Appelez-moi maître ! (le syndrome de la tour de contrôle)

Publié le 24/02/2019

  • Appelez-moi maître ! (le syndrome de la tour de contrôle)

par Kasskapp

|Un soliloque éloquent, et une leçon-réponse à la question:

Sur quels ressorts jouent les instigateurs, promoteurs des Gilets Jaunes?

Conclusion: évitons de répondre à l’appel du clairon, et joignons le geste à la parole: "Dans la gueule, la truelle!"

Sommaire

I- le sens des mots, des maux au sens creux

 

II-aller à contre-sens, des directions données

 

III-les jouets des apprentis-sorciers

 

IV-Une énième redéfinition de la liberté, pour une liberté bien « gardée »

 

V-le temps de la  liberté est advenu, mais après, ce sera trop tard !

 

VI-« Liberty, j’écwis ta nome ! » Business as usual

 

VII-Le client est libre

 

VIII-Un pion “libre” sur l’échiquier?

 

IX- l’image d’un chien de mord pas (Staline) / un Ipad n’essuie pas (Apple), même pour se faire plaisir

 

X-la liberté des uns…commence à nous les briser menu ! (pardon mesdames)

 

XI-la liberté a ses symboles, le marché sa liberté

 

XII-le héros maîtrisable, la liberté s’en détache

 

XIII-Un front libre de foi

 

XIV- maîtriser sa liberté : présenter un front de foi

 

XV-La liberté trouvée et la maîtrise délaissée

 

« Ca finira en jaune devant, marron derrière, tes conneries ! »

Lançait Enrique De La Fuente (technicien supérieur intérimaire en surfaces industrielles et espaces professionnalisés) à son frère Juan (accélérateur de compétences sur sites de friche industrielle), posté au centre du rond-point du Cora de Gif-sur-Yvette, entretenant un feu de palettes.  Enrique, cramponné au

volant, faisait  crisser les pneus  de la DS3 offerte à

son ex-femme, et enfin payée (la voiture),

 partie (sa femme) avec

un assistant-gestionnaire senior

en valorisation de patrimoine financier.

 Le bruit et l’odeur des pneus en symbiose avec la route

 étaient rapidement recouverts par les  gaz d’échappements bleutés-blancs épais, dont les volutes, outre les habituels relents javélisés, trahissaient une étanchéité moteur  défaillante: il se consolait ainsi, en ôtant ainsi à sa femme, (à force d’un

régime-moteur  élevé et durable, explosant

les programmations d’obsolescence

les plus audacieuses)

 la jouissance d’un symbole de prestige,

 dans un élan commercial et juridique instinctif, par une

 compensation immédiate, au mépris ostensible de toute considération financière de son initiative :

 il ignorait la pédagogie de son geste. 

 

« Un bon employé se sent toujours coupable et redevable »

Patrick Drahi (nettoyeur en structures immatérielles -ou enculeur de mouches ; je confonds toujours)

 

« Allez tous vous faire enc…. ! »

Dieudonné M’Bala M’Bala (psychpathologue, coach en développement personnel appliqué)

 

« Beurh !....Ahmdullah ! »

Mezig au moment où le train s’immobilise en gare,

 provoquant une petite secousse opportune, de

 celles qui contribuent à libérer tout passager

 repu d’un  gêne gastrique plutôt rassurante.

 

 

« l’homme est donc invité à se libérer et à libérer la nature (…) Tout commence et tout se termine pour l’homme par la connaissance de soi. Cette connaissance est centrée sur la présence de l’image divine qu’il porte en lui. »

Marie-Madeleine DAVY : « Nicolas Berdiaev ou la révolution de l’esprit »

En titre, c'était un petit hommage à Salvador Dali, qui répondait en évitant le piège de la modestie feinte, potentiellement télévisuée, et rentable à court terme (le mouvement de sympathie pavlovien des lecteurs-spectateurs-consommateurs). Du même auteur, dans la série La dialectique vue du ciel figure cette réponse à un(e) journaliste : « la seule différence entre moi et un fou, c’est que moi Je ne suis pas fou ! ». Quelle force de conviction, quelle volonté ! Alors ; forme ou fond ? C’est comme d’hab, la forme c’est le code, à l’occasion ; un instrument de séduction, voire de sidération.

I- le sens des mots, des maux au sens creux

Le sens peut se frayer un chemin à travers les mots, c’est une question d’intention, comme on le dit encore en islam, et, de travail, comme on le sait partout. Personnellement, je surveille le code, prends garde à la séduction, scrute la poésie, et n’hésiterai pas à utiliser la sidération à titre thérapeutique, comme contre-poison. Concernant le travail, le tout est de  garder la tête froide, avec suffisamment de cœur, pour être plus qu’un esclave, plus qu’une feuille prise dans le tourbillon eschatologique (cf. Sheikh Imran Hosein, à l’ONU, à Birmingham, à Trinidad, à Kuala, à Genève…). Si ça doit finir en « chaleur et lumière » (P-Y Rougeyron- P. Jovanovic-revue de presse janvier-février 2019), autant hiérarchiser les priorités, et abandonner quelques regrets, pour faire de la place. Figurant parmi les façons de mourir les plus cons, selon Desproges, on trouve celle de l’automobiliste, venant de ramasser son paquet de cigarette au pied de la place passager, celle du mort, s’exclamant « meeeerde ! » en surplomb au-dessus du ravin, c’est-à-dire : roulant sur l’air, brièvement cependant, avant d’occuper à son tour la place mentionnée ci-dessus (récit très librement adapté de l’original).

L’idée, en islam, (que j’ai embrassé, après la déclaration non-déclarée de nouvelle guerre mondial, la 5ème, la 6ème ? c’est-à-dire le 11 septembre 2001 ou 911 -pour stimuler le sentiment d’urgence des Américains et titiller la glande eschatologique des messianistes de tous crins qui y pullulent) c’est de ne pas mourir avec des regrets, des dettes, tout ce que vous laissez derrière vous à régler, à vos descendants et proches, que vous pouviez liquider et qui entacherait la sérénité de leur deuil, en les plombant, et vous avec. Il est convenu qu’après le grand saut, on n'en maîtrise plus grand-chose, non ? Mais pas d’essentialisme (cf. Tarik Ramadan sur l’histoire, mais comme discipline), la pureté, c’est pour les messianistes ; qu’ils attendent un messie, croient devoir lutter pour leur paradis, ou cherchent à retrouver l’authenticité de la vie du Prophète (saws) : ces 3 hérésies respectent l’ordre chronologique. Ainsi, le musulman, comme  n’importe quelle personne à  0,1 ou 2 jambes, et à 0,1 ou 2 mains, et à 0, 1 ou 2 yeux aura les mêmes pensées que quiconque au moment fatal ; qui les connait ? « J’ai pas étendu la lessive ! » ou « j’ai gardé la clé de la maison dans ma poche, ma chérie devra sonner chez le voisin, mais elle ne pourra pas rentrer dans l’appartement », ou encore « mon collègue trouvera t’il le bon dossier sur ma clé-USB, pour finir le boulot » (aucune référence mal placée, s’il vous plaît, concernant ce dernier groupe infinitif… interdit de rire !) . Il faut déjà apprendre à mourir, pour apprendre à vivre ; la vie étant un cadeau, elle n’est pas due, elle se chérie, mais ne se gagne pas, implique des responsabilités mais n’obéit pas à nos lois. Tout ça est loin dans les mémoires. La vision du communisme originel, reprise par Francis Cousin (la production, comme fonction limitée à une organisation  immanente et harmonieuse) reprend cette notion de travail, rythmant la vie. Evitons cependant de lui superposer une allégorie du XIXe, avec paysannerie, marbrée, authentique et idéalisée, ou, une du XXe avec paysans piégés par le réalisme socialiste et autres productivismes,  pour finir en un rationalisme écologique aujourd’hui, quelle pertinence ! Du travail en peinture pour en occulter la réalité. Le messianisme pour couvrir l’usure.

