La gardienne du foyer ou le baril de lessive?

Publié le 26/04/2017

  • La gardienne du foyer ou le baril de lessive?

(Réflexions d'un musulman et prof)

Mme Le Pen = la mère, si c’est du Pavlov.

Le second tour « statistiquement prévisible et programmé » des élections présidentielles doit susciter quelques salutaires réflexions chez tout-un-chacun. Car si cet « évènement » ne laisse pas indifférent, quoique le même tout-un-chacun puisse le laisser paraître, affirmant par là même ce qu’il croit être une conscience supérieure, il s’inscrit dans un processus historique, celui de « la rencontre entre un homme et la nation » voulu par le Général De Gaulle, faisant écho au président-roi, qui inaugurait la 3ème république, celle-ci s’appuyant sur une majorité parlementaire royaliste, issue des élections qui ont suivi la déconfiture française suite à la guerre de  Prusse de 1870.

Cette élection reste celle d’un homme. Si l’on considère Macron comme l’homme de la situation, à même de favoriser notre bien-être commun, il ne reste plus qu’à se laisser porter par le courant médiatico-psychologique teinté d’un messianisme actualisé, qui constitue aujourd’hui notre toile de fond idéologique officielle. Pour en douter, il n’est qu’à se renseigner un peu sur le pédigrée du « Sieur Macron », ou simplement consulter ses récents états de services, ainsi que ses influences et soutiens ; la conclusion s’impose ; il ne s’agit pas d’une personne, mais d’une chose.

Si l’on consent à admettre qu’il ne remplit pas nécessairement la fonction  salvatrice que l’inconscient lui reconnaît en miroir, alors, une fois la réalité du « phénomène » appréhendée, peut-être serait-il sain (il est évidemment dans ce cas urgent) de considérer les moyens de faire barrage « fascisme fondamental », celui qui promeut la poursuite et le maintien des privilèges indus.

 

Si l’on consent à admettre qu’il ne remplit pas nécessairement la fonction  salvatrice que l’inconscient lui reconnaît en miroir, alors, une fois la réalité du « phénomène » appréhendée, peut-être serait-il sain (il est évidemment dans ce cas urgent) de considérer les moyens de faire barrage « fascisme fondamental », celui qui promeut la poursuite et le maintien des privilèges indus.

 

Notre civilisation arrive à son terme, est-ce une raison pour provoquer un cataclysme, entraîner un maximum de personnes dans le trou avec nous ; ce qui caractérise le projet satanique (ne pas être seul dans sa déchéance puis sa chute) ? Les enfants d’ici sont comme ceux d’ailleurs, ils redonnent les cartes de la vie, celles que nous avons parfois perdues : ils ont le droit de vivre.

 

Sans nécessairement inviter à un renoncement à sa propre culture, celle-ci se constituant avec le soutien du temps, faisons usage de conseils extérieurs ; gageons que les cultures autres qu’occidentales seront effarées de nous voir désigner un « baril de lessive » à la tête de notre pays. 

Pour ceux qui s’intéressent au phénomène Macron, cet article donne des éléments d’information, concernant ses promoteurs ( https://networkpointzero.wordpress.com/2017/03/24/2017-le-coup-detat/ )

 

Et bizarrement, au premier abord, c’est notre culture qui est ici notre talon d’Achille : rien d’étrange, en revanche si l’on prend en considération la puissance potentielle de la manipulation psychologique : conduire des nations entières à la guerre ALORS QU ELLES N ONT RIEN A Y GAGNER ET DECLARENT NE PAS EN VOULOIR en est la plus indéniable des illustrations.

Je parle ici de l’épopée ; le mélange de l’intelligence et du courage sont ici salués comme vertus à l’origine du succès. Dans sa conférence intitulée « l’art de la guerre » (https://www.youtube.com/watch?v=QNiydsgnn-Y ), M. Julien met en évidence que dans la culture chinoise, le succès est le fait de la préparation, de la réunion des conditions du succès, donc forcément de leur connaissance, partant, de leur étude.

 

 

Mais revenons en France, fin avril 2017, au moment où un énième « coup d’état silencieux » se déroule sous nos yeux. Je donnerai mes propres impressions, si celles-ci peuvent contribuer à alimenter la réflexion de certains de mes compatriotes ; et, comme on dit : faut que ça sorte !

Je fus donc d’abord sidéré du résultat du premier tour, puis, de la même façon que je m'étais libéré de mon "besoin de Trump", par opposition au danger de conflit avec la Russie qu’incarnait H. Clinton (sauver la paix, rétablir le droit international et la mondialisation des échanges commerciaux, qui furent très vifs au XIXe, avant l'abandon de l'or comme valeur), principalement ; en admettant qu'il était puéril d'attendre d'une élection qu'elle apporte toutes les solutions. De la même façon, donc, je réagis à la percée de la fusée Macron, une fois le choc passé, au fait que tant de Français avaient voté pour la "création de mode". En considérant tout d'abord que ces votes sont réels, s'ils ne l'étaient pas, la preuve du contraire et les recours y afférant ne peuvent changer le cours des choses à court terme, tout au plus créer du désordre; rien de bon pour les gens normaux, en définitive.

