Une lecture critique et détaillée de "Marchandiser la vie humaine"

Publié le 28/04/2016

  • Une lecture critique et détaillée de

« Maria Poumier arpente les décombres avec des bottes d’égoutier »

À propos d’un livre de Maria Poumier qui vient de sortir, par THEROIGNE

« Celui qui n’a pas de femme n’est pas un homme complet. »

Talmud de Babylone

1. Extraits:

Dans le livre Marchandiser la vie humaine, « tout est important, clair, superbement articulé, sans flou, sans pathos ni langue de bois. Le français, dans ces sortes de choses, fait merveille. Le mieux est que vous y alliez voir par vous-mêmes. » 

 2013, la Manif pour tous : c’est de là et de cet instant que de nombreuses personnes, persuadées et non à tort que la société était en danger, qu’il ne s’agissait pas de folklore, ni de quelques homosexuels inoffensifs délirant sur des fantasmes, mais d’une entreprise concertée, organisée avec des moyens écrasants au niveau des gouvernements, se sont dit qu’il fallait faire quelque chose.

   De leur nombre est Maria Poumier. D’abord, elle enquête, se documente à mort, collecte les faits, les documents, les preuves, vérifie tout. Que reste-t-il de notre société ? Des ruines. Elle arpente les décombres avec des bottes d’égoutier et dresse un état des lieux.

      Tout y passe.

      - La GPA (Gestation pour autrui ou grossesse pour argent, au choix).

      - La PMA (Procréation médicalement assistée). Vous n’imaginez pas tout ce que ce titre aseptisé recouvre.

      - La revente d’ovocytes. Vous ignorez ce que c’est ? Elle vous l’explique. (Et : même nous, on comprend.)

      - Le viol in vitro.

      - L’inceste fabriqué par don industriel de sperme. (Les cochons à deux paires de côtes supplémentaires et la brebis Dolly, c’est fini, c’est ringard.)

      - La fabrication d’embryons à la carte à partir de plusieurs « donneurs », mâles et femelles.

      - Le trafic d’enfants, y compris pour leur prélever des organes, de l’ADN, des tissus qui serviront à manufacturer des autres bébés sur mesure à ces messieurs-dames

      - Le proxénétisme en bandes organisées. (Pour l’UCK on savait, mais il ne s’agit plus ici de gangs d’Albanais. C’est de vos gouvernements qu’on vous parle, de vos élus à vous.)

 …  C’est dans ce monde-là qu’a dû patauger Maria Poumier pour écrire ce livre.

      Quand elle a eu bien tout mis à plat, expliqué les tenants, les aboutissants, les mécanismes, et même donné les adresses pour qu’on puisse y aller voir, elle a invité plusieurs collègues à s’exprimer plus en détail, sur telle ou telle question de fond, à raison d’un chapitre chacun (ils sont six).

      On a lu la plume à la main dans l’idée de vous en citer des passages et puis on a dû y renoncer : il faudrait tout citer, parce que tout est important, clair, superbement articulé, sans flou, sans pathos ni langue de bois. Le français, dans ces sortes de choses, fait merveille. Le mieux est que vous y alliez voir par vous-mêmes.

     Il y en a qui ne sont jamais contents

      Cela dit, il y a quand même un reproche à lui faire, et comme qui aime bien châtie bien…

      L’auteur y parle aux croyants, de la part de Dieu.

      À l’en croire, ces pratiques de gens qui auraient pu servir de professeurs au marquis de Sade et à Dracula réunis [dont les principaux sont au pouvoir dans nos démocraties, ne l’oublions pas] seraient tous des mécréants, des qui offensent le Père Éternel puisqu’ils massacrent des fœtus en se les faisant même rembourser par la Sécurité sociale. Bref, avortement = fabrication de bébés à la carte à coups d’ovocytes fabriqués par mise en pièces d’enfants vivants en âge d’école, si vous faites l’un, vous faites l’autre. Là, on trouve qu’elle attige un peu à mettre ses conjectures à si haut prix, sans compter qu’elle se prive ainsi d’un soutien et même d’un concours dont elle aura foutrement besoin, quoi qu’il arrive. Pardon pour le choix des mots.

      La situation qu’elle décrit est réelle et elle le fait bien. Ses a priori ne sont pas acceptables. On pourrait même lui prouver qu’ils sont condamnables. C’est Manuel de Diéguez qui le fait sans pourtant l’avoir lue (du moins on le pense), dans la conclusion de son dernier papier sur « L’hypocrisie démocratique d’aujourd’hui et de demain » :

      « Mais nous ne sommes pas encore au terme de l'hypocrisie historique et politique que camoufle la métamorphose laïque des religions en un "fait religieux" transportable dans la valise. Car il faut maintenant se demander ce que l'hypocrisie pseudo scientifique tente de camoufler, à savoir le fondement originel du terrorisme. Car ce que l'hypocrisie pseudo scientifique tente de camoufler n'est rien de moins que la structure terroriste de la politique de Dieu. (…)

      « Jamais nous ne vaincrons le terrorisme avec pour seul secours l'atrocité d'un Dieu de l'épouvante éternelle. Voici le Dieu barbare que nous nous mettons sur les bras et qui s'englue dans la torture. Nous nous le fabriquons sitôt que nous nous le construisons à notre "image et ressemblance". »

      Maaais… il parle de terrorisme… elle, de trafic d’enfants… ce n’est pas la même chose. Si, c’est la même chose ! Ces deux Léviathans s’entrepénètrent par tous les bouts. Ils sont soudés. Ce n’est pas du tout par coïncidence qu’on retrouve les mêmes « élites » (lisez métastases cancéreux en phase terminale) à l’origine des deux phénomènes et à la barre du Titanic fantôme.