II-aller à contre-sens, des directions données

Alors parler de maîtriser quoi que soit, c’est arrogant ; Les Gilets Jaunes ne maîtrisent rien non plus, d’ailleurs qui sont-ils ? Sont-ce les mêmes, ceux qui les nomment, que ceux qui définissaient les limites de la liberté d’expression ? Evidemment, ces braves gens qui sont sortis parlent pour nous tous, mais ça sent un peu la permission de minuit; mais les châtiments corporels ne sont pas abolis, contrairement à l’école (ceux des profs sur les élèves, l’inverse n’est pas vrai ; certains élèves ont besoin d’exprimer par la violence l’injustice ressentie, c’est de la politique, quoi ! Et eux des citoyens en formation : réprimer cette violence, c’est les empêcher de se construire!).

Le permissisme contribue à faire des banlieues des réservoirs à chaos, qui ressemblent à « une armée de réserve du capital » du « prolétariat en haillons –Lumpenproletariat- mais en Reebok, nous avons pu nous entrevoir dans les années 90, l’ampleur notre fragilité. Pourtant ; les gens y vivent dans les cages à lapin, (avec un brin d’herbe par personne, ou une motte de terre, ou un parpaing, c’est selon la saison, et les bastons) ; on y comprend vite que l’homme est béni, et capable de rendre aimable n’importe quelle poubelle…mais ça demande de l’autodiscipline. J’ai vu,  je ne suis pas revenu, mais je n’ai pas oublié ce que j’y ai compris. Les écarts de langage, d’attitude, les codes de l’honneur mafieux ne méritent aucun respect : ils reflètent néanmoins des conditions de survie animale appliquée aux sociétés humaines; s’y intéresser, surtout vu du dehors, ça n’est pas faire œuvre de magnanimité, mais participe de la prise de conscience, nécessaire pour espérer reprendre en main le contrôle de l’état.

Peut-être Locke aurait-il dû dormir à proximité des loups quelque temps : alors, au lieu de divaguer « l’homme est un loup pour l’homme », et qu’il faut faire des contrats gagnant-gagnant, et puis que leur intérêts bien compris impose des relations harmonieuses (c’est comme avec les humanistes et autres libéraux ; ils se prétendent grands organisateurs-Dieu à la place de Dieu, mais la pensée magique vient toujours finir par valider leur argumentaire…sûrement pour se préparer aux gueuletons !) ? Un petit moins douze dans la forêt de littlepenny et il nous aurait écrit la chanson de Brassens avant celui-ci « Toi, l’Ecossais, qui sans façon, fit du feu contre les loups qui n’avaient d’yeux que pour moi ! ». Les banlieues ont évidemment vocation à tuer tous les pays : en tant que structure, les volontés individuelles n’interviennent pas, c’est le but : créer un laboratoire sociologique et menacer les autres de s’y retrouver ; pas ou plus les moyens… pas le choix ! La conscience politique dans ces endroits, est en général bien plus avancée que nulle part ailleurs même sans les mots, et sur ce point, je trouve le Gros Poupon très pertinent (cf. Cros Houplon).

Quand on assiste à un premier désastre, dans son pays d’origine, quel qu’il soit, mais suffisant pour vous en chasser, pour ensuite devenir l’instrument d’un deuxième en germe, dans la nation qui vous « accueille », ça doit former et rapidement : n’oublions pas que la délinquance y est vivement soutenue, alors même que statistiquement, les gens qui y vivent travaillent quand ils le peuvent, pas de photos pour ces vrais « héros », ce réservoir à travail sous-payé pour émargeurs et crétins inconscients. Finalement, la banlieue française, c’est un peu comme la Syrie, ça résiste silencieusement avec des assassins en son sein, ça les assimile, ça tente de créer une société, sans aucune possibilité de fermer le portail, le soir, du « home sweet home » d’un Locke, ou d’autres condégénérés.

Les banlieues ont certainement pleuré de joie en voyant un peuple français sortir dans la rue tel qu’il est, pleurent maintenant de le voir brassé dans les méandres de la politique-spectacle : retourner le pays, nos « mal-assimilés » pouvaient le faire depuis longtemps, pourquoi ne pas l’avoir fait alors ? Parce qu’à part quelques petits cons, ce sont des gens normaux, avec un imam Mac Donald sur le palier-pour se nourrir de leur déracinement- comme d’autres ont le numéro de leur rabbin privé, gravé au dos de la Ménorah qui trône sur le frigo à viande. Les sionistes ont leur plan, mais Dieu a les siens, et ce n’est pas certain que les premiers gagnent (cf. Sheikh Imran Hosein), alors on suit qui ? Personne ; on réfléchit.

D’un côté, des apprentis-sorciers flatteurs qui vendent une révolution prête à l’emploi, d’un autre, son bon sens, qui n’y comprend rien mais sent ce que d’aucuns appelle « saut qualitatif », mais organisé. Marx, c’est bien, mais ça reste bi-dimensionnel, ça s’ébauche, ça se dessine et c’est rarement pour notre bénéfice : les néo-libéraux de l’école de Chicago sont là pour attester de l’arnaque de la révolution mondiale : la théorie économique a accompli le strict opposé de la doctrine politique : allez ; votez à gôôôche, c’est un doux frou-frou rebelle qui permet d’attendrir les bourgeoises, le temps d’un soir. Plus théoriquement, le marxisme est incontournable en termes de défense stratégique … la guerre, toujours la guerre donc, mais pas faite par des guerriers… c’est là, ce qu’il y a de catastrophique. Depuis les citoyens-chevaliers de 1792 à aujourd’hui, nous n’avons jamais repris la main. Pour reprendre Francis Cousin, nous faisons les guerres pour la Bourse et la couronne anglaise (et affidés) à leur place, depuis 1815.

III-les jouets des apprentis-sorciers

Vous maîtrisez quoi au juste, les Gilets Jaunes : les ronds-points (excellente idée de bloquer les flux, d’où vient l’idée)? Les gauchistes : la chienlit (comme les djihadistes : la destruction ; la conscience politique est toujours au-dessous du niveau de la conscience, mais le cerveau est alimenté en slogans dynamiques)? Que peuvent-ils organiser d’autre que le chaos, à attendre « qu’il arrive quelque chose » ; déjà ça marquera la ligne de fracture entre les gens de bonne volonté (ceux qui ne veulent pas condamner mais doutent furieusement de l’efficacité) et les autres : ceux qui sèmeront le chaos, et qui, quelle que soit leur (bonne) raison reviennent pour ne pas abandonner un terrain, la rue, qu’ils croient occuper. La chasse aux antifas d’un côté, la police antifas (que ce dernier le sache ou non, il bosse par ses actions pour le ministère de l’intérieur!) de l’autre ; les deux auront mérité le prix Yahvé d’accélérateur en destruction sociale ; ils ne partiront pas les mains vides, s’ils en ont, et en prendront plein les yeux (ou l’œil), de ces spectacles de flammes et de fuite hurlantes. Pour les plus gourmands, SVP, adressez-vous au SAV du directeur de la publication du coach en développement personnel cité en épigraphe ; il a des solutions rapides et franches, et proche des (ou de la) bourse(s)…

Pour ce qui est de savoir si je me prends pour un maître, à l’instar du titre du présent article,  je vous invite à lire la suite : mais je vous mets sur la voie ; toute classification ou identification est souvent hâtive, donc probablement abusive, elle s’opère rarement au bénéfice immédiat de celui (ou celle) qui en fait l’objet. Concrètement ; c’est pas le but.

