobiographie d'Elie Wiesel ("La Nuit"), ce dernier serait arrivé à Auschwitz 3 ou 4 jours après le 3 juin 1944.

Or, d'après les documents officiels, c'est le 24 mai qu'ont été attribués à 2.000 juifs hongrois les matricules A-5729 à A-7728.

***

3. Elie Wiesel va-t-il s'en sortir une nouvelle fois?

Nos correspondants se souviendront peut-être de notre message du 18/12/09 intitulé "Elie Wiesel serait-il un imposteur?" où nous annoncions qu'un certain Hongrois, Miklos Grüner (82 ans aujourd'hui), avait écrit un livre affirmant qu'Elie Wiesel n'était qu'un imposteur, qu'il n'était pas l'auteur de "La Nuit", que le récit en question avait été celui de son ami et compagnon d'infortune à Auschwitz, Lazar Wiesel. Deux mois plus tard, nous diffusions des extraits d'un texte stupéfiant du révisionniste italien Carlo Mattogno en date du 3/02/10 dont la conclusion était qu'Elie Wiesel n'avait jamais été interné ni à Birkenau, ni à Auschwitz, ni à Monowitz, ni à Buchenwald (n/ message du 27/02/10 intitulé "Elie Wiesel a-t-il réellement été interné?").
Eh bien Elie Wiesel n'en a pas terminé! Voici quelques extraits d'un article de la révisionniste américaine, associée de Bradley Smith (CODOH), Carolyn Yeager (traduction très rapide):
http://www.eliewieseltattoo.com/gruner-false-identity-charge-against-wiesel-set-for-january-24-in-budapest

<START>
Le procès intenté par Grüner à Elie Wiesel pour usurpation d'identité aura lieu le 24 janvier à Budapest
Par Carolyn Yeager

Myklos Grüner va enfin l'avoir, son procès!
L'auteur de ces lignes s'est entretenue au téléphone avec Grüner en Suède en septembre 2010 et à cette occasion ce dernier l'a assurée qu'il intenterait un procès en janvier à Wiesel à Budapest pour usurpation d'identité. On sait combien les dates des procès peuvent être reportées, et même annulées, mais Grüner a montré qu'il était un homme persévérant et, malgré un retard d'une année, il semble qu'il pourra réellement apporter ses preuves devant un tribunal. Toutefois, l'accusé ne sera pas Elie Wiesel lui-même, qui est hautement protégé, mais le rabbin hongrois Slomo Köves, qui invita Wiesel en Hongrie en 2009 alors qu'il "savait qu'il n'était pas un vrai survivant de l'Holocauste" mais "avait volé l'identité d'un détenu", selon Grüner.
Dans un article de Stefan J. Bos, de l'Agence d'information BosNewsLife, en date du vendredi 18 novembre, Grüner aurait dit: "Il vaut mieux poursuivre Wiesel directement, mais c'est impossible. Après 26 ans de recherches, le tribunal hongrois me fournit pour la première fois l'occasion de présenter cette affaire, ce que j'espère faire avec cette poursuite contre le rabbin."
Grüner explique: "Elie Wiesel vit aux Etats-Unis. C'est un homme très difficile à obtenir. Le monde entier le protège, depuis Barack Obama jusqu'à Angela Merkel. Ils ont tous peur de voir sortir la vérité, pour des questions de prestige et d'argent. Je fais pression également sur le Bundestag allemand pour qu'il me montre des archives sur le passé de Wiesel."
(...)
Nous espérons que Mr. Grüner réussira à obtenir ce procès et qu'il sera en mesure de se faire entendre. Il semble que l'agence BosNewsLife sera au moins là pour le couvrir, et ça, c'est une bonne nouvelle pour nous. Nous savons à quoi il s'expose, mais nous espérons quand même.
<END>

www.eliewieseltattoo.com/gruner-false-identity-charge-against-wiesel-set-for-january-24-in-budapest