      Pendant qu’on y est, vidons notre sac.

      Car s’il est une chose que les sans-dieu reprochent aux croyants de toutes les obédiences, c’est bien leur anthropocentrisme. Où ont-ils pris que l’homme était le centre de l’univers ? Une blatte souffre autant qu’un homme si on la coupe en deux. Qui sommes-nous pour décider que sa souffrance n’a pas d’importance ?

      Or, ce que  les croyants refusent d’admettre est à la base de tout ce qu’ils déplorent, à savoir qu’à partir du moment où on s’accommode de la marchandisation de tout le reste du vivant (bêtes et plantes), on devra, par force, s’accommoder de la marchandisation de l’humain.

 …  Lisez-le, relisez-le, et après, retroussez vos manches, il y a le feu au lac. 

 Les durs pépins de la réalité, c’est maintenant.

      Ayant lui-même scié la branche sur laquelle il était assis, le patriarcat ne sait plus à quel saint se vouer pour retenir les bribes de son pouvoir qui se délite.

      Le recours à l’homosexualité forcée – pédérastie comprise – n’est qu’un des expédients affolés auxquels il a recours.

      Et maintenant qu’il ne peut plus ni enfermer ni forcer les femmes, que fait-il ? Il cherche le moyen de s’en passer.

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2. L'articel complet :

      Vous souvenez-vous de l’affaire des deux petites filles enlevées en 1995, Julie et Mélissa ? Vous rappelez-vous l’énorme émotion collective quand leur calvaire fut découvert ? Maintenant, elles sont légions. Elles et ils, filles et garçons, adolescents, adultes encore assez frais (jeunes, sinon leurs organes ne valent rien).

      Il y a une quinzaine de jours, on vous a dit que plus de dix mille enfants réfugiés non accompagnés avaient disparu depuis leur entrée en Europe, avec, pourtant, des papiers d’identité qui avaient été contrôlés. Aujourd’hui, on vous annonce que, dans la ville de Calais, on n’en retrouve plus 187 qui étaient là hier. Dont l’identité avait été contrôlée aussi par la police locale. Et qu’est-ce qu’elle fait la police pour les retrouver ? Ce qu’elle peut, probablement.

      La seule conclusion possible est que Marc Dutroux (« prédateur isolé ») a trouvé le moyen de s’échapper par la cheminée de sa prison et gambade à son gré d’un bout de l’Europe à l’autre. Sachez seulement qu’il ne s’en tient pas là : il a trouvé le moyen de sortir aussi par le bas, et, en creusant, il est tombé sur des trésors tels qu’il peut se payer, en outre, des enfants sur mesure, qu’on lui fabrique exprès.

      Sur mesure ? En Inde et dans quelques autres pays très peuplés et très pauvres du même genre, il y a des jeunes femmes qui, pour se payer leur pizza quotidienne, sont prêtes à se laisser inséminer par de gentils docteurs – des embryons artificiellement produits –, à se balader neuf mois en mangeant un peu plus de pizzas, à mettre bas sans faire d’histoires et à refiler leur petit lardon à Dutroux qui le leur paie rubis sur l’ongle (le trésor des Atuatuques des sous-sols de Neufchâteau). Après, elles meurent, mais ça, elles ne le savent pas à l’avance, sinon elles trouveraient peut-être que ce n’est pas assez cher payé, ces Harpagonnes. Et ce qu’il fait avec ses achats, le Marc, ça le regarde, n’est-ce pas ? Droitsdelhommeàlaconsommation bordel ! 

      Ce qu’on peut faire avec des enfants en bas-âge ? Les adopter pour jouer avec… les vendre à des bordels spécialisés si on en connaît… en tirer des snuff movies… les faire trimer à l’oeil autant d’heures qu’on veut… les débiter en pièces détachées pour greffes… pour la production d’embryons (voir plus haut)… et des fois les transformer en produits de beauté, il y en a qui aiment. Notre inventivité est sans bornes. L’espèce humaine fait tout ce qui est faisable. Point.

      Si vous vous en fichez un peu parce que vous croyez que cela concerne des enfants sans nom et sans visage de lointaines Afriques, vous avez raté un train. Cela concerne (aussi) les vôtres. Pas votre descendance imprécise de dans quelques générations : celle d’aujourd’hui, vos moufflets que vous allez chercher à l’école et dont vous surveillez les carnets de notes.