IV-Une énième redéfinition de la liberté, pour une liberté bien « gardée »

Commençons avec le 4ème pouvoir, il matérialise ce principe «constitutionnel» allemand de 1949, qui vise à se protéger des dérives autoritaires, un écho au « devoir de résistance du citoyen à la tyrannie », dixit notre vieille déclaration des droits de l’homme. Le journalisme et la presse avaient vocation à être diffusés, sans restriction : la condition d’une information libre, citoyenne et de l’existence d’un vrai contre-pouvoir (cf. CNR). Ce fut vrai après-guerre, puis intervint la bienséance, une auto-censure « naturelle », en fait exercée vers les rédactions : Les généraux de l’Algérie française se retrouvaient hors-cadre, faisant suite à l’OPA politique incarnée par le général De Gaulle et voulue par les vainqueurs de notre bloc économique, (les imprimeurs de dollars) ; (cf. Thierry. Meyssan « Quand le Stay-Behind mettait De Gaulle au pouvoir »). Plus tard, ce sont les vainqueurs de 68 (avec marionnettistes issus du même nid) qui réduisaient encore le champ du politiquement bienséant : l’arc démocratique se réduisait, autour de l’aimant-repoussoir ami-ennemi ; du peuple et de la révolution. A cette époque, la foi populaire étant encore portée par le travail en commun, le respect minimum dû à tout être humain (du fait  de la bénédiction de la naissance). C’est bien cette seule notion de mérite qui pouvait trouver un écho, et ce malgré le fait que la gymnastique dialectique « révolutionnaire » tendait, par soubresauts, à séparer le travail du mérite, en ajoutant le critère du « bonheur » (cf. Michel Clouscard a approfondi la question du freudo-marxisme, golem de Marcuse), opposé au danger (vécu par beaucoup de nos contemporains d’alors) de l’anomie, réputée guerrière, ce qu’elle est, vu que les lois de la finance déterminent l’application des lois.

Pour que nous fassions pièce à tous ces pièges tendus à la représentation populaire; l’un étant la révolution salvatrice (par Kärcher, table rase et autres croyances puériles et destructrices), le bonheur qui se cherche (et se vend d’ailleurs) c’est-à-dire l’essentiel des discours libéraux, et leur pendant autoritaire comme repoussoir, il est peut-être judicieux de s’échapper de ce que je nommerais les « pièges dialectiques » ; ceux qui vous enferment dans une partie de ping-pong, dont vous êtes la balle, à la manière d’un chien dans un jeu de quilles. Je n’invente rien, tout se joue au niveau des stimulations psychologiques, appuyées sur un dogme structurant le consentement. Le dogme journalistique le plus honnête reste un dogme, limité de par sa structure et faillible : quand l’économie reprend le micro, le politique se tait. Ne reste alors du 4ème pouvoir qu’un forum de discussion, un conseil (germanique) sans la représentation (latine). Paradoxalement, c’est devenu le 1er pouvoir en ce qui nous concerne, celui qui relaie, la courroie de transmission d’une vie politique chimérique car spectaculaire, le cache-sexe de la mort politique. RTL retransmettait cette 1ère révolution colorée que fut la « révolution des ptits cons » de mai 68, tombeau de la grève ouvrière, puis le récit a inversé les faits (les étudiants auraient libéré les ouvriers), depuis l’enterrement de Grenelle.

Un mythe était créé…celui du révolutionnaire sans guerre et sans morts ! Un roman national réactivé (sans la nation !!!), creux, abstrait et fantasmé, c’était le début de la dépression, que provoque le grand écart réalité-fantasme. L’ouverture à la consommation était advenue, la seule expression autorisée. Mais : bonne nouvelle ; il n’y aurait plus de guerre en France, tant que nous serions sages, les « citoyens-enfants français » devraient être raisonnables désormais, obéir, comme ils obéirent aux rois de Droit Divin (Lieutenants du Christ, cf. Pierre Hillard), et admettre la toute puissance du souverain inconnu et inexistant (en fait ; une place, à l’occupant amovible), le terreau idéologique de la révolution en France (1789), un symbole sur les pièces (depuis 1791). Quand, à l’effigie du roi se substitue une allégorie (la belle marianne ; de la « luxure spirituelle »), une image remplace une personne, un trône est d’abord vidé, mais c’est un siège stratégique conquis pour les années à venir. Cette « ouverture du bal du diable », pour plagier Jean-Michel Vernochet, est renouvelée en 68. Désormais, l’image, le spectacle de sa propre vie soutiendra la pouvoir d’abstraction de l’argent. Et RTL put servir de témoin romantique pour rebelles mythomanes, avec révolution prête-à-raconter.

V-le temps de la liberté est advenu, mais après, ce sera trop tard !

La nouvelle révolution inventée a Ratissé Très Large, car ce qui était source de chaos, avec ses effets dévastateurs connus (1917 et 1921, Russie, 1934 et 44-45, France,….) fut ainsi régénéré, au cas où ça marcherait, cette fois. Il fallait changer l’occupant du siège. Le « nous sommes le peuple » (déjà ; le slogan des protestants est-allemands manifestants à Leipzig en 1987-88) permet de créer un mythe de la libération, lorsqu’il s’agissait plus probablement d’un abandon financier négocié après le piège de l’Afghanistan (1978- voir doctrine Brezinski) tendu à l’URSS. La révolution est redevenue synonyme de victoire et de progrès. Celui-ci permit ainsi de valider l’idée d’un sens de l’histoire (pensez aux vies sauvées… mais pas à celles sacrifiées… on vous dira quand vous pourrez pleurer … en direct : Silence ! On écrit l’histoire). La morale se redessinait : un état de désorganisation, d’entropie bien opportune était à nouveau institué : la logique financière créait une nouvelle économie, celle de la jouissance. Là, les anciens commencèrent à entrevoir ce à quoi pourrait ressembler la fin de l’histoire ou du monde. Mais les images de champignons atomiques fleurissaient, ainsi que les discours de Tonton (à moustache serrée) sur bande-son pourrie, pour faire pleurer les drôles et donner aux parents un rôle caricatural d’adulte. Pour un éleveur, ça équivaut aux barrières qui dirigent les bêtes vers le camion. Pourtant, RTL ça ne fonctionne qu’avec les hommes, les vaches s’en foutent. En attendant, des révolutionnaires salariés ont prospéré (du syndicat, par le parti, vers l’assistant social -avec quinte-flush pour le féminisme ; absorber la maternité naturelle et la transformer en politique, puis en emploi).  L’insulte à l’intelligence, par Shutzpah interposée,  s’est faite dogme (incontournable donc) dévoyant l’appréhension de la réalité, les processus de réflexion et la notion de légitimité. L’opposition contrôlée fut progressivement intégrée au pouvoir. Le trotskysme (parler du peuple sans y toucher) devenait doctrine officielle en Occident : enfin au pouvoir, les apprentis-sorciers redessinent les enclos.