4. Elie Wiesel bientôt condamné pour usurpation d'identité?

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Le procès intenté par Grüner à Elie Wiesel pour usurpation d'identité aura lieu le 24 janvier à Budapest
Par Carolyn Yeager

Myklos Grüner va enfin l'avoir, son procès!
L'auteur de ces lignes s'est entretenue au téléphone avec Grüner en Suède en septembre 2010 et à cette occasion ce dernier l'a assurée qu'il intenterait un procès en janvier à Wiesel à Budapest pour usurpation d'identité. On sait combien les dates des procès peuvent être reportées, et même annulées, mais Grüner a montré qu'il était un homme persévérant et, malgré un retard d'une année, il semble qu'il pourra réellement apporter ses preuves devant un tribunal. Toutefois, l'accusé ne sera pas Elie Wiesel lui-même, qui est hautement protégé, mais le rabbin hongrois Slomo Köves, qui invita Wiesel en Hongrie en 2009 alors qu'il "savait qu'il n'était pas un vrai survivant de
l'Holocauste" mais "avait volé l'identité d'un détenu", selon Grüner.
Dans un article de Stefan J. Bos, de l'Agence d'information BosNewsLife, en date du vendredi 18 novembre, Grüner aurait dit: "Il vaut mieux poursuivre Wiesel directement, mais c'est impossible. Après 26 ans de recherches, le tribunal hongrois me fournit pour la première fois l'occasion de présenter cette affaire, ce que j'espère faire avec cette poursuite contre le rabbin."
Grüner explique: "Elie Wiesel vit aux Etats-Unis. C'est un homme très difficile à obtenir. Le monde entier le protège, depuis Barack Obama jusqu'à Angela Merkel. Ils ont tous peur de voir sortir la vérité, pour des questions de prestige et d'argent. Je fais pression également sur le
Bundestag allemand pour qu'il me montre des archives sur le passé de Wiesel."
(...)
Nous espérons que Mr. Grüner réussira à obtenir ce procès et qu'il sera en mesure de se faire entendre. Il semble que l'agence BosNewsLife sera au moins là pour le couvrir, et ça, c'est une bonne nouvelle pour nous. Nous savons à quoi il s'expose, mais nous espérons quand même.
<END>

 

 

Vichy et la Shoah, enquête sur le paradoxe français

[Le paradoxe français, c'est qu'un Français juif doive devenir rabbin israélien pour réhabiliter la politique juive de Vichy. Il prend des gants, le commentateur les lui retire, et les faits sont là: bravo, rabbin Michel!]

Prpécisions utiles, par Robert Faurisson:

L'histoire ­ vraiment importante ­ du rabbin Alain Michel (avec une préface de Richard Prasquier !), c'est moi qui l'avais révélée le 2 octobre 2013.
Sous le titre "Des juifs prennent conscience qu'ils sont dans une impasse", j'avais traité des cas d'Alain Michel, de Jacques Sémelin et, last but not least, de Serge Klarsfeld. Je l'avais fait dans la préface du tome VII de mes "Ecrits révisionnistes (2008-2010)", p. 31-35. Voici ces pages telles qu'elles figurent à : 
http://robertfaurisson.blogspot.fr/2013/10/la-victoire-du-revisionnisme-sur-le.html 
<http://robertfaurisson.blogspot.fr/2013/10/la-victoire-du-revisionnisme-sur-le.html>
Aux révisionnistes je signale en particulier l'épigraphe du livre d'Alain Michel reproduit [dans mon article] en gras ; traduit de l'original anglais par mes soins et commençant par : "C'est une chose curieuse ..." , le texte
se termine sur : "Très curieux, n'est-ce pas ?"


Le passage relatif à Alain Michel se trouve donc, au sein de la préface du Pr Faurisson, après l'intertitre "Des juifs prennent conscience de ce qu'ils sont dans une impasse". RF.