      Notre société (nous, ici, maintenant) en est là. C’était inéluctable, donc prévisible, donc évitable. Pourquoi ne l’a-t-on pas évité, et d’abord, pourquoi était-ce inéluctable ? Si vous n’en avez rien à cirer, retournez sous la couette.

      Ce post, dont on vous a prévenus qu’il allait être interminable, n’a d’autre ambition que de se rendre utile en posant deux questions : 

       -  Comment en est-on arrivé là ?

       -  Que faire pour arrêter la machine infernale ?    

    Qui contrôle la sexualité contrôle la société

      …C'est une évidence qu’il n’est pas mauvais de rappeler, si on veut comprendre quelque chose à l’horreur en train de nous transformer en une espèce nouvelle de fourmis. Mais comment le faire sans repasser par les temps préhistoriques ? Il y en a qui savent – Lucien Cerise, par exemple, dans le livre en question –. Nous, on ne sait pas. Donc, va pour la préhistoire.

     La forme de société dans laquelle nous vivons à peu près partout aujourd’hui sur la terre s’appelle « patriarcat », dont il existe des tas de variantes. Elle n’est pas si vieille que ça : environ 10.000 ans. Une broutille, depuis le temps qu’on est là.

      Avant elle, il y en a eu (au moins) une autre, mal connue, qui se perd dans les limbes lointains de la préhistoire. Combien de temps a-t-elle duré ? On ne sait pas. 100.000 ans ? Disons ça, au pif. Celle-là s’appelait « matriarcat ». Non, ne s’appelait pas. Elle n’avait pas de nom et n’a pas d’histoire : l’histoire est une invention patriarcale. Elle était là, c’était comme ça. Les mères régnaient. Comme elles le font encore chez quelques autres espèces : les félins, les cervidés, la plupart des oiseaux, etc.

      Notre espèce à nous n’a jamais rien appris que de manière empirique et n’a donc pas toujours su comment elle se reproduisait. Elle savait seulement que, pour exister – vivre un certain nombre d’années et laisser quelque chose de vivant derrière soi en mourant – il fallait avoir eu le plus possible d’enfants. En faisant comme tout le monde : mimer ce qui vous entourait en se laissant porter par la puissante Mère Nature. Autrement dit, dès que les heures de soleil commençaient à rallonger, que la sève dans les plantes recommençait à monter et que les bêtes entraient en folie, les humains faisaient pareil. En s’aidant quand même un peu (déjà) de ce qu’ils pouvaient pour mettre toutes les chances de leur côté. Cela allait des prières aux divinités multiples qu’ils n’en finissaient pas de s’inventer (voyez Salomon Reinach) à l’ingestion de substances diverses comme champignons hallucinogènes ou jus de grains fermentés, en passant par l’incinération de plantes dont la fumée au pire vous saoulait, au mieux  décuplait vos énergies. À ce point de vue-là, rien n’a changé. De l’orgie sacrée ainsi obtenue (voyez Stravinsky) naissait une génération nouvelle. Le cheptel était renouvelé pour un an. Cela dura de la sorte infiniment longtemps.

      Mais enfin, un jour, « on » (les unes et les autres) s’aperçut que les petits humains ne naissaient pas de l’opération du Saint Esprit, ni du vent, ni de l’ingestion d’une amande ou d’une libellule, mais d’un coït entre un homme et une femme.

      Le dieu Priape était né. Ce sont les mères qui l’ont inventé, lui ont dressé des autels, lui ont adressé des prières (qu’on lui adressait encore dans nos campagnes juste avant la dernière guerre).

       Les pères voulurent bien tout ce qu’on voulait, mais ils ne s’en tinrent pas là. Car un minimum d’estime de soi les persuada qu’il n’y avait plus aucune raison pour que les mères seules décident de tout, bref dirigent la société sans eux. Préoccupation légitime s’il en fut.

      Tout aurait pu être pour le mieux dans le meilleur des mondes si partageant tout de façon équitable, comme le père de l’Histoire nous raconte que cela s’est passé dans un coin du globe au moins pour un temps, quelque huit siècles avant notre ère (voyez Hérodote, L’Enquête, IV, 110-117, passage sur les Sauromates).

      Pas la peine de pleurer, cette occasion fut manquée. Les pères voulurent tout le pouvoir tout de suite et le prirent. Presque toujours à main armée. Au grand détriment des femmes, certes – mères et filles – mais aussi des fils, qui font depuis lors, de façon généralement sanglante, les frais du pouvoir de leurs géniteurs. Tous les malheurs humains depuis 10.000 ans, toutes les oppressions, toutes les guerres et la plupart des crimes viennent de là. Ce qui se passe aujourd’hui – que déplore si fort Maria Poumier dans son livre – ne sont que les convulsions d’une bête à l’agonie, mais cette agonie peut encore la conduire à une épouvantable métamorphose plutôt qu’à une mort libératrice.

      Ici, sonnette d’alarme. Tocsin ! 

     Âge d’or ? Oh, non !

      Non, la société des mères n’a pas été un âge d’or. Elle a eu ses défauts, ses tares, même. Dont la principale fut qu’elle infantilisa les mâles.