Des jeunes, réputés s'abstenir, l'auraient porté; c'est probable: ils sont certes biberonnés au "buzz", à la pompe à adrénaline: ce procédé médiatique qui déclenche des réactions chimiques d'instinct de survie (peurs) ou de plaisir (repos ou satisfaction des désirs), bref un moyen d'inhiber les facultés réflexives, un fonctionnement sain du cerveau.

En outre, la consommation de drogues "douces" pour stimuler la spiritualité et la sensation de vivre dans la transcendance vient couvrir les échecs ressentis au quotidien: elle entretient la barrière entre virtuel et réel; ainsi, les mots ne sortent pas tels qu'ils sont « formulés » dans le for intérieur. Quand il s'agit de drogues dures (je précise que cette distinction est à comprendre, selon de degré de perturbation de l'état d'équilibre individuel qui confère une certaine sérénité à une personne), il s'agira certainement d'institutionnaliser (dans son propre esprit) la mascarade, à savoir l'illusion que ce que l'on croit, veut, ou, qui est suggéré (suivant les habituels canaux de manipulation psycho-rôdés) est réel, souhaitable ou indispensable. Certains ont pris de l'héroïne longtemps sans y succomber, d'autres sont morts jeunes de ne pas distinguer les limites acceptables du champ de  leur activité professionnelle, à titre d'exemple.

Nous voyons donc le summum de l'efficacité marketing se réaliser; à savoir ; définir les besoins, les distinguer; apporter des "produits" adaptés; bien les emballer et en parler. Car en réalité, nos concitoyens sont coupés de leur propre réalité; ils sont fous, que Dieu les aide à se sauver (salvation)! Le bon coeur de la plupart des électeurs de Macron leur a peut-être suggéré qu'un homme d'apparence douce, n'attaquant personne, ne se défendant pas, semblant si fragile, serait peut-être la meilleure des réponses possibles au climat de combat politique ou de tensions géopolitiques, le premier souvent surfait, artificiel n'atteint pas le coeur, tandis que l'autre est anxiogène au plus haut point.

C'est donc la peur qui gouverne et qui est entretenue; la réponse médiatique est à la manière d’une mafia étatsunienne millésimée XXè (encore le croque mitaine "aux heures les plus sombres"…mais de l'autre côté de l'Atlantique, sur ce créneau, ça rapporte, mais pas sur le même segment de marché « mental »). L'apaisement sporadique « communiqué » pour répondre à l'angoisse perpétuellement entretenue ressemble à cela (la « protection » payante contre la neutralisation de la capacité de nuisance de l’encaisseur): le "prospect" doit aller chercher lui-même la solution, comme l’élève construisant lui-même ses apprentissages. Le principe serait acceptable si les chemins disponibles n’étaient déjà jalonnés de pervers calculs. L’homme ou la femme, dont la vie est  rythmée par le travail (passionnant s’il en est, obligatoire dans tous les cas ; analyse marxiste détaille) n’a qu’une seule solution finale suggérée, dans le chaos télévisuel ou réseau-social : il peut penser l'avoir conçue, pour énoncée qu’elle n'ai pas été.

Son cerveau a probablement déjà déclaré forfait, plein de l’orgueil de celui qui relève tous les défis (inconscient du fait que l’efficacité mécanique a assumé depuis belle lurette- au plus tard, dans les années 90- une parabole épique). Et,  à la première suggestion subliminale; "mais c'est bien sûr!".

 

Pour les autres, ceux qui sont dans la drogue dure, messianistes ou assimilables: il faut que ça change, il faut tout casser; « je saurai me refaire; je passe ma journée à m'adapter à ce que l'on me fixe comme nouvel objectif de réalisation; Macron ne risque pas de me demander de travailler plus... »…en effet, mais sachant la nature, surtout, de notre activité professionnelle aujourd’hui, quand il s’agit de travail à teneur conceptuelle élargie, ou l’intensité et l’incohérence parasitant les activités de réalisation et de construction, à quoi faut-il s’attendre, si l’on admet que le libéralisme est un leurre? On peut se prendre à rêver qu’Adam Smith eût pris sa « main invisible (et promettant une régulation vertueuse, car bénéfique à tous) du marché » dans la gueule ! Ca fait plaisir, mais ça ne sert à rien de réveiller les morts ; faut faire avec notre monde..

...Et il a pas tort le possédé; le niveau de travail et d'investissement de sa personne, de son esprit, de son coeur, de son âme (réputée inexistante aujourd'hui, comme ça; elle n'apparaît pas dans l'équation) est tel (courir, sourire, répondre aux sollicitations avec une conviction suffisamment dense) que pour lui, la guerre ou quelque chaos que ce soit, aurait, comme pour beaucoup, le goût des vacances : enfin un ennemi identifiable..rien à foutre qu'il le soit...faut que tu t'arrêtes (ordonne le coeur) ou je m’arrête!

