Pour lire dans le Bocage, des lectures pour l'été

Publié le 02/07/2017

Message du Bocage:


Notre dernier message sera un hommage à Ernst Zündel, le révisionniste
germano-canadien à qui le révisionnisme doit tant !
    Pour les révisionnistes, Ernst Zündel a joué un rôle incomparable : avec
ses tracts, ses revues, toujours ponctuelles, en anglais et en allemand, son
aide à la diffusion de tant de livres en diverses langues, ses émissions de
radio, ses émissions de télévision, ses vidéos, il a été partout et il était
toujours là pour stimuler le mouvement. Grâce à une formidable opération
comme il savait les organiser, c'est à lui que l'on doit une belle victoire
: celle de la suppression du chiffre de 4 millions de morts sur les stèles
d'Auschwitz, chiffre remplacé plus tard par celui de 1 million et demi.
    Et c'est surtout lui qui, en véritable chef d'orchestre, a organisé de
main de maître ses deux procès de 1985 et 1988 à Toronto en faisant venir du
monde entier, notamment pour le procès de 1985, révisionnistes et
adversaires des révisionnistes afin d'organiser enfin devant un tribunal la
confrontation des deux camps (inutile de dire que, soumis aux
contre-interrogatoires inflexibles de l'avocat Douglas Christie conseillé
par le Pr Faurisson, les adversaires avaient tant mordu la poussière qu'un
homme comme, par exemple, Raul Hilberg, le "pape de l'exterminationnisme",
refusera de se présenter à nouveau pour le procès de 1988 !). Nous pensons
réellement que toute personne désireuse de se renseigner sur le
révisionnisme doit commencer par lire "Le Grand Procès de l'Holocauste" de
Michael Hoffman, aux éditions La Sfinge (en vente chez www.akribeia.fr).
    Il avait donc fallu mettre un terme à cette activité débordante et
iconoclaste de Ernst Zündel et c'est le 5 février 2003 que ce "héros" (le
mot est du Pr Faurisson) sera littéralement capturé à son domicile du
Tennessee ; à partir de cette date, c'est-à-dire pendant 14 ans, cet homme
se retrouvera bâillonné, dans l'incapacité totale de s'exprimer sur le sujet
qui représentait toute sa vie : laver l'Allemagne, son pays d'origine, des
accusations mensongères dont on l'accable. Après 7 années de prison, dont 2
au Canada dans des conditions proches de la torture et 5 en Allemagne, il
devra traverser 3 années de mise à l'épreuve, mais ces 10 années de silence
ne s'arrêteront pas là : afin de mettre toutes les chances de son côté pour
obtenir le droit de regagner son domicile du Tennessee, il continuera
pendant 4 ans à observer un mutisme presque complet... et nos correspondants
auront bien remarqué que nous avons de notre côté fait le maximum pour
respecter ce silence.
    Hélas, le 31 mars dernier était rendue la décision définitive tant
redoutée : alors que la porte reste ouverte à tant de migrants, les
Etats-Unis, par la voix d'un certain Ron Rosenberg, chef du Bureau des
recours administratifs du Département américain de la Sécurité intérieure,
refusaient à tout jamais l'entrée sur leur territoire à cet éminent
révisionniste et donc son retour à son propre domicile du Tennessee auprès
de sa femme ! Pourtant la loi est claire : pour une personne condamnée à
l'étranger qui sollicite l'entrée sur le territoire des Etats-Unis il n'y a
interdiction que si la faute ayant entraîné la condamnation relève d'un
"comportement jugé criminel selon les normes américaines", or "le fait de
nier l'Holocauste et de tenir des propos antisémites [ce que n'a en réalité,
JAMAIS fait E. Zündel] n'est pas un délit aux Etats-Unis", fera remarquer un
certain Pr Eugene Volokh dans un article du "Washington Post" publié,
cyniquement, le 24 avril, jour anniversaire de Ernst Zündel !
    Ce n'est que le 9 mai que nous avons reçu copie de cette décision inique
signée Rosenberg et les correspondants qui la désireraient pourront nous la
réclamer.
    Le 17 mai nous interrogions E. Zündel sur sa réaction. Voici ce qu'il
nous répondait :