      [L’essence de la maternité n’a jamais été étudiée de façon purement objective, comme elle aurait pu l’être par des petits hommes verts de passage, par exemple. On dirait qu’accoucher déclenche, chez celles qui donnent la vie, un double instinct de possessivité et de protection, qui peut aller jusqu’à l’étouffement. Il s’est doublement exercé sur les mâles, longtemps écartés du pouvoir. On le trouvera sans doute à la base de l’homosexualité masculine, le jour où on l’étudiera sans œillères. On le trouve certainement à l’origine de l’infantilisme des pères.]

    C’est si grave que ça, l’infantilisme ?

      C’est pire que grave.

      L’infantilisme se caractérise par deux choses, disons pulsions, propres à la toute petite enfance :

  • celle d’imposer votre volonté à ce qui vous entoure par n’importe quels moyens (cris, pleurs, trépignements, manœuvres de séduction),
  • celle de saisir tout ce qui passe à votre portée et de le garder (mettez n’importe quoi de saisissable à proximité d’une main de nouveau-né et vous verrez).

      Ceux qui apprennent au petit humain à marcher, à parler, à se nourrir et à se torcher, bref, à devenir autonome, doivent lui apprendre aussi à discipliner ces pulsions.

      Théoriquement, arrivé à 6 ou 7 ans (dans ces pays-ci) le petit doit avoir appris ce qui lui permettra d’exister en société sans trop faire ch…  les autres ni s’attirer d’ennuis. C’est ce qu’on appelle (qu’on appelait dans le temps) l’âge de raison.

      Hélas, l’involontaire possessivité des mères a rendu, dans beaucoup d’endroits, plutôt difficile cette transition de l’enfance à l’âge suivant. L’espèce humaine est donc passée du stade infantile au stade adulte, sans jamais atteindre la maturité nécessaire au bon fonctionnement de la société. Les mâles en ont été affectés davantage que les femelles pour les raisons que nous avons dites.

      La volonté de puissance et l’instinct de prédation sont les deux mamelles du patriarcat.

      Notre société d’aujourd’hui – l’occidentale – est issue des deux sociétés patriarcales les plus extrémistes de la planète : celle des Grecs et celle des Hébreux.

      Et « patriarcat » ne signifie plus « tout le pouvoir aux pères de famille », depuis qu’y jouent un rôle également déterminant celles que M. Raimondo appelle avec justesse « les mégères de l’Apocalypse », qui sévissent désormais dans toutes les allées du pouvoir abusivement dit « macho »,  et parfois de façon pire que leurs modèles.

       Pour savoir « comment on en est arrivés là », il n’est pas inutile de rappeler quelques-unes (quelques-unes seulement) des conséquences du patriarcat.

     « Tout le pouvoir aux pères de famille »… Pourquoi ?

      Avant que soit connu le rôle des pères dans la procréation, les enfants savaient toujours qui était leur mère, jamais qui était leur père. Ils appartenaient à la communauté, c’est-à-dire à tout le monde et à personne.

      Les pères, une fois connu leur rôle de géniteur, sentirent s’éveiller leur possessivité à eux, qui se doubla de leur pulsion prédatrice infantile.  Apparition du hideux mot « propriété ».

 On n’en est plus là !

 

      Ils voulurent que leurs enfants soient les leurs, leur appartiennent, corps et âme (à Rome, ils eurent droit de vie et de mort sur leur progéniture), sans erreur ni contestation possible. Un seul moyen : enfermer les femmes. Les forcer à réserver leur ventre à un seul propriétaire. Le mariage monogamique, le mariage polygamique et l’esclavage pur et simple ne sont que des variantes qui découlent de cette exigence première.

      Un pouvoir acquis par la force doit se défendre par la force. Les pères, traînant leur famille à leur suite, durent se faire la guerre pour assurer leur subsistance. Mais la guerre est un sport temporaire, interdit aux énergies déclinantes. Par ailleurs, la nature poussant les fils à affronter les pères pour prendre leur place, il convenait d’y trouver remède. Les pères tournèrent la difficulté en faisant d’une pierre deux coups : ils envoyèrent leurs fils faire les guerres à leur place. Si les fils étaient vainqueurs, ils contribuaient à accroître le pouvoir de leurs pères. S’ils mouraient, c‘était bien dommage, mais ils étaient alors fort heureusement hors du chemin de papa. Pour ce qui concerne les fils, on en est toujours là.

      Ah ! On allait oublier de vous dire que, dans la foulée, ils s’étaient inventé des dieux. Pères. Éternels. À leur image. On en est toujours là aussi. 

   Conséquences...

     Irresponsabilité assumée

      Nous avons, dans un de nos précédents posts, évoqué l’épisode emblématique d’Alcibiade et d’une poignée d’autres représentants de la caste aristocratique militaire au pouvoir, qui avaient saccagé en une seule nuit de ±451 avant notre ère tous les Hermès domestiques d’Athènes. Inutile d’y revenir en détail.

