Condamnation de J. M. Le Pen: un détail immonde du suicide de la justice en France

Publié le 07/04/2016

  • Condamnation de J. M. Le Pen: un détail immonde du suicide de la justice en France
Pour commencer, une citation de Claude Pescoud (Le Pamphlet, Genève, janvier 2016) :
 
 "Personne n'a pu démontrer au professeur 
Faurisson qu'il avait tort sur le fond, mais une législation ad hoc permet
de l'incriminer, parce que la publication de ses recherches irrite des 
personnes, met en péril des intérêts financiers, heurte des sensibilités
 et, en outre, rend ridicules tous les historiens qui ont gobé sans 
y réfléchir  des bobards dont on sait aujourd'hui l'impossibilité et le
s faux témoins qui ont affirmé pendant septante ans qu'ils avaient vu,
de leurs yeux vu, des licornes  vivantes et des pentagones à trois 
côtés (...) Faurisson est un méchant homme
 car il explique aux enfants que le Père Noël n¹existe pas." 
Et de conclure par:
 "Toute vérité n¹est pas toujours bonne à dire." 
 
Pour avoir réitéré le "détail", Jean-Marie Le Pen est condamné ce
jour à un minimum
 de 65.000 euros + 3 communiqués dans la presse ! Le 8 juillet 1981,
 la justice française  avait infligé au Pr Faurisson, en 1re instance, 
une condamnation qui, en comptant les amendes, les dommages-intérêts, 
les frais d¹insertion dans la presse, à la radio et à la
télévision, et, enfin, les dépens s¹élevait à la somme de 3.580.488,83 francs, 
c'est-à-dire environ 1.243.790 euros actuels (non, non, chers correspondants,
il n'y a pas d'erreur !). On aurait pu croire que 35 ans plus tard, après tous les
procès intentés aux révisionnistes un peu partout dans le monde et, surtout,
grâce à l'existence de l'Internet, cette même justice française aurait été un peu
mieux avertie sur la question du révisionnisme et aurait trouvé un moyen de se
limiter à une condamnation de principe..
http://actu.orange.fr/france/jean-marie-le-pen-condamne-a-une-lourde-amende
- pour-avoir-reitere-ses-propos-sur-le-detail-CNT000000mBBwx.html 

<START> Jean-Marie Le Pen condamné à une lourde amende 
pour avoir réitéré ses propos sur le "détail"

Par Sylvain Peuchmaurd, 6 avril 2016 Propos sur les Roms: 
Jean-Marie Le Pen condamné à 5.000 euros d'amende 
Trois décennies que l'antienne revient dans la bouche du fondateur du 
Front national, et devant la justice. Jean-Marie Le Pen a été condamné
mercredi à 30.000 euros d'amende pour avoir de nouveau qualifié les 
chambres à gaz de "détail" de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. 
Le tribunal correctionnel de Paris l'a déclaré coupable de contestation de
crime contre l'humanité, après avoir rejeté l'immunité parlementaire
invoquée par l'ex-président du parti d'extrême droite. Jean-Marie Le Pen
a déjà été condamné à deux reprises, au civil, par la justice française
pour ces propos, tenus pour la première fois en 1987. Ce 2 avril 2015,
il s'exprimait en tant que président d'honneur du FN, a estimé le tribunal,
et le sujet "ne faisait pas partie des sphères de compétence ou de discussion
du Parlement européen" et ne présente aucun lien avec "l'exercice de ses
fonctions parlementaires". Les juges de la 17e chambre ont également ordonné
la publication d'un communiqué judiciaire dans trois quotidiens. Une mesure qui 
n'est pas suspensive en cas d'appel, ce que Jean-Marie Le Pen fait systématiquement
ou presque. Il a en outre été condamné à verser au total 10.001 euros de dommages 
et intérêts à trois associations parties civiles [encore 30.000 euros! - Bocage] 
auxquels s'ajoutent 4.500 euros de frais de justice. Son avocat François Wagner 
n'était pas joignable mercredi. A l'audience, il n'avait été mandaté par son client 
que pour plaider sur l'immunité parlementaire, et avait donc quitté la salle lors de 
l'examen du fond du dossier. - Autre condamnation à Nice - Jean-Marie Le Pen,
lui, n'avait pas fait le déplacement. Choix de "ne pas répondre de ses propos 
face au tribunal" - où il vient "parfois" quand c'est lui qui poursuit, mais
"jamais lorsqu'il est prévenu" - et de "se poser en victime", avait fustigé la procureur.
Condamnée par sa fille Marine qui lui a succédé à la tête du FN, cette nouvelle 
sortie avait entraîné la suspension - ensuite annulée par la justice - de Jean-Marie
Le Pen du parti qu'il a longtemps incarné, puis son exclusion. C'était il y a un an
Au journaliste Jean-Jacques Bourdin qui lui demandait s'il regrettait d'avoir qualifié 
les chambres à gaz de "détail", Jean-Marie Le Pen avait répondu: "Pas du tout. 
Ce que j'ai dit correspondait à ma pensée que les chambres à gaz étaient un 
détail de l'histoire de la guerre, à moins d'admettre que ce soit la guerre qui soit 
un détail des chambres à gaz". Le journaliste l'avait alors relancé, demandant si
"des millions de morts" pouvaient être qualifiés de "point de détail". "Je n'ai pas
parlé de nombre de morts. J'ai parlé d'un système. J'ai dit que c'était un détail de
l'histoire de la guerre", avait insisté l'ex-leader frontiste. "Sous couvert d'admettre
la réalité et le caractère +assez ignoble+ des chambres à gaz", "Jean-Marie Le Pen
n'a de cesse d'en relativiser l'importance", a souligné le tribunal, estimant qu'il se
livre en fait à une concession qui n'est "qu'apparente". Pour lui, "le fait de périr 
dans une chambre à gaz est placé sur le même plan que d'autres exactions -
+un éclat d'obus qui vous déchire le ventre, une bombe qui vous décapite+ -
qui, pour terribles qu'elles soient, s'inscrivent dans le processus de guerre
et ne relèvent pas, partant, des crimes contre l'humanité, contrairement à 
la politique ciblée d'extermination méthodique et spécifique" des nazis, 
relèvent les juges. Ainsi, il met "à égalité l'ensemble des épisodes dramatiques" 
de 1939-45, "n'en faisant que des péripéties inhérentes à toute guerre", 
souligne le tribunal. Ce mercredi, Jean-Marie Le Pen a également été 
condamné, à Nice, à 5.000 euros d'amende pour provocation à la haine
envers les Roms. Lors d'une réunion publique mi-2013, il avait affirmé
que "quelques centaines de Roms" avaient à Nice "une présence 
urticante et disons odorante". L'avocate de SOS Racisme, Patricia Suid,
s'est félicitée du jugement, "parce qu'on ne doit pas laisser de tels
propos impunis", tout en regrettant que la sanction financière n'ait 
pas été plus lourde.
 
Tout le monde semble avoir oublié une autre déclaration de JMLP : 
Curieusement, le 2 ou le 3 octobre 2012, lors d'un entretien
avec Andréa Bambino de l'AFP, il se fendra d'une toute autre
déclaration, particulièrement intéressante mais qui est est
passée quasiment inaperçue :
"Les chambres à gaz ont une importance fondatrice dans la
politique française, colossale incontournable" : 

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