La justice et la JRE

Publié le 07/12/2016

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Maria Poumier

Le 5 décembre à Orléans s’est tenu le procès en appel du procès de Farida Belghoul et Dalila Hassan. Le comité de soutien était nombreux et motivé, composé de chrétiens, de musulmans et d’agnostiques.

Des militants lgbtistes tenaient trois drapeaux et une banderole, ce qui fait cinq personnes, à qui la police a demandé d’aller bêler plus loin. Sur leur banderole, un slogan détournait le sigle JRE : « ne Jamais Renoncer à l’Egalité filles/garçons ».

D’emblée, la présidente du tribunal a notamment donné lecture du procès-verbal d’audition de la maman tchéchène qui réitérait son récit lors de sa troisième visite au commissariat de Joué-lès-Tours. On s’en souvient, cette maman, à Joué les Tours, le 28 mars 2015, s’était alarmée parce que son enfant, élève en maternelle, était rentré à la maison très perturbé. Dans ce procès verbal, la mère du petit garçon réitérait son témoignage : son fils aurait été conduit à baisser son pantalon en classe ainsi qu’une petite fille dans le but de se toucher mutuellement les parties génitales et de se faire des bisous sur la joue tout en ayant pour consigne de ne pas le répéter à la mère.

Pour les familles modestes de Joué les Tours et d’ailleurs, enracinées dans des cultures traditionnelles solides, une question se posait : pourquoi fallait-il qu’on essaie de leur jouer un sale tour, à ces familles-là, justement ? On ne saura jamais officiellement ce qui s’est passé. Les magistrats instructeurs, non plus que l’inspection académique, ayant cherché à passer sur l’affaire rapidement. Toujours est-il qu’à Joué les Tours, il y avait bel et bien des enseignants pionniers, qui enseignaient la théorie du genre comme le reconnaissait Monsieur Augis, l’actuel maire de la ville.

L’avocat général se laissa aller, contre toute attente, à qualifier le combat de Farida Belghoul de « grotesque » et de  "complotiste » , en soulignant qu’elle critiquait certaines inconduites en les qualifiant d’abominations, « terme connoté ».

Il fut dès lors facile à l’avocat de Farida de retourner ces compliments au représentant de l’Etat, plus exactement représentant un gouvernement en train de s’effondrer avec fracas, alors que les mouvements de défense de la famille montrent chaque jour plus de vigueur et rencontrent la colère croissante de la population contre les prétentions lgbistes à faire la loi.

Il était clair, une fois de plus, que la supposée diffamation d’une enseignante, prétexte de ce procès, n’était que le biais trouvé par certains pour intimider une personnalité qui avait « une bonne tête de coupable », comme dit son avocat.

« Valeurs de la République » contre « droit à la dissidence » ? Farida s’est bornée à rappeler l’une des failles de l’enquête, qui suffit à elle seule à invalider l’ensemble de l’accusation : à la place de la petite fille tunisienne associée par le témoignage de l’enfant à la scène « horrible » (selon l’expression de l’avocat de l’institutrice) on découvre dans l’enquête – pour une raison inconnue – une petite fille portugaise, nullement concernée.

On connaîtra le verdict le 30 janvier. Déjà, Vallaud-Belkacem apparaît comme celle qui a fait basculer le parti socialiste dans le ridicule et le discrédit, bien d’autres vont la suivre dans la charrette.

La justice qui a condamné Christine Boutin parce qu’elle a fait toute sa carrière politique sur une honnête et tenace défense des principes fondateurs de la civilisation chrétienne peut sortir de son inertie, et découvrir ce que la société civile crie de toutes ses forces, dans tous les pays historiquement chrétiens : que les chrétiens ne laisseront pas mourir la civilisation, d’autant moins que les musulmans sont avec eux, sans réticence, pour défendre les mêmes principes.

Le combat de Farida, à la charnière du Sud et du Nord, est précisément celui qui tisse les liens solides, les liens du mariage durable, pour la génération de nos enfants, entre Français de souche plus ou moins ancienne.

On ne saurait rien bâtir en dehors de familles fortes, dans la continuité des idéaux des générations précédentes. Jean-Frédéric Poisson a repris le flambeau de Christine Boutin, contre les poisons que veulent nous inoculer de force les partisans de la destruction des nations, pour des uber-projets à visée strictement commerciale.

Farida est la première à avoir mené une action de terrain efficace. Avec d’autres, elle a mis en marche le réveil populaire.

C’est à Orléans que Jeanne d’Arc avait remporté sa première victoire. Elle avait pu mesurer les résultats de ses efforts pour réveiller un roi pleutre qui se cachait. La Pucelle avait vu la puissance de l’armée qu’elle avait su lever, une armée décidée à abattre les murailles de l’avilissement, une armée victorieuse. 

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