      Le message du sacrilège était clair : nous voulons bien des privilèges que nous vaut notre membre viril, mais nous n’avons que faire des obligations qui s’y rapportent. Pas question d’être astreints à rendement par exemple, ni à devoirs, ni à responsabilités : les femmes au gynécée pour la reproduction et les petits garçons pour la bagatelle ! Institutionnalisation de la pédérastie. Ah, l’histoire qui se répète…

      Prix du pouvoir des pères payé par les fils

      Nous avons dit qu’il fut sanglant. C’est un euphémisme. Mais il ne le fut pas que sous forme d’offrandes sacrificielles, au moins jusqu’à Isaac pour certains, mais les filles n’en furent pas exclues, Iphigénie et la fille de Jephté pourraient vous en parler.

      Il le fut aussi, bien sûr, et principalement dans des guerres sempiternelles : une continentale et deux mondiales en un peu plus d’un siècle, et toutes parties d’Europe. Parler des innombrables étripages en cours prendrait des heures. Abrégeons. Et citons en passant pour mémoire l’esclavage, qui n’a pas été une mince trouvaille non plus. Pour les femmes d’abord, certes, mais pour les garçons aussi, forcément jeunes, sinon, quel intérêt. Dire que cet esclavage a été lui aussi sanglant est un euphémisme.

      Qui fera un jour le compte des jeunes garçons qui, par centaines de milles voire par millions ont été razziés et châtrés pour servir de garde-femelles aux pères ou les assister dans leurs entreprises sans constituer un péril de création d’un clan rival ? Qui se souvient, ou même qui sait que Verdun fut, du VIIIe au XIIe siècle, une plaque tournante de la castration et qu’y furent « opérés » industriellement les gamins volés aux Slaves, dont quatre sur cinq mouraient[1], pour être ensuite réexpédiés et vendus au Proche Orient, en Chine, en Afrique du Nord et jusqu’en Espagne ? Et qu’on ne vienne pas nous dire que les sauvages étaient les Orientaux qui en usaient ! Les charcuteurs et les trafiquants étaient juifs et chrétiens. Les affaires ne sont-elles pas les affaires ? Et ce qui se passe aujourd’hui est-il autre chose que l’aboutissement de ces dix mille ans si prospères ?

 

    Victimes principales ou collatérales : les femmes, les homos, etc.

      Les femmes occidentales ont payé un  très lourd tribut au pouvoir des pères, principalement via l’institution du mariage, avec ou sans voile de tous les jours selon les époques, mais toujours en tablier jusque sur les trônes.

 

Tabliers que devaient porter aussi les petits mâles, aussi longtemps qu’ils étaient « aux mains des femmes ».

       On ne vous raconte pas l’interminable série des filles, des sœurs ou des cousines vendues, troquées, spoliées, kidnappées, légalement violées ou mises sous clé ès couvents pour des histoires de lopins de terre, de baraques en planches ou de châteaux, la BNF n’y suffirait pas.

      C’est pourquoi il est si ahurissant de voir aujourd’hui des homosexuels réclamer le « droit » de se mettre cette corde au cou, même si la très grande majorité d’entre eux refuse de se livrer à de telles singeries. Les merdias n’en parlant pas, cette majorité est non-existante. 

      Pourtant, n’en déplaise aux LGBT, la sacro-sainte institution à laquelle ils aspirent bat de l’aile.

      Comment cela a-t-il pu se produire après tant de siècles ?

      On vous expliquera que les enfants gâtés d’Occident ne veulent plus des servitudes qu’elle entraîne. Aujourd’hui c’est peut-être devenu vrai. Mais ce n’est pas ainsi que les choses ont débuté. La vérité est que les apprentis-sorciers, incapables d’arrêter la multiplication exponentielle de leurs guerres, ont eux-mêmes fichu en l’air leur invention pourtant si pratique.

      Car enfin, si presque une génération d’Anglaises (on exagère à peine) a plongé dans le lesbianisme après 1918, c’est bien parce qu’une génération entière d’Anglais venait de se faire faucher, oui ou non ? Et cela s’est répété un quart de siècle plus tard, pas qu’en Angleterre. Sans compter que livrées à elles-mêmes à deux reprises pendant quatre ou cinq ans d’affilée avec charge de faire survivre comme elles pouvaient la marmaille, les femmes ont renoué avec leur autonomie oubliée. Et figurez-vous qu’elles y ont pris goût.

      Ajoutez à cela que la variété anglo-saxonne de crétins patriarcaux a inventé de se servir de la jeunesse d’un peu partout pour balancer aux poubelles de l’Histoire les gouvernants qui les gênaient dans les pays qu’ils convoitaient (s’il ne fut pas le premier ni le dernier, Charles De Gaulle en fournit un parfait exemple avec l’« Interdit d’interdire » et le « Jouissons sans entraves » qui eurent raison de lui en mai 68, alors que tante Yvonne était le dernier – solide - rempart contre l’IVG). Ah, les révolutions colorées… Toujours des jeunes, z’avez remarqué ? Mais la jeunesse ainsi flattée/utilisée, y a pris goût elle aussi. Et là, pas seulement les filles.

 

      Exit le sens de la famille.

      Exit le mariage, fondement de la société occidentale (quoi qu’en pense le pape François Ier, mais n’anticipons pas sur notre prochain post).