Le fin fond de l'histoire reste religieux; les apprenti-sorciers n'ont aucun garde-fous et poussent les manipulations bien au-delà de l'inhumanité: grâce à Dieu, nous nous croisons encore sans nous entretuer. Aucune raison pourtant d'avoir peur de l'autre ou de l'accabler: c'est, somme toute, juste un pacifiste perdu ; c'est-à-dire quelqu'un à qui sa culture en pointillés ne permet pas d'appréhender les réalités de "l'offre politique", non qu'il soit bête par choix, mais par ignorance; il se méfie  des « experts » : le bon sens et Dieu se manifestent de façon détournée, comme toujours et de touts temps. Nous observons ainsi une forme d'ignorance au carré : refus du savoir présenté comme tel. Le « Bourgeois Gentilhomme » faisait de la prose sans s’en rendre compte ; croyant accéder ainsi au cercle fermé et reconnu des artistes de lettres ; certains aujourd’hui sont des spécialistes de l’alliage de métaux idéal au polissage du filetage d’un écrou : la conscience de soi et de sa place parmi les hommes est absente ou biaisée).

 Il faut bien admettre que l'orgueil qui nappe les élites les rend repoussantes; là encore, "on se croit mèche, on n'est que suif!" (J. Brel; "pourquoi ont-ils tué Jaurès?"). La promesse bourgeoise de propagation de la culture suivait le schéma chrétien d’annonce de la « bonne nouvelle » ; comme il eût été salutaire que les représentants de cette classe fussent suffisamment nombreux et puissants à ne pas oser utiliser la Seconde Alliance comme un paillasson.

Car c'est l'humilité qui sauve les deux dans ce cas-là: l'intellectuel, qui pense pouvoir "envoyer sa science" sans crainte de se faire tester, face à l'inculte qui, même confiant, sent les failles et se détache de son "professeur": les relations inter-hommes ne datent pas de la Renaissance; l'enseignement ne relève pas de la mathématique, fût-elle psychanalyse (c'est-à-dire, aspirant à être admise comme science, comme tout cul masculin l'est de se poser sur une commode vernie - pas trop néanmoins, c'est casse-gueule, et, du coup : la honte).

Nous avons donc probablement beaucoup d'électeurs sincères, effrayés par la guerre quelle que soit sa forme d'un côté, et d'autres qui veulent « se la mettre » ou foncer dans le tas, quelle qu'en soit la raison, à priori détournée, car la guerre n'est pas naturelle au peuple; elle lui est instillée.

Comme le ressort de ce vote semble être pavlovien; Marine Le Pen ne doit-elle pas jouer la carte de la "mère", sans en faire trop, mettre en avant un visage rassurant: elle est déjà très calme et c'est très bien: mais son slogan; "la France apaisée" était certainement meilleur, à cet égard au moins, que "remettre la France en ordre".

La mère, celle qui assure l'intendance (après tout, on s'est tellement fait niquer par la psychologie qu'on peut l'utiliser un peu, de façon ciblée, consciente et moralement limitée), tandis que le père (le chef chez nous) est parti bosser, ou se battre (ce qui correspond à la réalité du monde du travail aujourd'hui).

Elle ne peut être  despote mais doit incarner une forme de sagesse (pas de problème vu comme elle rincée par la campagne, elle est calme!), elle ne punit le garnement (Macron ou autre) que lorsqu'il est pris sur le fait, et est en droit de vérifier qu'il ne ment pas (là par contre, c'est chaud, l'autre têtard n'endossera pas le rôle d'enfant de bon gré)..

Notre chance serait peut-être que Mme Le Pen présente un visage rassurant, désamorce le débat: les convaincus de la baston, les possédés dépassés par le tour de leur vie, tous le resteront certainement, mais les apeurés seraient apaisés.

Facile à dire, il est vrai; la mère ne répond pas aux attaques, éventuellement punit, avertit que le père n'apprécierait pas, somme de réfléchir (remplit sa part de la fonction éducative), en dépit de quoi elle devra en parler au père.

Dans le fond, nous attendons un homme providentiel, mais c'est une femme, l'autre en face n'étant qu'un gamin (moralement); ça veut dire;

-1- qu'il faudra se taper Alliot (le père parti se battre), car légitime par son statut matrimonial.

-2- que Mme Le Pen ne doit apparaître que comme la gardienne du foyer France.

La psychologie ne parvient pas à contredire une morale religieuse établie, elle est néanmoins largement sollicitée pour la pervertir. Comme le font les Chinois, sachons être prêts car préparés, à gagner une bataille, chrétienne qui met face à face les éternels ennemis ; somme toute : un djihad, au vrai sens du terme, celui du combat contre ses propres démons.

Remercions Dieu pour tout le bonheur vécu et à venir et soyons à la hauteur de ses épreuves, avant tout par notre humilité. (Islam oblige).