C’est donc un L comme Laisse, comme Laissez-faire laissez passer, comme Lubrifiant par Lavage de cerveau et Lavement de sa mère si nécessaire… qui nous sépare de notre nouvelle radio révolutionnaire, RT. C’est facile mon procédé, et c’est symbolique ; j’aurais aussi bien pu ouvrir le dictionnaire et en dérouler des premières armes de poésie. La rhétorique, elle,  est plus habile, certes elle se dissimule sous des slogans, des mots chargés d’évocations, joue avec les émotions pour capter l’attention voire obtenir l’adhésion (plus difficile maintenant d’aligner ces mots avec un dico ; là il faut déjà faire appel à sa mémoire, encore qu’un petit « brain-storming » (masturbation mentale) suffise à construire un slogan vite fait mal fait.

VI-« Liberty, j’écwis ta nome ! » Business as usual

RTL, porte-voix pour mythe fondateur (d’un combat avorté, mais de « haute lutte ») avec promesse de deuxième manche,  à l’attention de classes moyennes devenues classes consommatrices. Cette fonction pourrait être remplie par les « écrivains d’histoire en tant réel » à l’édition sur RT ; mais cette fois, la fête est finie ! L’époque est différente, la guerre est loin, plus de témoin, seuls les affabulateurs professionnels du judaïsme politique en perpétuent une image lucrative. La liberté a déjà « écrit son nom » sur les livres d’histoire et donné le change jusqu’à présent, ouvrant un florilège de discussions stériles quotidiennes, aptes à bloquer  toute réflexion constructive car concertée. Tant que ça ne mange pas de pain, on peut en parler. RTL fut cette station qui témoignait de ce que ce combat avait existé, qui entretint un romantisme fédérateur, mais trompeur, utile pour construire un récit national ou international, propageant avec ses confrères, l’image d’un monde de paix… payant, pour les non-membres (le messianisme est incontournable depuis 300 ans ; il agglutine les peuples). RT s’adresse à un prolétariat venu chasser la classe moyenne et bourgeoise coagulées en 68 et disparues depuis (en guise de ruines archéologiques : camping-cars et voyages de rêve). La liquidation s’achève, plus besoin de pré-retraite, avec encore quelques petites faveurs cependant. Mais le tournant libéral des années 70 a fini, pendant tout ce temps, par produire une nouvelle classe prolétarienne, qu’il convient de « gaver » spirituellement : par une mythologie validant leur existence sociale : de" ton travail est utile voire indispensable", on passe au héros conquérant-résistant. Aujourd’hui, ce sont les « télé-acteurs », intérimaires du bâtiment ou en « économies nouvelles », multi-cartes en tous genres, les artisans rompus à la circulation automobile, des petits et moyens entrepreneurs asphyxiés, et les commerçants anxieux mais  souriants qui, entre autres salariés ou taxés, représentent la classe laborieuse.  Tu ne sais plus où tu vas ? Une bonne petite révolution orchestrée et ça repart ! Te voici devenu un combattant, tu viens de faire un stage de combattant à plume en accéléré : tu y as gagné un mythe pour un héros …mythomane. D’autant plus que les vrais crève-la-dalle, ceux qui mangent depuis peu à leur faim, chez nous, seront très utiles pour ramener tout ce beau monde au boulot…ou au chômage. Car contrairement à 68 ; pas besoin de siffler la fin de la fête par une descente des Champs-Elysées de gros industriels.  Ces symboles sont obsolètes, tout comme l’ouvrier n’a plus d’usine : la vie économique est régulée par le manque de travail : le sous-bledard est injecté comme de la monnaie-papier. Personne ne pense à cramer des billets ! Eh ouais ! Les migrants nous rappellent un peu qui commande : pas nous, c’est tout.

Et nos maîtres, eux, maîtrisent aussi les nouveaux symboles. Des doutes ? Macron inconnu, nocif (SFR, Alstom liquidé, Neil & Free monté avec sa mafia en remorque…) et abhorré est pourtant président, que faut-il de plus pour comprendre que la manipulation est un art et un métier ?

La scénographie autour des gilets jaunes, car il y en a une (acte I, II, III…, est donc, cette fois orchestrée autour de RT (le gentil flic ?), elle fabrique probablement, Là aussi, une légende dorée. Cinquante ans plus tard, c’est donc certainement le relais d’une révolution revivifiée, avec omelettes aux yeux, et émincé de doigts. Filmée en direct, cette révolution met en scène, comme celle 68, des élans d’humanité (Comment sont-ils devenus rares?).  D’un seul coup, il est permis de rêver à un monde (toujours meilleur, là encore, c’est gratuit) d'amour, mais… pour demain, aujourd’hui, c’est omelette aux yeux (demain ; croix de bois, croix de fer ; on va voir ce qu’on peut faire - cf. Dieudo). Et demain ; sans travail ou sans activité indépendante autorisée ; ça donne quoi ? Une classe laborieuse à l’extrême avec des subventionnés comme repoussoir (avec RSAires pour cracher dessus et migrants pour faire peur. Si besoin, des attentats permettent de voter les budgets et de relancer la consommation pathétique : je déprime, tu t’énerves, il voyage ; nous consommons pour oublier- d’où la disparition des bistrots – et de leur fonction d’exutoire-, mais pas de l’alcool, ni des femmes moches-cf. Coluche).

Qui n’a pas appris qu’un « tiens ! » valait mieux que deux « tu l’auras » ?

Concernant l’amour brassé dans ces révolutions, il en existe une église du même nom (les Cathares ou bogomiles ou parfaits, dont nombre de troubadours répandit le dogme manichéen ; la femme idéalisée à la place de la Vierge, la vie sur terre comme malédiction, le bien comme idéal inaccessible ici-bas…) Denis de Rougemont nous permet de relativiser le mot idéalisé, le sens perçu, pas l’amour même ! Un mot pour un beau tombeau de nos malheurs futurs, un berceau à déceptions, matelassé par la déraison et l’aveuglement voraces. Car l’illusion semble se nourrir d’illusions, de même qu’un mensonge en appelle d’autres.

C’est beau l’amour ! C’est mieux de le vivre. Tu préfères être heureux ou montrer que tu l’es ? C’est … comment dire…le contraire. Mc Cain, l’assassin massif de Syrie, nous aura au moins laissé ses frites et la pub qui va avec (« plus on en parle, mois on en mange ! ») ; il y a toujours quelque chose de bon à prendre, car même  s’il s’agit très certainement d’un homonyme, il ne faut pas craindre l’amalgame. C’est pas le même Mc Cain, et alors ; l’intelligence (=cerveau en usage personnel) fait le tri. En est douée toute personne acceptant de réfléchir. Le surdoué est, en revanche, un monomaniaque remarqué, que l’on forme à devenir un psychopathe capricieux, peut-être pour le neutraliser… pauvre gosse, pauvres parents.

Des frites, de l’amour, une radio donc, saluée comme alternative, validée par la répression de l’Elysée, dont le locataire abusif, a, en sa « personne » eu à souffrir des « attaques de RT et Sputnik ». Qu’il s’agisse de collusion ou de prévision, nous pouvons nous poser des questions sur la rencontre à Versailles dans l’entre-deux tours – présidentielle à 1 tour à ne pas manquer & législatives de dépression - vue l’évolution de notre paysage audiovisuel ; mais c’est peut-être de la paranoïa ici (le complotisme est un mot hostile à la discussion) ; les passations de pouvoir sont rapides et pas monolithiques. Mais nous sommes en droit de nous interroger sur cette campagne qui aurait donc permis  de créer un « dissident-maison » en la personne du général De Villiers : en début de saison gilets jaunes, le général dissident apparut sur toutes les chaînes et la publicité pour son livre s’est étalée dans les lieux publics fréquentés. Alors, ce « résistant » bien placé sur l’échiquier de l’OTAN, est-il un contre-pouvoir à Macron?  Et Macron, alors, n’est-ce pas qu’une start-up politique, un sous-traitant dont on l’employeur (qui ?) désire se passer. Il a plusieurs pièces dans un jeu, et, de multiples scénarii sont envisageables, il vaut mieux ne pas signer trop vite. Macron, c’est trop tard, on l’a, on le cadenasse la chatte dans ses appartements: bosse pour tes administrés et pense un peu moins à ta rondelle, enculé ?