     Les durs pépins de la réalité, c’est maintenant.

      Ayant lui-même scié la branche sur laquelle il était assis, le patriarcat ne sait plus à quel saint se vouer pour retenir les bribes de son pouvoir qui se délite.

      Le recours à l’homosexualité forcée – pédérastie comprise – n’est qu’un des expédients affolés auxquels il a recours.

      Et maintenant qu’il ne peut plus ni enfermer ni forcer les femmes, que fait-il ? Il cherche le moyen de s’en passer.

      C’est de la situation ainsi créée que parle le livre de Maria Poumier.

 

      On connaît les initiatives du gouvernement français, anticipant sur des directives de Bruxelles qu’allaient bientôt suivre les autres membres de l’UE, pour renchérir sur la destruction de l’Éducation nationale entreprise dans les années cinquante, en remplaçant le français, le latin, le grec l’histoire et autres fariboles par la « théorie du genre ». On sait qu’il ordonna aux personnels enseignants de l’appliquer au forcing et de donner fissa des cours de masturbation dès les classes de maternelle à l’aide d’un  matériel pédagogique en faux velours qui lui serait fourni.

       On sait aussi la levée de boucliers que ces diktats provoquèrent, laquelle culmina, le 13 janvier 2013, en une manifestation qui mobilisa près d’un million de personnes, où l’on vit pour la première fois des Français de souche et des musulmans – femmes voilées incluses – défiler côte à côte. 

      Cette manifestation, qui s’était tenue à l’initiative de la minorité catholique traditionaliste, prit des allures de guerre confessionnelle, les patriarcaux de la variété socialiste au pouvoir étant assimilés à « la laïcité », à la « franc-maçonnerie », au « matérialisme bolchevique » et on en passe. Les rétifs eurent mille fois raison de manifester et grand tort de le faire ainsi. On va y revenir.

      Toujours est-il que c’est de là et de cet instant que de nombreuses personnes, persuadées et non à tort que la société était en danger, qu’il ne s’agissait pas de folklore, ni de quelques homosexuels inoffensifs délirant sur des fantasmes, mais d’une entreprise concertée, organisée avec des moyens écrasants au niveau des gouvernements, se sont dit qu’il fallait faire quelque chose.

   De leur nombre est Maria Poumier. D’abord, elle enquête, se documente à mort, collecte les faits, les documents, les preuves, vérifie tout. Que reste-t-il de notre société ? Des ruines. Elle arpente les décombres avec des bottes d’égoutier et dresse un état des lieux.

      Tout y passe.

      - La GPA (Gestation pour autrui ou grossesse pour argent, au choix).

      - La PMA (Procréation médicalement assistée). Vous n’imaginez pas tout ce que ce titre aseptisé recouvre.

      - La revente d’ovocytes. Vous ignorez ce que c’est ? Elle vous l’explique. (Et : même nous, on comprend.)

      - Le viol in vitro.

      - L’inceste fabriqué par don industriel de sperme. (Les cochons à deux paires de côtes supplémentaires et la brebis Dolly, c’est fini, c’est ringard.)

      - La fabrication d’embryons à la carte à partir de plusieurs « donneurs », mâles et femelles.

      - Le trafic d’enfants, y compris pour leur prélever des organes, de l’ADN, des tissus qui serviront à manufacturer des autres bébés sur mesure à ces messieurs-dames

      - Le proxénétisme en bandes organisées. (Pour l’UCK on savait, mais il ne s’agit plus ici de gangs d’Albanais. C’est de vos gouvernements qu’on vous parle, de vos élus à vous.)

     Anecdote

      Quand on voit un président de la République, son frère et sa femme temporaire sauter en catastrophe dans un avion de l’État, pour aller, aux frais des contribuables, sauver la mise à des kidnappeurs d’enfants en passe d’avoir à répondre de leurs actes devant la justice d’un pays souverain… sur lequel on fait pression… au nom de la grandeur de la France... comment suggérez-vous d’appeler ça ? Il faut dire que le frère du président dirige un laboratoire spécialisé dans quelques-unes des activités énumérées plus haut et que – c’est du moins ce qu’on imagine – le cheptel si maladroitement chassé lui était en partie destiné. Maria Poumier, qui résume l’affaire (chapitre « L’Arche de Zoé »), porte des accusations précises, qui n’ont pas été démenties et pour lesquelles elle n’a pas été poursuivie.

       Aussi, quand on voit Madame Attia, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, se répandre dans les journaux russes (?!?!) pour leur confier que, lorsqu’elle a rencontré Muammar Kadhafi, « il se droguait » (juste ciel et grands dieux !), on se dit qu’elle ferait peut-être mieux de fermer son clapet, risquant sinon de rappeler au public que son alors mari n’a dû son élection qu’aux fonds ultra-généreux dudit fumeur de joints, fonds dont il s’est servi pour le faire assassiner si on a bien suivi l’histoire. Pourquoi diable une engeance qui aurait laissé Al Capone sans voix se croit-elle obligée d’ajouter la diffamation sordide au crime ?