<START>
Cette décision m'interdit à tout jamais de retourner aux Etats-Unis.
Plus je lis cette décision de Ron Rosenberg, plus je suis dégoûté. Je suis
tellement dégoûté de cette mascarade hypocrite qu'il m'est quasiment
impossible de la commenter.
    Je résume, en gros :
    J'ai engagé, dès le tout début [de mon installation dans le Tennessee],
un grand avocat spécialiste de l'immigration qui avait plus de trente ans
d'expérience du droit américain sur l'immigration. J'ai suivi à la lettre
tous ses conseils pour me conformer aux règles américaines.
    Tout se passait bien : je vivais avec ma femme, aux Etats-Unis, dans
notre propriété ; je dirigeais notre entreprise d'édition ; on m'avait
accordé un permis de travail, un numéro de Sécurité sociale, on m'avait fait
un bilan de santé complet, y compris des rayons X et des tests de sida ; le
FBI avait pris mes empreintes digitales ; j'ai même été interrogé par un
agent spécial du FBI.
    Il ne restait plus qu'une visite qui devait se faire avec un
fonctionnaire de l'immigration avant qu'on m'accorde le statut de résident
permanent et que je puisse vivre et travailler aux Etats-Unis tout le reste
de ma vie.
    (Après mon arrestation et ma déportation nous avons pu obtenir mon
dossier tenu par le FBI et nous avons vu que l'agent spécial du FBI, qui
s'appelait Scott Nowinski, avait recommandé à son siège de clore le dossier
Zündel et de m'accorder le statut de résident permanent !)
    Ingrid et moi avons continué notre vie, assurés que nous étions par nos
avocats que tout n'était qu'une question de temps et de routine.
    Nous avons été complètement pris par surprise quand tout d'un coup, un
beau jour, j'ai été arrêté sans préavis, au cours d'une journée de travail
où j'étais en train de mettre sous cadre des tableaux en prévision de
l'ouverture prochaine de ma galerie d'art ! Les fonctionnaires américains ne
m'ont pas autorisé à appeler mon avocat, et ils n'avaient pas de mandat
d'arrêt ! Au lieu de cela ils m'ont déclaré que la date d'expiration de mon
visa était dépassée ­ ce qui était un mensonge évident et flagrant, une pure
invention ; en fait c'était leur couverture pour pouvoir me déporter des
Etats-Unis.
    A cause de cette déportation, qui a eu lieu après les événements du
11-Septembre, les attaques sur le World Trade Center et sur le Pentagone,
j'étais mis en prison au Canada [où Ernst Zündel avait vécu avant de
rencontrer sa femme américaine] pendant deux ans en attendant qu'on décide
de mon sort ! Puis j'étais qualifié de "menace pour la sécurité de la nation
canadienne", où j'avais vécu pacifiquement et de manière productive pendant
42 ans, et déclaré "persona non grata" par le Canada.
    J'étais ensuite déporté vers l'Allemagne et arrêté et menotté au pied de
l'avion qui m'avait fait traverser l'Océan depuis le Canada, et
immédiatement emprisonné à Mannheim, en Allemagne.
    Là-bas, j'étais jugé devant un tribunal pour les écrits et les émissions
que j'avais réalisés aux Etats-Unis et qui étaient parfaitement légaux en
Amérique.
    Après un interminable et grotesque procès à Mannheim j'allais être
condamné à la peine maximale de 5 années de prison en vertu des lois
allemandes controversées de l'après-guerre liées à l'Holocauste. J'ai perdu
tous les appels et j'ai effectué chacune des minutes de cette condamnation
de cinq années et j'étais enfin libéré le 1er mars 2010, avec néanmoins
trois années encore de "mise à l'épreuve".
    Pendant 14 ans nous nous sommes battus, ma femme Ingrid et moi, avec les
tribunaux américains pour tenter d'obtenir que je réintègre les Etats-Unis.
Nous avons pratiquement perdu tous les procès, et perdu aussi tous les
appels. Nous avons dépensé des sommes incalculables en honoraires d'avocats
et en procès.
    Le résultat final, c'est cette décision de la Homeland Security [La
Sécurité intérieure] signée d'un Ron Rosenberg. Cette décision a fait
l'objet d'une critique de la part d'un professeur de droit américain de
l'Université de Los Angeles qui répond au nom de Professeur Volokh et qui
clarifie quelque peu les choses...
    L'affaire Zündel est très révélatrice de l'état de la justice et des
droits de l'homme dans l'Amérique d'aujourd'hui. Il y a un gouffre aux
Etats-Unis entre la "réalité" et leur propagande !
<END>