Petite remarque: Alain Michel lit-il les bulletins de Bocage? Son épigraphe, qu'il reprend de la romancière britannique Josephine Tey, ne lui aurait-elle pas été révélée par Bocage qui, le 29 janvier 2011 - plus d'un an avant la parution de son livre - l'avait diffusée dans un message intitulé "Richard III et... 'l'Holocauste' " ? Bocage

Vichy et la Shoah, enquête sur le paradoxe français (2013),
par Alain Michel. Note de lecture par Adrien Abauzit

Cet ouvrage n’a pas été écrit par un nostalgique de Vichy, mais par un historien israélien d’origine française, rabbin de son état. Pourquoi le préciser ? Le propos de l’ouvrage ne se suffit-il pas à lui-même ? En théorie si…dans un monde normal. Mais nous ne vivons pas dans un monde normal. L’honnêteté intellectuelle est souvent déniée aux auteurs, suspectés de d’orienter leurs travaux dans le sens de leur intérêt personnel et non de la vérité. En outre, des réflexes de Pavlov colonisent l’esprit des français victimes du lavage de cerveau de l’idéologie dominante. La qualité d’Alain Michel est donc un atout, car elle permet de courcircuiter ces travers.

L’auteur de cette enquête n’apporte que peu de faits nouveaux. L’histoire du sauvetage des juifs français et des juifs étrangers présents en France durant la guerre avait déjà été écrite et dite par des historiens on ne peut plus académiques et prestigieux, français ou étrangers. Mais depuis plusieurs décennies, il a été interdit de dire une vérité qui pourtant fait honneur à la France.

Outre le rappel de ce que fut la politique de Vichy, l’intérêt de ce livre réside dans l’étude et la critique des travaux historiques qui font actuellement autorité sur ce sujet houleux.

L’exemple Poliakov

En 1940 il y avait en France 330 000 juifs. 195 000 juifs français et 135 000 juifs étrangers, réfugiés politiques pour la plupart d’entre eux. 13 % des juifs français ont été déportés. 37 % des juifs étrangers ont été déportés. 69 000 juifs étrangers et 11 000 juifs français sont morts durant le conflit. Au total, près de 75 % des juifs présents en France en 1940 ont échappé à la mort. Près de 95 % des juifs français et 57 % des juifs étrangers ont survécu.

Comment expliquer le taux très élevé de survie des juifs français ? Plusieurs explications sont données avant les années 70. Léon Poliakov, premier grand historien de la Shoah et auteur du célèbre Bréviaire de la haine, donne son explication : « Du sort relativement plus clément des juifs de France, Vichy fut en fait le facteur prépondérant. ». Ainsi, contrairement à la thèse de Serge Klarsfeld, reprise stupidement par le bonnet d’âne Jacques Chirac en 1995, Poliakov affirme que les juifs de France ayant survécu doivent prioritairement leur salut à Vichy et non à la société civile. Pour Poliakov l’existence d’une zone libre, l’affirmation des droits de souveraineté de Vichy, la politique de Laval et les refus de Pétain, ont permis de sauver l’immense majorité des juifs français.

En 1989, dans un livre d’entretien, Poliakov maintient que Laval ne mérite pas sa triste « réputation ».

La doxa Paxton/Klarsfeld

A partir des années 70 disions-nous, une doxa nouvelle s’est mise en place. Deux idées matricielles la constituent :
La « négativité absolue » de Vichy. L’historien américain Robert Paxton conclue que par définition, rien de bon ne peut venir de Vichy.
La survie des juifs de France est due à la population française. Vichy n’y est pour rien. Cette thèse est notamment développée par Serge Klarsfled.
Il ressort que la doxa pose une culpabilité totale de Vichy interdisant tout réexamen de son contenu : « les bonnes questions posées par les tenants de la réhabilitation de Vichy ne seront ainsi jamais examinées sérieusement par les historiens reconnus, de peur de se voir alors accusés eux-mêmes de servir leurs buts révisionnistes, ou encore d’appartenir à leurs milieux politiques souvent nauséabonds ».