Pour résumer et reprendre un langage plus châtié, dans cette histoire d’insurrection, on voudrait nous montrer notre vie politique en direct, que l’on ne s’y prendrait pas autrement. Souriez, vous êtes filmés ! Non, non, plus besoin de caméra ! Nous prenons seuls la posture qui nous avantage, dès fois que la gloire nous attendrait. Là, c’est mort dehors.

VII-Le client est libre

Bref, un "L" d'écart, un scénario apparenté dans l’utilisation de ces deux stations de radio (avec 50 ans d'écart) et de plusieurs couches sociales (le producteur indépendant a disparu, la distribution… affectée à la lutte contre l’inflation est soit grande, soit luxueuse : locale bio ou sympa…). Les producteurs en usine mendient un salaire; restent les PME et les  petits commerçants, comme reliquat d’une structure économique encore sociale, un reste de « fascisme » économique (le faisceau symbolisant le lien qui unit le patron bourgeois propriétaire à ses employés, dont il a la responsabilité ; une transition historique de 150 ans, encouragée pour faciliter le passage de l’ancien régime corporatiste au libéralisme financier intégral, qui s’étend depuis 50 ans, et qui nous mate). Le travail toujours coûteux n’est plus maîtrisable dans une logique de flux : c’est nous qui nous coûtons, nous sommes indésirables de naissance, sauf pour faire circuler des flux. Le travail liquide et liquidé, prochaine étape, après la consommation jouissive? Le prix de la chair ! Et pas au sens métaphorique ! Les arabes refusèrent de crever la dalle après 2008, ils eurent la guerre (« pensez printemps »…colorés). Mais aujourd’hui, il faudra vendre son corps pour vivre, et plus seulement le cul, ou acheter les autres.

 

Pour stériliser les luttes, leurs défenseurs institutionnels s’inscrivent tout simplement dans l’histoire des différents mouvements insurrectionnels : A. Soral précise que le soutien stratégique d’une classe possédante ou administrative est nécessaire au succès d’une insurrection. Qui commande la ligne éditoriale de RT ? L’enquête de l’opiniâtre Panamza  donnera des pistes à se sujet (cf. plumenclume.org : 10 février 2019)

 

La Russie va t’elle nous sauver ? Elle l’a déjà fait en Syrie et contre notre propre Etat. Savoir comment le reconquérir est notre problème central. La formule de Philippe Ploncard d’Assac est adaptée aux phénomènes de « récupération », la stratégie étant la suivante : infiltrer, neutraliser, pervertir. Qui est à la manœuvre ? Pour le compte de qui ? Le « cui bono » constitue un bon départ méthodologique, pour choisir une direction de recherche, sans s’en remettre au hasard.

 

Quel est le rôle de l’information : officiellement ; éduquer le citoyen, en faire quelqu’un d’ « éclairé », (en fait, ébloui par des discours censés influencer la décision)…ça sent l’Aufklärung, tout ça (Lumières allemandes, très représentée depuis la ville prussienne de Königsberg, aujourd’hui Kaliningrad, coincée entre nouvelle Pologne et nouvelle Lituanie, pays dont la Prusse tire son nom : les « Pruzzen » ayant été un peuple local, que les souabes du sud de l’Allemagne colonisèrent pour organiser l’extraction de l’ambre ("Bernstein"), à l’origine de l’enrichissement des chevaliers teutoniques, puis de celui la ligue commerciale hanséatique du nord, apte à constituer des armées. Aussi un ecclésiastique comme Luther put-il trouver des relais financiers et logistiques - peut-être malgré lui- pour sa révision du dogme chrétien : on aboutira à la remise en question du pouvoir centralisateur de l’Eglise, et à la perversion de la notion de pouvoir, que désormais des « hommes méritant» devraient occuper (la médiation sacerdotale se voyant décrédibilisée); résultat, le bien devenait le mérite. La suite nous mène à l’Allemagne , jusqu’en 45, et aux Etats-Unis jusqu’aux années trente).

 L’Aufklärung, c’est aussi la célèbre déclaration de Kant, sur la maturité de celui qui prend sa vie en main, méprisant  l’idiot qui chérit son ignorance. C’est l’ « Homme » avec un grand H et une grande gueule, qui se voit investi d’une mission divine en inversant le sens des bénédictions.

L’information n’est-elle pas plutôt un coup de projecteur dans les yeux ? Cette « élévation par la clarté » (traduction), qui, pour mentionner son étymologie, « structure »,  permet dans les faits de prendre un avantage stratégique ou tactique : elle relève du jargon militaire, obéit à des visées défensives ou offensives, donc. La culture, elle, ouvre l’esprit : la faculté critique ne s’exerce qu’à partir de références connues ; l’abstraction que nous ouvre la théorie ne naît pas sui generis, elle est ancrée sur les croisements d’expériences. Pensez que les journaux sont à notre service pour nous éduquer, c’est, somme toute, prétendre être adulte en revendiquant le statut éternel d’enfant, avec, en sus la fausse modestie de celui qui prétend ne rien savoir.  Pour les dubitatifs, attendre des journaux un secours pérenne, c’est comme croire que l’on peut démarrer une locomotive en la poussant ; bon courage pour passer les compressions (surtout si elle est électrique).

 Alors ? Quelques dilemmes, des inquiétudes, des doutes et des incertitudes quant au développement du mouvement insurrectionnel français, non ? Evidemment me direz-vous, et comment pourrait-il en être autrement ? Les perspectives apparaissent en gros comme suit : A - Ca va mal finir (et on le souhaite un peu, le changement que l’autre mes couilles nous jouait en 2012 pour se faire élire), mais B - 60, 75, 83.8 % des Français approuvent =>  Donc, bah on continue, on est des braves!  C’est quoi ça ? Une tension dialectique insoluble (ça a l’air intelligent  comme expression, hum) ou de la schizophrénie non diagnostiquée comme telle. Des gens défilent, d’autres cassent et certains sont blessés ; à minima une rancune tenace va s’installer, stérilisante car nourrie du sentiment profond qu’une vengeance est nécessaire, mais elle devra patienter… (et un messianisme de plus, et un, et une cause à défendre, encore une, et un saut qualitatif à guetter… magnifique piège !) Une nouvelle légende de combattant sans guerre est encore née. A force de regarder des films différents à scénario unique, on en perçoit les nuances comme des dangers. Le pire des scénarii (celui probablement espéré par nos apprenti-sorciers) envisage sérieusement que cela dégénère ; depuis le temps qu’ils aimeraient nous mettre une guerre sur la gueule ! La restructuration du taux de profit (Marx) a échoué en Syrie, faut une alternative au maintien des flux, et garder la main sur sa gestion. Si 68, c’était la fabrique à futurs consommateurs débridés, 2018-19 c’est plus le même projet, faut que ça saigne ou que ça signe, pour se diluer dans la race unique gérable à distance! Tant de gens en ont gros sur la patate, c’est une aubaine que ces conditions de vie de machines qui nous brutalisent ; une bonne guerre…hein !.... C’est pas comme des vacances ? On bouscule la table puis en change les pions de case.  Le but, la purge, est alors vendue comme défouloir légitime. Manquerait juste le moteur, la foi (en fait un ersatz : une idéologie, un dogme) ; c’est le but de l’opération de libération : redéfinir les nouveaux gentils et les nouveaux méchants, ce sont des rôles écrits, nous sommes autorisés à être les acteurs. Plus de religion d’Etat comme garde-fou. Grâce à la laïcité institutionnelle, nous pouvons aller en guerre le cœur léger, c’est le progrès libérateur de l’obscurantisme médiéval.