      Et qu’ont fait de tout cela vos merdias, censés vous en informer ? Eh, euh… ben… leur métier : vous faire avaler des craques. Avouez que vous n’y avez vu que du feu.

      Il y en a qui ne sont jamais contents

      Cela dit, il y a quand même un reproche à lui faire, et comme qui aime bien châtie bien…

      L’auteur y parle aux croyants, de la part de Dieu.

      À l’en croire, ces pratiques de gens qui auraient pu servir de professeurs au marquis de Sade et à Dracula réunis [dont les principaux sont au pouvoir dans nos démocraties, ne l’oublions pas] seraient tous des mécréants, des qui offensent le Père Éternel puisqu’ils massacrent des fœtus en se les faisant même rembourser par la Sécurité sociale. Bref, avortement = fabrication de bébés à la carte à coups d’ovocytes fabriqués par mise en pièces d’enfants vivants en âge d’école, si vous faites l’un, vous faites l’autre. Là, on trouve qu’elle attige un peu à mettre ses conjectures à si haut prix, sans compter qu’elle se prive ainsi d’un soutien et même d’un concours dont elle aura foutrement besoin, quoi qu’il arrive. Pardon pour le choix des mots.

      La situation qu’elle décrit est réelle et elle le fait bien. Ses a priori ne sont pas acceptables. On pourrait même lui prouver qu’ils sont condamnables. C’est Manuel de Diéguez qui le fait sans pourtant l’avoir lue (du moins on le pense), dans la conclusion de son dernier papier sur « L’hypocrisie démocratique d’aujourd’hui et de demain » :

      « Mais nous ne sommes pas encore au terme de l'hypocrisie historique et politique que camoufle la métamorphose laïque des religions en un "fait religieux" transportable dans la valise. Car il faut maintenant se demander ce que l'hypocrisie pseudo scientifique tente de camoufler, à savoir le fondement originel du terrorisme. Car ce que l'hypocrisie pseudo scientifique tente de camoufler n'est rien de moins que la structure terroriste de la politique de Dieu. (…)

      « Jamais nous ne vaincrons le terrorisme avec pour seul secours l'atrocité d'un Dieu de l'épouvante éternelle. Voici le Dieu barbare que nous nous mettons sur les bras et qui s'englue dans la torture. Nous nous le fabriquons sitôt que nous nous le construisons à notre "image et ressemblance". »

      Maaais… il parle de terrorisme… elle, de trafic d’enfants… ce n’est pas la même chose. Si, c’est la même chose ! Ces deux Léviathans s’entrepénètrent par tous les bouts. Ils sont soudés. Ce n’est pas du tout par coïncidence qu’on retrouve les mêmes « élites » (lisez métastases cancéreux en phase terminale) à l’origine des deux phénomènes et à la barre du Titanic fantôme.

      Pendant qu’on y est, vidons notre sac.

      Car s’il est une chose que les sans-dieu reprochent aux croyants de toutes les obédiences, c’est bien leur anthropocentrisme. Où ont-ils pris que l’homme était le centre de l’univers ? Une blatte souffre autant qu’un homme si on la coupe en deux. Qui sommes-nous pour décider que sa souffrance n’a pas d’importance ?

      Or, ce que  les croyants refusent d’admettre est à la base de tout ce qu’ils déplorent, à savoir qu’à partir du moment où on s’accomode de la marchandisation de tout le reste du vivant (bêtes et plantes), on devra, par force, s’accomoder de la marchandisation de l’humain. 

Il est évident que si on s’accomode de l’élevage de poulets en batterie, on devra s’accomoder de l’élevage de petites Chinoises en batterie pour emballer les poulets. 

      Et ne nous couvrons pas les yeux pour ne pas voir. Comme on massacre les poulets en les plumant vivants et en les mettant en pièces sans même les avoir tués, il est inévitable qu'on fasse un jour de même aux enfants des petites Chinoises pour fabriquer les ovocytes qui nous permettront d’offrir, à prix concurrentiels, les enfants pré-programmés » qui assouviront les caprices des dégénérés assez friqués pour se les payer.

      Et après les enfants des petites chinoises, les nôtres.

      Cela se fait déjà. Les preuves sont dans ce livre. 

Pour mémoire :

Chaque année en moyenne, 60 milliards d’animaux sont abattus pour fournir de la viande, ce qui représente plus de 8,5 fois la population humaine de la Terreet plus de 1900 animaux tués par seconde, sans compter les animaux marins qui sont plus de 90 milliards par an à être pêchés et tués pour notre consommation. Ce chiffre astronomique ne cesse cependant d’augmenter : selon la FAO, le nombre d’animaux terrestres massacrés au profit de l’industrie de la viande sera de 110 milliards par an en 2050.

Vous pouvez jeter un coup d’œil là :

https://produitsanimaux.wordpress.com/2015/01/05/%E2%80%A... 

    Thermidor : le Code du commerce remplace le Code du droit

      C’est Françoise Petitdemange qui vous l’explique et qui passe en revue l’aspect juridique de ce qui est en cours. 