Le statut des juifs est fait sous pression allemande

Selon une légende tenace, colportée notamment par Robert Paxton, le régime de Vichy aurait fait adopter le statut des juifs en dehors de toute pression allemande. Un examen du déroulement des évènements suffit à démontrer que cette assertion est un pur mensonge.

Le 7 septembre 1940, les Allemands annoncent au gouvernement qu’une ordonnance contre les juifs est en préparation. Le 10 septembre, pour la première fois, en Conseil des ministres, la question juive est alors abordée. Le 25 septembre, le ministre des Affaires étrangères Paul Baudouin adresse aux autorités occupantes une lettre de protestation contre l’adoption de l’ordonnance nazie. Les Allemands n’en ont cure et publient une ordonnance d’ « aryanisation » le 27 septembre, c’est-à-dire de confiscation légale des biens des juifs.

Le 1er octobre, en urgence, le Conseil des ministres adopte sa première loi sur le statut des juifs. Le 4 octobre, la loi est publiée. Ainsi, contrairement à ce qu’ose affirmer Paxton, le statut n’a été adopté que sous pression allemande et pour éviter que l’occupant ne soit seul à s’occuper de la question juive.

Le statut issu de la loi exclue les juifs de certains domaines d’activité : vie politique, justice, diplomatie, administration, éducation, armée, presse, monde du spectacle. Les anciens combattants juifs des deux guerres, ainsi que les juifs ayant rendu des services exceptionnels à la France sont exemptés de ces mesures.

Le statut instaure une discrimination qui paraîtra bien évidemment choquante à toute personne attachée à l’égalité devant la loi. Mais, comme l’auteur l’évoque, en aucun cas il n’y a dans cette loi la moindre intention meurtrière. Rattacher le statut à la Solution finale est donc une interprétation téléologique de l’histoire parfaitement malhonnête.

Le 4 octobre, une autre loi est votée : la loi sur l’internement des juifs étrangers. Ici, l’auteur révèle des faits nouveaux permettant de comprendre le réel objectif de cette loi : le régime de Vichy a tout fait pour faire émigrer les juifs étrangers en Amérique du Nord ou du Sud. L’internement prévu par la loi avait vocation à être précaire. A titre d’exemple, le 30 janvier 1941 a lieu à Cieudad Trujillo, en République dominicaine, une réunion du comité intergouvernemental pour les réfugiés. La délégation française de la conférence fait savoir officiellement sa difficulté à pouvoir accueillir de nouveaux réfugiés, ainsi que son désir de voir les réfugiés actuellement internés en France être accueillis par d’autres pays. Hélas, les gouvernements d’Amérique ont refusé cette émigration.

Pétain, Laval et Darlan s’opposent au port de l’étoile jaune

L’information est peu connue, mais l’étoile jaune n’a été portée qu’en zone occupée. Pétain, Laval et Darlan, ont toujours refusé le port de l’étoile jaune en zone libre, notamment parce qu’une telle mesure aurait visé les juifs français. Les images d’Epinal en souffrent, mais c’est ainsi.

La politique de Laval

Le 4 mars et le 11 juin 1942, des conférences sont organisées à Berlin au siège de la Gestapo SS. Il y est décidé une accélération des déportations. Dannecker, représentant d’Eichmann et chef de la Gestapo chargé de la « question juive » en France, s’engage à assurer la déportation de 40 000 juifs.

Début mai 1942, Karl Oberg devient chef suprême de la SS et de la police en France. Si tôt, assisté d’Helmut Knochen, commandant en chef de la sécurité interne à Paris, il engage des négociations avec René Bousquet, délégué à la police au gouvernement de Vichy.