VIII-Un pion “libre” sur l’échiquier?

Sachant, en outre, que nous revendiquons (encore) un pouvoir « localisé », au moins une représentation au niveau national, nous nous plaçons de fait, sur « l’échiquier » dans le camp des Etats à détruire (Yougoslavie, Egypte, Lybie, Syrie, Venezuela…) cartographiés dans la doctrine Rumsfeld-Cebrowski (cf. Thierry Messan). Pour peu que nous finissions par réellement sortir du giron des Etats collabos (au vrai sens du terme, pas la mythologie collée sur la dernière guerre, dont les témoignages se multiplient, à mesure que disparaissent les témoins..), nous (en)courons les mêmes risques ; Dura lex judaïca sed lex (fortunatibus), La loi reste celle du plus fort. Les rapports de force doivent être connus, donc énoncés.

D’autres « placements de jeu » sont possibles, un opportun alignement Russie-Turquie-Chine négociant un après-Europe, par exemple, une France rentable pour romantiques, pourquoi pas même son sauvetage ; tout devient incertain sans culture : pas de perspective… disons … poétique, pas d’imagination pour prendre de la hauteur et comprendre avec un point de vue extérieur qui ne nous est pas inné. L’essentiel, donc, est de ne pas s’emballer, de ne pas signer en bas. Parce qu’après « une révolution jaune » avortée, ceux qui manqueront de nourriture n’auront peut-être plus la légitimité, à être estampillés pauvres…. et pourraient passer pour des affabulateurs, des terroristes, ou pire : être considérés comme les responsables de leur malheur (voir ; la prédestination). Les Gilets Jaunes tirent leur fierté et leur soutien, de leur légitimité connue : la plupart d’entre nous sauvons tant bien que mal nos petites fesses de la misère, sans fierté réelle, car conscients qu’il y a de nombreux laissés pour compte. La grandeur des Gilets Jaunes, c’est de nous rappeler que nous Français, malgré les coups de boutoir de la « Renaissance » et de l’ « humanisme », sommes toujours incapables de regarder un homme jeté à la rue comme l’unique responsable de son destin. L’Allemagne et la Réforme en général ont malheureusement admis dans leurs dogmes cette croyance diabolique.

Mais nous, nous l’avons tous bien perdue, la dernière guerre, de l’avoir faite, tout simplement (cf. V. Reynouard). Qu’y a-t’il à prendre en France ? Pas de pétrole, peu de gaz, pas de routes de la soie, ni de pivot entre continents et mers (pour l’instant). Juste une nation qui s’ignore, avec un drapeau pis-aller, la France, viscéralement, n’accepte pas les règles d’un empire non-déclaré, avec une idéologie qu’elle combat depuis longtemps sous ses formes diverses, même avoir sa tête, ce dogme crasseux qui dessine les contours du Moloch. La France connue, une révolution d’idéologie anglaise, en France, en 1789, lui coupa la tête, 14-18 coucha le corps, ses peuples. Pourtant le cœur continue de battre, preuve d’un soutien divin, telle sainte Jeanne d’Arc, dont les entrailles rougissaient de leur chair au milieu des flammes et du corps calciné (cf. Léon Bloy ; « L’Allemagne et Jeanne d’Arc »). Ils le savent, les tueurs, que nous sortons de notre trou, un certain niveau d’opprobre atteint. Donc ils poussent les curseurs, les salopes, ils veulent exaspérer notre foi, comme nous décrassons un moteur, en accélérant avant de passer l’anti-pollution du contrôle technique. C’est pour nous faire chanter, mais au sens figuré (enculés).

 Aujourd’hui, la chasse est ouverte, et sortir, c’est faire le lapin ; vous avez des lances-roquettes, vous ? Dans les scénarii envisagés par nos marionnettistes, il y a sûrement moyen d’en avoir, par exemple, pour valider le scénario : terrorisme « fasciste jaune », façon « islamisme noir » en Syrie ; des rebelles pour l’extérieur, des criminels sur place.

Fondamentalement, en l’absence de perspectives réelles, crier victoire, c’est avoir déjà perdu. Se croire en situation de force, c’est pareil, mais un degré en dessous : les manifestants finiront par rentrer la queue entre les jambes, ou bien….le lance-roquette du rebelle. Impossible? Les Syriens sont des sauvages et pas nous ! Vous voulez parier ? Pour sûr qu’en termes de conflits civilisés, on a de l’ « achievement » (la « civilisation » anglo-française contre la « barbarie » germanique », étudiée par Norbert Elias, mais après la catastrophe de 14-18). Comment lutter alors ? Thierry Meyssan, traducteur en politique internationale , propose dans sa leçon sur le Venezuela des stratégies concrètes de résistance aux opérations de déstabilisation politique. Ca pourra nous donner des idées, mais chaque situation est différente.

IX- L’image d’un chien de mord pas (Staline) / un Ipad n’essuie pas (Apple), même pour se faire plaisir

Sur quels ressorts jouent les instigateurs, promoteurs des Gilets Jaunes, je veux parler de ceux sans qui « cette aventure n’aurait pas été possible » (multiplication des « actes » de théâtre, le « monde » peut ainsi, en direct, admirer puis pleurer la France, pour se résigner enfin définitivement à admettre la fatalité de ses échecs historiques répétés? Il y a la statistique, encourageante, et des manifestations, inutiles mais festives et légitimées. Guy Debord avait réussi à formaliser le pouvoir de l’image (cf. La société du spectacle ») dans un écrit aussi faillible que le sont les écrits théoriques, mais il parvenait à montrer que le « spectacle » débordait de la scène et inondait les relations sociales, dès 67, lorsque parut son ouvrage. Jusqu’au bout il se targua de ne point devoir amender son texte. Pas de photo, ni d’enregistrements disponibles, donc pas de Debord-Star, à priori.  La servitude par l’image apparaissait donc comme le complément et le dissimulateur redoutable de la relation virtuelle, aux effets réels, entretenue par l’argent-dette (bien installée, mais à bout de souffle). Deux abstractions qui nous tiennent à distance de la perception de notre vie.