Ernst Zündel continue de se dire invaincu, insoumis et il ne pliera pas !

P.S.: Le "Tabou" n° 15, entièrement consacré à Ernst Zündel, 208 pages +
cahier photographique en couleur, est disponible chez Akribeia
(www.akribeia.fr): 20 euros + port.

Une page se tourne, le Bocage appartient au bien public

Nous avons le regret d¹annoncer que, après 17 années de bons et loyaux
services, <Bocage@club-internet.fr> mettra fin à ses bulletins avec le
prochain numéro, n° 6.000 (*), qui paraîtra demain 1er juillet.
   Notre but aura été (il l'est en réalité depuis janvier 1979 et le
restera jusqu'à la victoire du révisionnisme) de servir le révisionnisme
faurissonien, c¹est-à-dire non pas celui qui consiste à affirmer que sous le
IIIe Reich "il n¹y a pas eu d¹Holocauste", mais à affirmer l'inexistence de
"la chambre à gaz homicide hitlérienne", cette chambre qui est le c¦ur du
c¦ur de cette histoire de "génocide des juifs", "l'arme de destruction
massive" comme l'appelait dès 2003 le révisionniste australien Fredrick
Toben, ou "l'arme pour l'instruction des populations", comme l'appelait
aussi Ingrid Zündel. En effet, c'est cette fameuse chambre qui est, depuis
75 ans, "l¹arme n° 1 de l¹arsenal de la propagande d¹Israël", selon les
propres termes du sioniste W.D. Rubinstein, et c'est elle qui est à
l'origine du Mensonge culpabilisateur qui empêche aujourd'hui tout renouveau
de la société européenne en sapant ses défenses immunitaires.
   La thèse de l¹inexistence des chambres à gaz homicides « nazies », qui a
surgi en 1960 dans l¹esprit du seul Pr Faurisson et qui est devenue
aujourd¹hui physiquement, chimiquement, topographiquement,
architecturalement et documentairement irréfutable, a fait son apparition
dans la presse à la fin des années 1970 mais, à l'époque, elle aurait été
rapidement étouffée s¹il n¹y avait eu, d¹abord ­ honneur à lui ! ­ Pierre
Guillaume (de La Vieille Taupe), puis Serge Thion (du CNRS et inspirateur de
la création de Bocage) et quelques autres, dont certains juifs courageux
mais rapidement mis au pas par leur communauté : Gábor Tamas Rittersporn,
Claude Karnoouh, Jean-Gabriel Cohn-Bendit, Jacob AssousŠ Très vite vinrent
les procès et, pour ces procès, le Ciel, heureusement, nous envoya
l'irremplaçable Maître Eric Delcroix, aussi efficace que désintéresséŠ
   On imagine mal aujourd'hui les prouesses que devaient déployer à
l'époque les premiers révisionnistes pour tenter de se faire entendre. Le
révisionnisme historique a fait ses premiers pas à la machine à écrire
mécanique, puis vint la machine à écrire électrique (la thèse du Dr Henri
Roques, par exemple !), puis vinrent les fax et, enfin, les ordinateurs et
l¹Internet. Aujourd¹hui, les correspondants qui le veulent savent souvent
trouver d¹eux-mêmes sur la Toile les nouvelles qui concernent le
révisionnisme. Toutefois, en l'absence d'un successeur de Bocage, un bon
nombre de correspondants pourraient se mettre à penser que le révisionnisme
est en train de mourir alors qu'il explose (de façon souterraine) un peu
partout dans le monde.
   Donc la bonne nouvelle est que nous avons trouvé un successeur sérieux...


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