Le 2 juillet, un compromis est arrêté entre Oberg et Bousquet : « Vichy accepte d’effectuer les arrestations sur l’ensemble du territoire français en fonction du nombre fixé par les Allemands. De leur côté, les Allemands acceptent que seuls des juifs étrangers soient arrêtés. Il est admis que cet accord devra être confirmé par Laval deux jours plus tard, le samedi 4 juillet. Pourquoi Vichy accepte ce compromis ? C’est parce que cela lui permet de réaliser trois objectifs poursuivis depuis le début : se débarrasser des juifs étrangers, protéger les juifs français, et renforcer son autorité sur tout le territoire français, et pas seulement sur la zone libre. »

Deux jours plus tard, l’accord est confirmé en même temps qu’il est réduit. Pétain et Laval n’acceptent que l’ « évacuation » des juifs apatrides.

Les historiens Paxton et Marrus jugent sévèrement Laval, estimant qu’il n’a rien obtenu par ces accords. Pourtant, jusqu’à la fin de l’été 1943 : « il n’y a pratiquement pas de juifs français déportés, sauf, comme le disait Dannecker, dans un cadre de représailles, ou d’infraction à la législation antisémite. » Alain Michel conclue donc que : « le regard de Marrus et Paxton est erroné, et [que] Laval a effectivement réussi à obtenir une concession de taille. »

Lors de la rafle du Vel d’Hiv, les 16 et 17 juillet, 12 000 juifs apatrides sont arrêtés en région parisienne par la police française.

Le 2 septembre, Laval demande à Oberg qu’on ne lui signifie plus de nouvelles exigences en matière de déportation. Grâce à cette intervention, une rafle de 5 000 juifs prévue le 22 septembre par Rotchke, nouveau délégué d’Eichmann, est finalement annulée. Selon Alain Michel : « Si aucun convoi de déportation ne quitte la France au mois d’octobre 1942, on peut l’attribuer, au moins partiellement, à la stratégie de Laval, relayée par Bousquet et Leguay. On le voit, la collaboration de Vichy en matière d’antisémitisme est loin d’être simple. »

Pétain et Laval roulent les nazis dans la farine

Si les Allemands ont accepté que les juifs français échappent dans un premier temps aux déportations, c’est parce que Bousquet, puis Laval, leur laissent miroiter une future loi de dénaturalisation. Les juifs ainsi dénaturalisés deviendraient étrangers, voire apatrides, et par conséquent, « déportables » : « En septembre 1942, lorsque les nazis acceptent de ralentir la pression dans le domaine de la question juive, il est entendu qu’en échange le gouvernement de Vichy mettra au point une loi de dénaturalisation, afin d’élargir la catégorie de juifs qui peuvent être déportés. »

Darquier de Pellepoix, que Pétain soit dit en passant qualifie publiquement de tortionnaire, s’occupe de la rédaction d’un premier projet. René Bousquet prend sa suite, en établissant un texte moins extrémiste. Ce texte prévoit la déchéance de nationalité de tous les juifs naturalisés depuis 1927. Fin juin 1943, la loi est prête. Pour la mi-juillet, Röthke prévoit une nouvelle rafle à Paris, dès le lendemain de la promulgation de la loi. La messe semble être dite. Mais fin août, à leur plus grande stupeur, les nazis apprennent que sur intervention de Pétain, la loi sur les dénaturalisations est abandonnée :

« Il est donc évident que le fait d’avoir mené les nazis par le bout du nez jusqu’en septembre 1943, en leur promettant de faire passer une loi de dénaturalisation – promesse qui conduit la Gestapo-SS à ne pas engager directement d’opérations d’arrestations-, ce fait, donc, a vraisemblablement évité l’arrestation de milliers de victimes juives supplémentaires. »

Conscient d’avoir été « mené par le bout du nez », les Nazis envoient alors Aloïs Brunner en France pour prendre en main la politique de déportation. L’automne 1943 va marquer un tournant dans l’histoire de la déportation des juifs de France. Les accords Ober-Bousquet volent en éclat.

En conclusion…

Alain Michel au final, aboutit à des conclusions aux antipodes de la doxa Paxton/Klarsfeld.