Si je me justifie maintenant, devant les victimes en gilets jaunes de la répression policière, je tombe sous le coup de l’image, du spectacle. Nous sommes tous affligés, tristes et révoltés par l’oppression que vous subissez, mais vous allez où ? Une banque ou une préfecture qui brûle, ça inquiète le pouvoir, mais il faut aussi reprendre les vieux à la maison ! De la casse chez les voisins avec des revendications creuses pour « plus de démocratie » ?…. Nos maîtres de chaînes (pas de cordée, c’est l’opposé) n’ont même pas besoin de se lever pour fermer la porte, c’en est même divertissant. On parle souvent de ne pas aimer la misère, comme on peut compatir avec les pauvres; mais leurs erreurs, on les classe où ?  Là encore, il suffit peut-être de distinguer les intentions des actes auxquels manque la conscience politique. Ce n’est pas du mépris, mais que croyez-vous qu’ils fassent à l’ENA, HEC et autres écoles élitistes ? Juste glander ? Il faut d’abord apprendre à consolider son futur espace professionnel ; à quel coût ? Réponse : « z’ont qu’à bosser comme moi, les feignasses, la république leur propose d’en prendre quelques uns, presque à la manière des jésuites, qu’on pourrait presque mettre le chanoine de Latran sur le trône du Vatican, merde, quand même ! ». Désolé chers amis, mais la démocratie, c’est comme le père Noël, ça permet de faire tourner le gros commerce, et en bout de chaîne, celui du pantalon à une jambe. La dictature, c’est vulgaire, la démocratie c’est classe !

Même chimérique, le fascisme fut la dernière tentative de résistance désespérée à l’usure. Les combattants des rues d’aujourd’hui attendent du soutien, pour leur courage, celui d’aller affronter les flash-balls et autres grenades LBD 40. Je n’y suis pas allé et j’espère que vous n’irez plus. Y a-t’il matière à se réjouir à voir ses compatriotes, des gens, des qui finassent pas…se faire blesser pour pas un rond ?

Seront jugés, d’une façon ou d’une autre, les tireurs, de flash-balls et de ficelles. Mais en attendant des martyrs d'une guerre, car il n’y a pas d’église en vue pour faire de ces martyrs des saints (ou bien : la prophétie du RIC, c’est ça ?). C’est toujours les mêmes recettes-miracle ; des bricolages à base d’utopies enflées : en gros, quand on s’attache à se justifier et finalement à mendier dans la langue de l’ « ennemi », que peut-on espérer de sérieux ? Nous n’avons pas besoin, plus besoin de représentants, les peuples de France s’en passent aisément, et quant aux martyrs : « we don’t need another hero » ; chantait Tina Turner, des larmes et de la vengeance, contre la chaîne du malheur que laissent les sacrifiés. Comme un héritage, la « dette », illégitime se transmet, elle, carrément avec son cortège de problèmes-solutions comme cage,  c’est plus que l’image et le discours qu’il faut briser, mais ça commence par ça, une culpabilité inventée (elle prospère sur l’ignorance, d’un côté, et sur la démission des « représentants », fonctionnaires corrompus et capitaines d’industrie sans navire donc démissionnaires, de l’autre).

X-la liberté des uns…commence à nous les briser menu ! (pardon mesdames)

D’où émanent les puissances calamiteuses à l’œuvre? Du flux financier et idéologique libéré par Soros (cf. Plaquevent) ? Du régionalisme au sein d’un projet global, qui délègue à l’échelon local une impuissance ronflante,  le tout conduit dans un cadre ambigu et apparemment dénué de logique, sauf à admettre des hypothèses de travail, comme celle du messianisme frankiste (destruction créatrice), cette eschatologie très lucrative (cf. Pierre Hillard), portée par des psychopathes pris au sérieux? Un complot, non ; question de logique du pouvoir ; tu paies, tu commandes, tu me laisses crever, j’accours supplier !

Se pourrait-il que ce ne fût ce qu’un problème individuel de maîtrise des évènements, ou de soi? Le conspirationnisme appartient à la famille des « -ismes » qui regroupe des mouvements ou phénomènes créés, n’existant pas auparavant comme catégorie, opportunément nommés car épargnant à leur auteur toute démonstration sur la pertinence de cette création, puis, découplant les causes, ce qui finit par gêner la compréhension. A la base, ça relève du fantasme linguistique. Il opère de façon sidérante sur le sens des évènements : ce « -isme » sert à couper la parole, c’est impoli, à minima.

S’intéresser au pouvoir réel, c’est déjà arrêter de somatiser, et retrouver de la santé, mentale et morale. Pour ma part, je m’attarde à ce qui touche à la psychologie (opérative, comme le fut la franc-maçonnerie, avec une vraie truelle, jusqu’en 1721 ; depuis, spéculative)  Ce sera dans la gueule, la truelle, histoire de leur remettre les idées en place, à ces traîtres, qui dans une discussion d’homme à homme, choisissent de prendre le rôle de la femme), et aux valeurs morales qui en sont le carburant, pour un pouvoir invisible, mais réel du symbole. Pas de prétention scientifique, seulement celle de témoigner de mon point de vue, une synthèse d’expériences vécues et perçues.

Maîtriser le plus possible les évènements et les conséquences de nos actes sonne comme un impératif.

Le facteur psychologique a donc remplacé le magicien, le sage, le sorcier dans un « monde » « renaissant » continuellement; cela rappelle cette idée de révolution permanente (belle en théorie, car pleine de promesses, donc d’apparence amicale) qui tente d’écraser les traditions à coups de sophismes. Il n’est pourtant que de cultiver un bout de terrain, pour constater la mise en place de la végétation, les rythmes et les « rituels » naturels nécessaires à l’apparition et à la croissance de nos subsistances ! Mais là n’est pas le terrain de jeu, l’angle d’attaque du paradigme (ce mot, au moins, annonce un cadre restrictif, dès le dico ; c’est plus franc) de la psychologie. Les anciennes sagesses et sorcelleries ne trouvent de crédit dans une société rationaliste que pour leur seule capacité à faire rêver les enfants (il faut bien qu’enfance puis jeunesse se passe…); mais la magie sur scène, c’est : « avec le mode d’emploi, s’il vous plaît ! », le fameux "y a un truc", rassurant et prorogeant le mythe incarné de la maîtrise de l’homme en trois dimensions. Cet état d’esprit  permet alors de se placer comme l’adulte qui surplombe, affectant une incrédulité de bon ton ; une crédibilité plutôt usurpée. Les métaphores didactiques extirpées des histoires de sorcellerie ou contes, confortent chez ce « savant en dix leçons » un orgueil facile, barrière à la conscience et ennemi de la spiritualité. Avec le spectacle comme cage.

L’invisibilité de cette « science »  ou alchimie (plutôt) qu’est la psychologie en dissimule l’existence, en tous cas les effets « indésirables », car réputés inexistants, sans preuve matérielle –allons-y pour paradigme, classement de feignasse. Nous avons tous des expériences de manipulation, mais quand il s’agira d’en mesurer les conséquences, surtout chez les autres, un repli craintif nous conduira à repousser la responsabilité de chacun vers une forme de libre arbitre (quel qu’en soit le nom pris ; une invocation magique, oublieuse de son origine religieuse)  ; « faut pas être naïf… », glissant vers un « on ne peut pas prendre toute la misère du monde… », pour culminer en un lâche : « je m’protège… ».

Après Gustave Le Bon, dont les travaux furent savamment et méthodiquement démontés, la part de la psychologie réputée réelle et rationnelle est celle que valide la gestion économique, déversée ensuite dans le jargon politique. Quant aux effets incontrôlés –hors posologie-, ils sont réputés fantasmés, le fait d’une faiblesse des victimes seules. Il devient alors tout indiqué de se retourner vers le grand livre de la nature, qui nous enseigne que seul le plus fort survit, ou encore consulter l’histoire humaine ; un enfant ne naissait pas toujours viable et mourait, c’est normal, donc, et ça va bien pour nous. Se pose alors en sagesse une « religion » bricolée, à base de ces « terreaux de sagesse » insondables : en somme ; une façon aisée de ne pas répondre aux doutes et d’installer d’angoisse.