     Vous croyez vivre dans un état de droit ? Vous vous trompez. L’état de droit, c’était la Révolution française. En Thermidor, elle a été vaincue par la contre-révolution, qui a remplacé le Code du droit par le Code du commerce. Depuis lors, c’est par lui que vous êtes gouvernés. La marchandisation de TOUT en est la conséquence.

      Conclusion : la Révolution française est à refaire. De A à Z. Colonnes de fer en tête ! Si on veut, cette fois encore, « bouter hors l’Anglois » ou ce qui l’a remplacé. 

     Baby-business et Islam

      est le chapitre signé par Charybde, « citoyen des deux rives ».

      Il nous explique que, Allah merci, le saint Coran est on ne peut plus clair sur le caractère sacré de la maternité. Pour nous le prouver, il appelle à la rescousse l’étymologie et deux ou trois hadiths. On le contredira d’autant moins que le saint Coran est un livre de femmes. Écrit du temps des mères, il est très très très antérieur au Prophète, dont le grand honneur est de ne l’avoir pas trafiqué pour lui faire dire le contraire de ce qu’il disait. Il nous assure que l’Islam abomine les pratiques sus-mentionnées et on n’en doute pas. Mais s’il croit que l’Islam peut rester sur le bord de la route à regarder passer l’infamie…

      « Que la Bonne Nouvelle de l’impossibilité d’une expansion de la théorie du genre à l’humanité  (grâce à l’Islam, NdA) soit entendue par les catholiques qui la combattent dans leurs sociétés déchristianisées par excès de laïcisme. »

…il se met le doigt dans l’œil jusqu’aux clavicules. Nous sommes tous dans le même rafiot qui prend l’eau, et les musulmans y sont aussi, ne fût-ce qu’au titre de victimes pour l’instant même préférentielles. Et enfin, laissons l’apartheid aux Israéliens. 

     Mais retapons quand même sur le clou, c’est le seul moyen de l’enfoncer.

      Nous ne répéterons jamais assez, derrière Manuel de Diéguez, que les trois dieux pères les plus connus sont à l’origine de tous nos maux, surtout les pires. Nous voulons parler, bien sûr, de leurs inventeurs, puisqu’ils ont tous les trois l’excuse imparable que leur a reconnu Voltaire. (Oui, on le sait, qu’il n’a pas bonne presse en ce moment, mais c’est vrai ou pas ?)

      Et nous voulons bien reconnaître la sacralité des fœtus, à condition que leur existence ne soit pas tout à coup décrétée sans valeur quand ils ont vingt ans d’âge et qu’on a besoin d’eux aux frontières ; à condition qu’on reconnaisse que les y envoyer d’un coup de goupillon est un acte sacrilège. Bref, les femmes qui avortent pour ne pas jeter des créatures innocentes dans la marmite infâme qu’est le monde où nous vivons, ne s’abstiendront probablement plus de donner la vie quand ce monde sera devenu vivable.

      On ne fait pas ici le procès des croyants. Ils ont mille fois le droit de l’être s’ils en ont besoin. Mais on leur conseille fraternellement de ne pas s’abriter derrière les dieux de leur invention pour esquiver leurs responsabilités d’animaux sans plumes à deux pattes.

      Il paraît que, pour Socrate, il n’y avait pas d’injustice dans la nature. Alors, quand il y en  une, c’est qu’on l’y a mise. Qui ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?

 

2. industrie-GPA.GIF  Le théorème de Cerise

      Nous avons laissé pour la fin le chapitre signé, sous le titre « La marchandisation du vivant », par Lucien Cerise. Il y ramasse en une quinzaine de pages ce qui est expliqué en détail ailleurs.

      On a ici un faible pour les gens qui savent poser un problème politique avec la rigueur requise.

      Or, la préservation de l’intégrité du vivant n’est pas une affaire de religion. Ce n’est pas une affaire d’écologie. Et ce n’est pas non plus une affaire de féminisme. [Les deux ou trois féministes vraiment conséquents qu’on connaisse sont des hommes. Et on ne va pas se convertir quand on voit le genre d’oiseau que les féministes américaines s’apprêtent à envoyer poser ses fesses sur le trône US (lequel en a pourtant connu quelques-unes de tapées, de celles de Washington le Tueur-de-villages à celles d’Obama le Prix Dynamite de la Paix).]

      La préservation de l’intégrité du vivant est une affaire de politique. Et c’est un diagnostic politique que pose Lucien Cerise. Il le fait avec sa clarté coutumière, presque avec sécheresse : au scalpel. Son chapitre est une équation.

      « Conséquences ultimes de cette marchandisation : le clonage reproductif, l’ectogenèse et les utérus artificiels qui permettront un jour de se paser totalement des femmes, ce qui sera le parachèvement d’un monde entièrement gay, purgé de toute présence physique féminine, où la reproduction deviendra l’objet d’une technologie commerciale et remise dans les mains d’hommes du début à la fin. »

      Quand ce ne serait que pour ces 15 pages, Marchandiser la vie humaine vaut les 19 € qu’il coûte et les quelques heures qu’il faut pour le lire.

      Lisez-le, relisez-le, et après, retroussez vos manches, il y a le feu au lac.

 http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs.be/archive/2016/04/index.html 

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