Il reconnaît le rôle central de Vichy dans le sauvetage des juifs survivants. Il considère que Vichy a eu en ce domaine des « conséquences plus positives que négatives » :

« Vichy est certes criminel, mais il est l’élément principal qui explique comment 75 % des juifs de France ont survécu, même si, bien sûr, comme nous venons de le montrer, il n’est pas l’élément unique qui explique ce résultat. »

« Finalement Vichy, à la fois complice des assassins et en même temps élément indispensable de l’ampleur du sauvetage, nous prouve qu’il est impossible d’écrire l’histoire de cette période en noir et blanc, dès lors que l’on s’intéresse non aux extrémistes, mais aux dirigeants qui se sont retrouvés face à des décisions allemandes qu’ils n’avaient pas prévues, auxquelles ils ont dû donner des réponses en fonction de ce qu’ils pensaient possible ou raisonnable de faire. Qu’ils aient commis des erreurs, et même des crimes, c’est certain. Mais que leur action ait eu finalement des conséquences plus positives que négatives, cela nous semble également une affirmation raisonnable. »

Adrien Abauzit

http://www.scriptoblog.com/index.php/notes-de-lecture/histoire/1497-vichy-et

 

Dernière modification le : 20/07/2014 @ 08:07

 

 

 

 

 

 

 

Une rentrée bien shoatique

[Alors que l'on ne peut plus évoquer un ananas sans faire pouffer de rire son interlocuteur, les shoamateurs veulent faire encore plus lourd, encore plus sérieux. Nous attendons les couacs avec impatience!]

[url]http://www.crif.org/fr/alireavoiraecouter/rentrée-2014-2015-de-france-2-une-
nouvelle-série-documentaire-sur-la-shoah/51519[/url]

Rentrée 2014-2015 de France 2 : une nouvelle série documentaire sur la Shoah
4 juillet 2014

Parmi les événements de la rentrée, une série documentaire "La destruction des juifs en Europe" (8x52 minutes) diffusée sur trois soirées le mardi soir en première partie de soirée. Une série de William Karel, avec de nombreux historiens. "Entre archives et témoignages, les huit épisodes (...)
relateront la Shoah depuis la montée du nazisme jusqu'à la libération des camps de concentration".

 

Dernière modification le : 12/07/2014 @ 08:36

 



 

 

La Russie et l¹idéologie de l¹Holocauste

Quel est l¹avenir du révisionnisme en Europe de l¹Est ?
Par Paul Grubach
Copyright 2014


En 2009, le président russe d¹alors, Dimitri Medvedev, et le président israélien Shimon Peres ont publié une déclaration conjointe, qui démontrait clairement l'importance que revt la doctrine de l¹Holocauste dans
l'idéologie patriotique nationale de la Russie et, par ricochet, dans sa politique étrangère en Europe de l'Est et dans les régions environnantes.
Ils ont déclaré: ³Nous exprimons notre profonde indignation face aux tentatives de négation de l¹immense contribution du peuple russe et d¹autres peuples de l'Union soviétique dans la victoire sur l'Allemagne nazie et également (face aux tentatives) de négation de l'Holocauste des juifs
d'Europe.²
Il est important de noter que cette déclaration a été publiée au lendemain de manifestations en Europe de l¹Est en l¹honneur de ceux qui ont combattu aux côtés des Allemands dans la Deuxième Guerre mondiale. Il est évident que le Kremlin est conscient de la menace que le révisionnisme
représente pour l¹idéologie politique qu¹il promeut et dont il dépend. Même si la Russie approvisionne et soutient les ennemis d'Israël, il y a, sur la question de la mythologie de l'Holocauste, convergence d'intérêts entre le sionisme juif international et Israël, d'une part, et le gouvernement russe,d'autre part.

Dans cet esprit, il ne faut pas s¹étonner si, au début de mai 2014, le résident russe Vladimir Poutine a fait voter une loi qui fait de la "négation des crimes nazis² et de la ³déformatio

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