Toujours être en mesure de valider sa conclusion (ou une thèse) défendue ! Du théâtre bourgeois appliqué à la « science », la culture déposée sur un câble de funambule. Bref ; la fin justifie les moyens.

Mais maîtriser, être passé maître dans sa discipline, quelle fierté ! Et quel confort mental : on peut d’ailleurs accéder au grade de maître pour les plus fainéants, à base de réseau, du bien gros, du à 50000 jetons le rencard (voir : Franc-Macs versus dîner mensuel du Siècle à l’automobile club de la Concorde ; cf. Emmanuel Ratier « Où est le pouvoir ? » émission de radio ; « Méridien Zéro »- 2010). D’ailleurs, les expressions qui collent à notre époque sont révélatrices. Les enfants nomment ce qu’ils perçoivent façon clown mimétique ; ainsi, le petit cancre clame « je maîtrise », pour se montrer rassurant. Et Florence Foresti a bien trouvé son gag avec son « je suis large » : son personnage ayant, depuis son lit, lu l’heure : 7h55 pour une embauche à 8h. Cette illusion de détenir la force, cette auto-suggestion, une excroissance du nominalisme (cf. Conférence vidéo sur « le protestantisme » par Mgr Billot) se cristallise dans l’affirmation chimérique, révélée par l’enfant, mais qui est révélatrice d’une nécessité : avoir une place parmi ses semblables, question de survie. La dure loi de la réalité, de la nécessité, le libéralisme philosophique a su l’habiller de légitimité, une loi du plus fort moralisée, en quelque sorte. Maîtriser s’apparente plutôt à l’acceptation des responsabilités qui s’imposent à soi, pas au choix d’une position stratégique, avec la certitude de connaître le « terrain ».

Dans ce qui fut « la société », pour trouver une femme, convaincre un employeur, ou des clients…(sans s’étendre sur le panel socio-normé) la loi de la jungle peut finalement se substituer à la concurrence autour des talents. Comment se fait-il que nous puissions nous comporter comme des animaux, tout en affirmant le contraire ? C’est que nous ne faisons rien qui n’ait du sens, et c’est précisément le terreau de la psychologie « opérative »; pas la conscience (formuler, dire) mais la morale (sens du devoir, attitudes et décisions y afférentes souvent dictées par la pression économique), et nos perceptions (survie, besoins immédiats et visibles à terme). Proposer une causalité de l’ordre de l’instinct, aux manifestations non-formalisées dans nos vies, entérine la thèse d’une fatalité « maîtrisable », presque préhensible, augmentant d’autant la charge de responsabilités chimériques, inutiles à une vie harmonieuse, et qui se substitue (la charge) à celles, plus humbles, mais qui répondent aux besoins et équilibres quotidiens.

 XI- la liberté a ses symboles, le marché sa liberté

 Un clin d’œil historique au maître que reconnaissait une corporation de métier: les pairs, dans le métier, validaient le succès dans les apprentissages (jusqu’à la loi Le Chapelier ; 1791): c’est facile de trouver une validité par le passé, certes. C’est d’ailleurs comme ça que se constitue tout roman national, la majorité des dogmes doivent être ancrés dans la durée pour être crédibles. Dialectique , cette contradiction apportée au moderne par un modèle social ancien met en évidence  l’opposition suivante; d’un côté : la reconnaissance de personnes entre elles, de l’autre : la poursuite d’un absolu insaisissable (avec mérites illimités et reconnaissance fantasmée. Or cette idéologie qui nous cerne ne propose rien d’autre qu’une promesse vague mais magnifique : des stimulations de la pensée magique, et une maîtrise (pour le coup, de notre propension à effacer de nos mémoires l’expérience du malheur et à n’en garder que les stigmates). Pourtant, aujourd’hui comme par chez les anciens (du régime idoine), la valeur de chacun est liée à sa contribution à l’harmonie et bien au-delà de la seule survie (sans quoi les fêtes seront tristes, car pures mécaniques rituelles). Personne ne se revendique longtemps comme inutile, je crois, ou alors : le cerveau est à l’envers (ex : « intolérance à l’intolérance », « violence contre la violence » : en fait juste un cerveau neutralisé par absence d’analyse.  Qui ? Quoi ? Pourquoi ? Comment ? Quand ? et suivrait un classement des réponses sous les différents angles identifiés.

Maintenant quels sont les domaines de maîtrise reconnus ? Peu en vérité, car souvent rattachés à leur rentabilité, celle qui assure la sécurité matérielle, fonction donc des gains auxquels cette maîtrise permet de prétendre. C’est fluctuant et fonction des époques ; ces dernières décennies, par exemple, en informatique, en« force de vente » (formule bien adaptée, bien bourrine), puis assurance (ne restaient plus que des promesses à vendre); donc; gestion de flux financiers, routiers, immobiliers, et  construction/destruction, restauration/médecine, conditionnement attrayant/recyclage dédouanant, formation & entretien de réseaux « professionnels », ainsi que dans la « création » évidemment  normée (réalisation, réception et l’évaluation rendus possibles en terme quantitatifs, rétribution financière oblige).

 Les alternatives à ces modèles économiques exhaustifs et jaloux  sont  le retour à l’artisanat, l’échange sans argent, le bio sans taxes… Ils  ne s’affranchissent des circuits précédents qu’à condition de dégager des « flux » suffisants, et encore. Sinon, il faudra développer son autonomie, d’autant plus restreinte, qu’elle ne sera viable qu’aussi longtemps que la foi qui la porte ne sera pas cristallisée en dogmes.

Un être responsable (libre donc, car sensible aux manifestations de la réalité, soit : homme parmi les hommes) ne serait-il pas plutôt celui qui a conscience de ce qu’il maîtrise, et de ce qui lui échappe (étendue, ou ; simple constat)?

 Certes, il faut assurer, et nourrir le foyer; est-ce cela, maîtriser? Survivre, plus certainement. La prison psychologique excite les instincts et sollicite les valeurs morales. Les premiers servant de relais lorsque les secondes manquent d’efficacité (grosso modo, l’harmonie sociale est autorisée tant que c’est rentable, après on bascule la table). La psychologie, en tant que pépinière à dogmes, est là pour assurer une gestion sociale régulée, comme si un robot remplaçait un prêtre. Tu travailles, ça rapporte, l’argent circule, ça pousse (les routes et les murs). Mais quand il faut penser à manger, l’argent (« le flux ») est bloqué, le régime moteur de l’économie ralentit et baisse, à la limite du passage des compressions. Puis, c’est chacun pour sa gueule. Là, les discours (silencieux) donnent finalement l’apparence d’un combat légitime à la seule lutte pour la survie ; ils débordent le cas personnel vers une communauté de destin. Donc, j’assure plus que ma survie en travaillant ; j’accomplis une œuvre supérieure, qui me dépasse (poil aux –pattes de ta-pétasse) !!!… Finalement celui qui tombe y  était prédestiné, car ; « …les nouveaux-nés mouraient beaucoup et nous avons bien progressé……nous sommes civilisés (propagande mise en avant en 14 contre la « barbarie » allemande) » : celui qui peut désigner un barbare devient civilisé….par défaut ! Mais l’argument du retour à la loi de la jungle, comme repoussoir, valide aussi à contrario le «  c’est pas de ma faute », le déterminisme de mère-nature (la gentille, qui a d’abord précédé puis fut ensuite resservie comme ersatz de la Vierge : allez Gory !!) est tout puissant. Opération mains et cerveau lavés : réussie. Retour à la bours..euh.. à la base.

XII-le héros maîtrisable, la liberté s’en détache

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